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Emploi et Carrière
«La société civile n’est pas une vitrine de bons sentiments»
Entretien avec Charaf Eddine Fqih Berrada

Par L'Economiste | Edition N°:3328 Le 27/07/2010 | Partager

. Elu à la présidence de la Conférence des OING francophones. Pas de confrontation politique, mais de l’action de terrain. Culture, droits de l’homme et défense de la francophonie- L’Economiste: Quel est le profil des membres de votre confédération? - Charaf Eddine Fqih Berrada: Notre conférence n’accepte que des organisations non gouvernementales (ONG) de dimension vraiment internationale. Tous nos membres sont présents dans au moins deux pays membres de la francophonie. Elles possèdent des compétences reconnues et identifiables dans les domaines défendus par l’Organisation internationale de la Francophonie. Nous comptons à ce jour, 63 organisations parmi lesquelles, l’Alliance francophone et ses 450.000 adhérents, l’Union internationale de la presse francophone qui compte 3.000 membres, Reporter Sans Frontières et ses 164 associations, la Fédération internationale des professeurs de français (7.000 adhérents) et Cobaty international et ses 5.000 membres.Nous représentons la Société civile et venons en complément de l’action des 54 Etats membres de la Francophonie qui nous soutiennent. Ce soutien est une reconnaissance du rôle prépondérant de la société civile qui a existé bien avant la francophonie. Nous ne sommes pas là pour faire de la figuration, la société civile n’est pas non plus une vitrine de bons sentiments. Son action est avant tout de l’expertise fondée sur des compétences éprouvées. Ce sont les populations qui bénéficient de notre action qui nous donne de la crédibilité.- Quels sont les grands axes de votre programme durant votre mandat?- Les actions s’inscrivent dans les quatre missions: la culture, la promotion de la paix et les droits de l’homme. Il existe un texte fondateur de l’organisation internationale de la francophonie, la «déclaration de Bamako». C’est le texte normatif de la francophonie en matière de pratique de la démocratie, des droits de l’homme et des libertés. - Mais ces mêmes libertés sont malmenées dans bien des pays de la francophonie. Que fait la société civile?- La société civile n’est pas dans la contestation, on ne veut pas qu’on nous enferme dans l’opposition politique. Nous travaillons dans un espace de neutralité, et nous devons éviter le piège de tomber dans la politique. Ce n’est pas notre rôle, ni notre mission. Nous nous en tenons à notre mission. Nous souhaiterons passer de la dénonciation à l’énonciation.- Comment allez-vous vous y prendre?- Nous allons mener des actions concrètes et visibles sur le terrain. Nous pouvons être des médiateurs entre le gouvernant et le citoyen, tout en nous concentrant sur notre action. Nous apporterons de l’expertise et des solutions pragmatiques. On sera plus dans la proposition, au service des citoyens quand ils font appel à nous. Nous avons une vision réelle des problèmes, et notre neutralité nous donne ce recul nécessaire non partisan par rapport aux problèmes pour élaborer des pistes de solutions en partenariat avec les responsables. En tant que société civile, on s’inscrit dans la durabilité alors que les gouvernements ont des temporalités d’urgence mais l’urgence ne doit pas être confondue avec la précipitation. - Comment se fait la coordination entre les différentes organisations?- Il faut mettre en réseau les OING, il faut être capable de monter des projets concrets qui soient transposables à l’espace francophone, mais aussi, on doit réfléchir sur des fondamentaux et bénéficier de l’expérience de l’autre et savoir ce qu’il faut faire. Nous avons des réunions permanentes entres les présidents, les vices présidents afin de coordonner nos programmes.


Militant très engagé dans l’associatif

CHARAF Eddine Fqih Berrada préside depuis juin 2010 la Conférence francophone des organisations internationales non gouvernementales et des organisations de la société civile accréditées auprès de l’Organisation internationale de la francophonie. C’est le premier Marocain à assumer cette fonction. Président de Cobaty Maroc et vice président de Cobaty International (Fédération internationale de la construction, l’urbanisme et du développement durable), il est responsable de la commission de Cobaty international aux relations internationales (Union pour la Méditerranée-réseau des villes Euromed). Charaf Eddine Fqih Berrada est par ailleurs vice président de la Fondation marocaine pour la Jeunesse, l’initiative et le développement et membre du comité d’éthique de Solidarité féminine. Président du Collège national des experts architectes marocains, consultant expert en architecture de santé, il a animé plusieurs séminaires sur la problématique des villes, l’environnement urbain, le développement durable et le développement humain.Propos recueillis par Intissar BENCHKROUN

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