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    Economie

    Résorption des bidonvilles: L'Habitat dresse le bilan

    Par L'Economiste | Edition N°:591 Le 09/09/1999 | Partager

    · Casablanca concentre à elle seule le tiers de la population vivant dans des bidonvilles

    · L'expérience de Ben M'sik

    Le programme des ateliers-bilan sur les bidonvilles, initié par le Secrétariat d'Etat à l'Habitat, se poursuit. Après la rencontre de lundi à Rabat, une autre réunion s'est tenue hier à Casablanca sous la présidence de M. Mohamed M'Barki, secrétaire d'Etat à l'Habitat. Plusieurs personnalités ont participé à cette manifestation dont des responsables de l'ANHI, des députés, des architectes et des consultants étrangers. L'objectif de la rencontre était de définir les grandes lignes d'une stratégie de lutte contre l'habitat insalubre en prenant en considération les expériences précédentes. Pour cela, différents cas de figures sont présentés. Les villes choisies sont Casablanca, Rabat et Tanger. Mais comme l'a souligné M. M'Barki, l'exemple de la capitale économique est de loin le plus intéressant, étant donné la dimension qu'a prise le phénomène dans cette ville. Casablanca concentre en effet à elle seule le tiers de la population installée dans des bidonvilles, soit quelque 52.000 familles. Les politiques initiées depuis quelques années en matière de lutte contre l'habitat insalubre pour cette ville n'ont pas toutes abouti. Le phénomène est toujours présent avec le même poids. Pis encore, plusieurs programmes de résorption de bidonvilles initiés depuis des années sont bloqués. C'est le cas de Ben M'sik. La stratégie adoptée pour venir à bout de cet habitat insalubre est considérée comme la plus grande opération de résorption de bidonvilles que le Maroc ait jamais connue et qui, par ses dimensions et ses performances, constitue une expérience originale et unique. Le projet engagé avait comme objectif de créer pour la population concernée une ville nouvelle répondant à un urbanisme de qualité.

    C'est ainsi que 6.885 logements ont été réalisés et livrés entre 1984 et 1987. Ceci a été possible grâce notamment à une expérience novatrice dans le domaine financier, est-il indiqué. Les responsables du projet ont en effet préparé un montage jugé ingénieux pour couvrir des dépenses évaluées à 610 millions de DH, basé sur la participation de différents acteurs. En 1985, compte tenu des nouvelles contraintes urbanistiques imposées par les dispositions du schéma directeur, il s'est avéré indispensable de procéder à la recherche d'une nouvelle solution. D'où la décision du Département de l'Habitat de vendre des terrains destinés à la construction d'immeubles à des promoteurs immobiliers. Cette option, pour des raisons urbanistiques et financières, n'a pas abouti, d'où l'idée de créer une entité spécialisée dotée de l'autonomie financière (Attacharouk). Cette société a réalisé entre 1987 et 1997 1.995 logements sociaux, 3.461 logements promotionnels et 945 commerces, mais elle n'arrive toujours pas à reloger les 3.095 ménages restants. Pour débloquer la situation, le Secrétariat d'Etat à l'Habitat, par le biais d'Attacharouk, a lancé en juillet dernier un appel d'offres international.

    Adil BOUKHIMA

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