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    En dépit des fortes provisions : ONA: Progression des résultats

    Par L'Economiste | Edition N°:226 Le 18/04/1996 | Partager

    Les importantes provisions passées en 1995 n'ont pas empêché le résultat du groupe ONA de progresser de 22%. En revanche, un carton rouge a été donné à 2M et un carton jaune à la Centrale Laitière.


    Le groupe ONA poursuit sa politique d'assainissement comptable. L'objectif est de parvenir à une certification des comptes en 1997.
    En 1995, il avait déjà innové en présentant pour la première fois des comptes consolidés donnant une meilleure photographie du groupe. Le plan stratégique (95-97) établi sur la base de la consolidation des métiers traditionnels et de la rentabilité du groupe suit son cours. Le résultat de cette double action est probant.
    Globalement, si le chiffre d'affaires est en faible progression par rapport à 1994 (+1,2% à près de 18,6 milliards de DH), le résultat net consolidé, part du groupe, a crû de 61% à 602,6 millions de DH. Tous les secteurs concourent à cette amélioration. "Pour ceux qui ne participent pas, des mesures seront prises en 1996", souligne M. Fouad Filali, président du groupe.
    Cette décision reflète bien la volonté du groupe de répondre aux attentes de ses actionnaires. "Il s'agit de privilégier la recherche de rentabilité plutôt qu'un développement tous azimuts".
    · Le pôle agro-alimentaire affiche un CA de 9,7 milliards et un résultat d'entreprise de 766 millions de DH. Le premier est en progression de 3% et le second de 19%.

    Dans cette branche, l'ONA détient des parts de marché comprises entre 60 et 70%. "Au niveau stratégique, tout gain supplémentaire ne peut être qu'extrêmement coûteux", précise M. Gilles Denisty, directeur général du groupe.
    A l'exception du sucre, les hausses des ventes sont générales.
    La régression pour le sucre est due à un recul de la consommation et plus particulièrement du pain de sucre dont la Cosumar est le principal producteur.
    Quant aux corps gras, ils doivent leur évolution à l'augmentation des marges et à la vente massive de tourteaux pour le bétail en raison de la sécheresse. A cela s'ajoute une régularisation positive des compensations des résultats antérieurs.
    Côté produits laitiers, si les ventes sont en progression de 10%, le résultat est déficitaire. Le secteur du lait se développe, mais il reste pénalisé par une baisse des marges et une augmentation du prix des matières premières. Ces résultats négatifs sont également dus à la constitution de toute une série de provisions, en particulier sur l'opération des vaches laitières. D'ailleurs, la Centrale Laitière devra achever sa restructuration en 1996 et ne garder que l'activité lait à Casablanca, et transférer la production de yaourt à Rabat.

    L'activité produits de la mer a bénéficié de son côté d'une excellente année, sous l'effet de l'arrêt de la pêche communautaire, et de l'évolution positive du cours des céphalopodes. Même si les produits de la mer sont encore faibles dans la part du groupe (3,6%), l'activité a connu un accroissement de 6,7% grâce à la forte contribution de Marona et Arpem.
    · L'activité mines a connu également une bonne progression à 142 millions de DH par rapport à 1994 et compte en valeur absolue pour près de 30% de l'activité du groupe. Sous l'effet d'un accroissement des tonnages extraits (zinc et cobalt) et de cours favorables, le résultat a évolué de près de 70% pour un chiffre d'affaires de 956 millions de DH. Les mines seront regroupées en holding, laquelle accueillera des participations étrangères et ira elle-même à l'étranger (Arabie Saoudite).
    · Le pôle international est en recul de 3,7% au niveau du CA. En revanche, le résultat s'est accru de plus de 72%. Si en Afrique l'activité s'est redressée, en revanche, en France, elle a été plutôt médiocre. A cela s'est ajoutée la consolidation de 15 mois d'activité de pêche et froid. "Ce pôle est très producteur de résultats", soit près de 239 millions en 1995. Après avoir nettoyé certaines scories de Optorg, le pôle a bénéficié d'une bonne conjoncture.

    · Pour le pôle communication, l'activité continue à se dégrader sous l'effet du surinvestissement après la fusion d'Idéal et de Salimagraph. A cela s'ajoutent les difficultés de 2M (Cf page 32) qui accuse des pertes de 450 millions de DH.
    · L'automobile a connu un recul de plus de 23%. Le CA est passé de 710 à 541 millions de DH. Deux raisons sont à l'origine de ce recul: la morosité du marché et l'émergence de la voiture économique.
    · L'immobilier est quant à lui en progression. Le chiffre d'affaires est en croissance de 109,5%. Il atteint 442 millions de DH. Mais ce chiffre n'est pas significatif, car les ventes ne sont comptabilisées que lorsque la totalité de l'argent est perçue et que le titre de propriété est transféré. Aussi, il y a un décalage. En revanche, le résultat d'entreprise affiche un recul de 67%. Ces résultats s'inscrivent dans une conjoncture plutôt morose. "Les résultats sont faibles par rapport au capital investi", souligne M. Denisty.
    Par ailleurs, les résultats sont toujours négatifs pour les hypermarchés et les pertes de participations.

    Fatima MOSSADAQ

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