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Emploi et Carrière
Les jeunes frappés de plein fouet par la crise

Par L'Economiste | Edition N°:3328 Le 27/07/2010 | Partager

. Les 15-24 ans représentent plus de 22 % de la hausse du chômage. Solutions du BIT: Education, formation et soutien à la recherche d’emploi. Depuis le début de la crise, le taux de chômage des jeunes a augmenté de plus de 7 points de pourcentage, la hausse la plus brutale jamais enregistrée pour une période de deux ans. Les jeunes ont été frappés de manière disproportionnée par cette tourmente.Selon un rapport du Bureau International du Travail (BIT) publié en juillet 2010, les jeunes (entre 15 et 24 ans) représentent au total plus de 22 % de la hausse du nombre des chômeurs depuis le début de 2007, et leur nombre atteint maintenant près de trois fois le niveau moyen observé chez les adultes de 25 ans et plus.Même avant la crise, la situation concernant l’emploi des jeunes laissait à désirer dans la plupart des pays. Par conséquent, la crise doit être considérée comme une occasion de résoudre les problèmes chroniques de l’emploi des jeunes et de développer des stratégies qui prennent en compte toutes les dimensions du travail décent et pas seulement l’emploi des jeunes en termes quantitatifs.Avec des conditions qui continuent de se dégrader sur le marché du travail, le chômage de longue durée parmi les jeunes a déjà commencé à augmenter dans presque tous les pays, surtout en Espagne et aux Etats-Unis. De nombreux actifs bien éduqués, en particulier les jeunes femmes, exerçaient des professions relativement déqualifiées ou informelles, entraînant un grand gâchis de ressources humaines, ainsi qu’un fort sentiment de frustration parmi les jeunes et leurs familles.Dans ce cas, beaucoup de jeunes ne voient pas vraiment d’intérêt à poursuivre leurs études ou leur formation, ce qui pourrait avoir des conséquences socioéconomiques extrêmement négatives à moyen terme.Dans le cadre de ripostes à la crise, plusieurs pays ont adopté de larges mesures pour soutenir ces jeunes. Il s’agit en l’occurrence de la promotion de l’éducation et la formation afin d’éviter l’abandon précoce de la scolarité, le soutien dans la recherche d’emploi à travers des programmes d’activation et de subventions à l’emploi ciblées sur les jeunes demandeurs, et l’assistance en entreprenariat…Cependant, l’inquiétude suscitée par les lourds déficits budgétaires, a provoqué des débats sur l’efficacité de ces mesures adoptées, y compris celles consacrées aux jeunes, doivent-elles être reconduites ou abandonnées.Dans tous les cas, l’assainissement budgétaire doit être conduit avec prudence, tant sur le plan du rythme que du contenu des mesures.En effet, en mettant à disposition des jeunes sans véritable expérience professionnelle un soutien actif, les responsables politiques peuvent réduire le risque d’exclusion sociale. Pour être efficaces, ces programmes ont besoin de capacités institutionnelles fortes, sous forme de services publics de l’emploi efficients, de formation ou de détection précoce des obstacles particuliers à l’emploi. Ces programmes ne pourront fonctionner que s’il y a assez d’emplois créés en général et s’ils sont de qualité suffisante. Sachant que les perspectives de carrière sont relativement limitées pour les jeunes qui occupent des emplois précaires. C’est pourquoi, d’après le BIT, il est si important de mettre en œuvre le Pacte mondial pour l’emploi.Selon l’Organisation internationale du travail, une stratégie cohérente combinant des politiques macroéconomiques de soutien, des transitions renforcées de l’école vers la vie professionnelle et une prise en charge bien conçue des chômeurs ou de ceux qui sont menacés d’exclusion, est nécessaire.Ces actions auront surement des effets à court terme, mais aussi des implications budgétaires et sociales à long terme. Par ailleurs, les partenaires sociaux ont également un rôle crucial dans la promotion des jeunes et dans la création d’un environnement durable où ils peuvent mettre leur potentiel de développement à long terme au service de leur bien-être individuel et de l’intérêt général. Dans le dialogue social, le chômage des jeunes est rarement invoqué par les syndicats marocains. La seule thématique est la hausse des salaires.Cependant, ces efforts même, s’ils sont couronnés de succès, ne feront que différer l’entrée sur le marché du travail et, sans mesures complémentaires pour soutenir globalement l’emploi des jeunes, les nouveaux arrivants seront menacés de rejoindre rapidement les rangs de plus en plus fournis des jeunes découragés et sous-employés.Intissar BENCHEKROUN

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