×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Dossiers

Emploi et Carrière
Programme Génie
Un bilan en demi-teinte

Par L'Economiste | Edition N°:3121 Le 05/10/2009 | Partager

. Seulement 1.878 écoles équipées sur les 8.600 concernées par le projet . Absence de formateurs et manque de bonne volonté . Des salles entièrement informatisées restées fermées Cinq ans après son lancement, quel bilan pour le programme de généralisation des technologies de l’information et de la communication (TIC) aux établissements scolaires? Lancé en grande pompe par le gouvernement en mars 2005, le programme, baptisé Génie, ambitionnait de faire bénéficier, sur 3 ans, 6 millions d’élèves et 230.000 d’enseignants et l’équipement de 8.604 établissements en salles multimédia (SMM). Sur le terrain, les résultats sont peu tangibles. «Un tel programme nécessite beaucoup de temps. C’est pourquoi il a été repoussé jusqu’à 2013», c’est tout ce qui filtre du ministère de l’Education nationale qui ne souhaite pas trop communiquer sur le sujet.Selon les chiffres du département d’Ahmed Akhchichine, à peine 1.878 établissements scolaires, répartis sur l’ensemble des régions du Royaume, ont été équipés en SMM lors de la première phase. La région du Grand Casablanca se taille la part du lion. Quelque 206 établissements ont été équipés sur un total de 714, soit 27%. Ils ont bénéficié de 3.700 ordinateurs. Mais l’on reste loin des objectifs planifiés au lancement.En cause, les dérapages qui ont accompagné la première phase, au point que celle-ci a été révisée. Une étude du bilan de la première étape a révélé l’existence de plusieurs contraintes inhérentes à la mise en œuvre pratique du programme. Le comité de suivi du projet a découvert que dans plusieurs écoles, des salles, entièrement équipées, sont restées fermées. Le manque de bonne volonté et l’absence de formateurs sont aussi relevés. En fait, «les objectifs ont été tellement ambitieux qu’ils ont occulté les aspects pratiques», commente le directeur d’un collège à Casablanca.La mission de formation des élèves a été confiée aux enseignants qui devaient l’accomplir, bénévolement, à côté des cours de classe. Résultat: surchargés, en plus de l’absence d’indemnités, les enseignants abandonnaient les cours d’informatique au bout de quelques semaines. Aucun budget n’a été alloué à la formation des enseignants dans la première phase, ce qui explique le degré d’adhésion faible des enseignants. «Cette lacune a été rattrapée dans la phase II. Des budgets spécifiques pour la formation ont été accordés à toutes les académies dans la cadre du Plan d’urgence», affirme-t-on auprès de l’Académie de Casablanca. Actuellement, 800 enseignants sont en formation. Ce chiffre sera porté à 5.000 à fin décembre, selon une source à l’Académie de Casablanca. Par ailleurs, lors de la sélection des établissements, la priorité a été donnée aux établissements qui disposent d’une infrastructure adéquate pour héberger le matériel informatique. Les autres ont été soumis à une mise à niveau avant de bénéficier du programme. «Mais pas de discrimination», affirme une source au ministère. Les écoles rurales en ont aussi profité. Même si les problèmes de connexion ont retardé la mise en marche du programme. Pour la connexion, la solution était de recourir à un opérateur satellitaire pour alimenter les zones reculées. La feuille de route, dans sa nouvelle mouture, s’articule autour de 3 axes principaux: le renforcement des infrastructures, la formation, le développement de ressources numériques pédagogiques et la gouvernance. Un quatrième axe lié au développement des usages a été intégré afin de garantir l’amélioration de la qualité des apprentissages et le développement professionnel des enseignants. En matière d’infrastructures, le programme ambitionne d’équiper 9.260 établissements d’ici 4 ans avec un coût de 1.172 millions de DH. Côté formation, après les dérapages de la première phase, une nouvelle approche sera mise en œuvre dans l’objectif de former près de 208.000 professeurs et cadres administratifs. Le budget s’élève à 197 millions de DH. Une cellule centrale comprenant des experts du domaine sera mise en place pour veiller à la bonne gouvernance du programme. De même, des contrats-programmes seront conclus avec les Académies régionales de l’éducation et de la formation en vue d’assurer leur adhésion au programme.A noter que le pilotage stratégique du Programme Génie est sous la responsabilité d’un comité présidé par le Premier ministre. Le pilotage opérationnel, lui, est assuré par la Direction du Programme Génie (DPG), au sein du ministère de l’Éducation nationale.


Partenaires

Le volet télécoms du programme Génie est chapeauté par l’Agence nationale de réglementation des télécommunications (ANRT). Le raccordement des écoles à internet est assuré par les trois opérateurs nationaux, Maroc Telecom, Méditel et Wana. A noter que l’opérateur Nortis Cimecom, partenaire d’Eutelsat, vient d’être sélectionné par le ministère de l’Education nationale et l’ANRT pour équiper d’une solution satellitaire 470 écoles situées à l’écart des réseaux terrestres de haut débit. Il aura à équiper 25% des établissements scolaires concernés par la première phase du programme, soit 470 écoles réparties dans tout le pays. L’équipement mis en place dans chaque école sera constitué d’une antenne de 96 centimètres raccordée à un terminal bidirectionnel. Un câble Ethernet permet au terminal d’assurer la desserte locale d’un parc d’une dizaine d’ordinateurs dans chaque établissement.Tarik HARI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc