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Marsa Maroc étoffe son plan stratégique

Par L'Economiste | Edition N°:3121 Le 05/10/2009 | Partager

. Création d’une filiale pour gérer le quai à conteneurs du port TangerMed II. Un investissement de 200 millions d’euros qui s’étale sur 9 ans. Planification, gestion de projets, logistiques… des métiers qui manquent au secteurLa concession du premier quai à conteneurs du futur port de Tanger Med II à Marsa Maroc est un grand tournant pour la société. Dans cet entretien, Mohamed Abdeljalil, président du directoire de Marsa Maroc, revient sur les chantiers lancés par l’opérateur marocain.- L’Economiste: Marsa Maroc vient d’obtenir la concession du premier quai à conteneurs de TangerMed II. Qu’est-ce que cela implique en termes d’investissements et de ressources humaines? -Mohamed Abdeljalil: L’investissement initial (hors renouvellement) s’étalera sur une période de 9 ans à compter de 2013 et portera sur une enveloppe de 200 millions d’euros. Les deux tiers seront investis durant la période 2013-2017. Le projet sera géré par une nouvelle filiale de Marsa Maroc. Il s’agit de Marsa International Tangier Terminals et devrait disposer d’un effectif de 900 personnes à terme. L’effectif initial étant estimé à 300 employés.Mais au-delà de ces données, les implications sont également dans le défi à relever que représente l’entrée de Marsa Maroc dans un nouveau marché très concurrentiel où opèrent des acteurs de dimension internationale: la gestion des terminaux à conteneurs de transbordement. Face à ces opérateurs, Marsa Maroc doit, entre autres mesures, doter sa filiale des meilleures compétences pour réussir son entrée dans ce domaine.- Comment se déclinent les investissements de Marsa Maroc? - Ils concernent les études, la réalisation des superstructures (voiries, réseaux, bâtiments, …) et l’acquisition des équipements nécessaires à l’exploitation du terminal, les portiques de quai notamment. Les budgets prévisionnels pour ces investissements sont ventilés comme suit: études: 3 millions d’euros, réalisation de superstructures: 64 millions d’euros; acquisition d’équipements: 133 millions d’euros. Il est prévu que ce projet soit financé à parts égales en fonds propre et en dette.- Ces nouveaux projets demandent une main-d’œuvre qualifiée. Est-ce que vous comptez changer votre politique de recrutement? - Marsa Maroc dispose d’un plan de développement ambitieux pour les années à venir. La concession du futur terminal à conteneurs est l’une des réalisations majeures de ce plan stratégique. Pour mener à bien son développement, notre société dispose d’un personnel qualifié et doté d’une longue expérience dans le domaine de la gestion des terminaux portuaires. Notre plan stratégique s’est accompagné de la projection des besoins en ressources humaines. Ces prévisions concernent aussi bien les effectifs que les compétences à développer. C’est sur cette base que nous établissons les recrutements ou les redéploiements ainsi que les programmes de formation. Concernant le projet du terminal à conteneurs multi-utilisateurs de TangerMed II, c’est Marsa International Tangier Terminals qui devra mettre en œuvre un plan de recrutement et de formation conséquent, pour faire face aux besoins cités ci-dessus.- L’entrée en activité de Somaport va relancer la compétition entre les opérateurs. Comment vous allez faire pour préserver vos parts de marché?- L’amélioration de la qualité de service est un autre axe majeur de notre plan stratégique. En effet, c’est en offrant le meilleur service au meilleur coût que l’on peut fidéliser nos clients et préserver notre part de marché. D’ailleurs, dès 2008, nous avons mis en œuvre, avec succès, un vaste chantier d’amélioration de la performance de l’activité conteneur au port de Casablanca. Nous comptons persévérer dans ce sens.


Projets en cours

Marsa Maroc a réalisé en 2008 un chiffre d’affaires de 2.980 millions de DH. Elle a traité au cours de la même année un trafic global de 41,3 millions de tonnes. La société d’exploitation de terminaux portuaires s’est engagée dans des projets de grandes envergures. En tête desquels figure la construction d’un espace de stockage à étages au port de Casablanca dédié au trafic des véhicules et offrant des services à valeur ajoutée. Celui-ci sera opérationnel fin 2011. La société compte aussi offrir de nouvelles capacités au port de Jorf Lasfar par la mise en place de nouveaux terminaux: un terminal polyvalent de 320 mètres linéaires de quai et un nouveau poste pétrolier. A cela s’ajoute la préparation à l’exploitation du TC4 (TangerMed II) à l’horizon 2014.


Formation

Les projets lancés par Marsa Maroc impliquent une main-d’œuvre qualifiée et des profils pointus. L’exploitation des infrastructures portuaires reste un métier technique. «Les recrutements ont principalement concerné des ingénieurs et des techniciens débutants ou dotés d’une première expérience. Nous embauchons également des profils de gestionnaires», indique le président du directoire de Marsa Maroc. Cependant, certains profils spécifiques au métier sont difficiles à trouver sur le marché. Pour faire face à cette donne, la société investit dans la formation. «Vu la taille de notre structure et la diversité des emplois existants, la société fait souvent appel à des prestataires externes pour former son personnel», ajoute Abdeljalil. A noter que pour les métiers portuaires, des formations sont dispensées par l’Institut de formation portuaire relevant de l’Agence nationale des ports. Par ailleurs, le besoin pour de nouvelles compétences se fait sentir, poursuit-il. Il s’agit notamment de la planification stratégique, de la gestion de projets, des fonctions logistiques… «La réussite de notre plan stratégique passe aussi par le renforcement des compétences dans les métiers supports tels que le contrôle de gestion, la comptabilité analytique, la communication, le commercial et le marketing», conclut Abdeljalil. Propos recueillis par Tarik HARI

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