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Emploi & Carrière
Travail temporaire
Une nouvelle fédération, sans l’Umett?

Par L'Economiste | Edition N°:2696 Le 21/01/2008 | Partager

. Rapprochement entre l’Aettto et l’Amtt. Consensus sur la révision de la durée de mission de l’intérim. Divergence sur la caution prévue par le Code du travailUNE, deux, trois puis deux et…une? A la base, des associations professionnelles des entreprises de travail temporaire, il n’y en avait qu’une seule: l’Union marocaine des entreprises de travail temporaire (Umett). Elles sont aujourd’hui trois: en plus de l’Umett, l’Aettto (Association des entreprises du travail temporaire transparentes et organisées) et l’Amtt (Association marocaine du travail temporaire). Trois oui mais pas pour longtemps.Une fédération est en cours de constitution. Elle va regrouper l’Aettto et l’Amtt. Les deux organisations ont plusieurs choses en commun. Le fait d’avoir claqué la porte de l’Umett est probablement l’élément qui les rapprocherait le plus. Les membres de l’Aettto, filiales de multinationales d’intérim dans leur majorité, ont quitté l’»association mère» pour «dénoncer la fraude et le non-respect des règles sociales et légales qui sévissent au sein de ses entreprises».Le divorce a été consommé en 2002. Le feuilleton de l’intérim marocain n’était alors qu’à ses débuts. Des rebondissements allaient suivre.En 2007, l’Umett opère un virement stratégique de 180° pour épouser une position à la fois proche et différente de celle de sa rivale: ok pour le dépôt de la caution. Mais, là où l’Aettto considère que la caution doit être bancaire seulement sans engendrer un gel de liquidités considérables à la CDG, l’Umett dit «oui» au dépôt tel qu’il est précisé dans la loi: «50 fois la valeur globale annuelle du salaire minimum légal déposées à la Caisse de dépôt et de gestion». Toutefois, cet accord est conditionné par deux choses: «alignement de la durée de mission d’intérim à celle du CDD (soit 24 fois maximum) et la mise en place d’un cahier de charges pour réguler l’accès au secteur», souligne Zahir Lamrani, président de l’Umett.La durée de mission est l’un des rares points sur lesquels il y a unanimité: «24 mois», réclame l’Aettto aussi. En revanche Jamal Belahrach, son président, considère que l’entrée de nouvelles entreprises sur le marché de l’intérim ne doit faire l’objet d’aucun cahier de charges pour deux raisons. La première tient à ses convictions «idéologiques» en matière d’affaires: «Je suis un libéral convaincu», insiste Belahrach. Il considère, par ailleurs, que la régulation du secteur a plus besoin d’utiliser de façon optimale les dispositifs existants que de nouveaux textes réglementaires. «Payer la caution et avoir le capital nécessaire pour rémunérer ses employés, droits sociaux compris», les vraies barrières à l’entrée, selon Belahrach.2007 était l’année de tourmente dans le secteur de l’intérim. Le virage spectaculaire de l’Umett a provoqué «la colère» des PME du secteur. Communiqués et commentaires brûlants dans la presse pour dénoncer «une guerre déclarée contre les petites boîtes». Ces dernières, souvent accusées, à tort ou à raison, de «dumping social» et d’»opacité», se sont vue menacer de fermer boutique parce que le dépôt de la caution à la CDG est quelque chose qui leur est «insupportable», martèle un dirigeant. Jusque-là, c’était l’Umett qui défendait leurs intérêts. Mais les petites structures du travail temporaire ont décidé de ne compter que sur elles-mêmes et, tant qu’à faire, créer sa propre association: l’Amtt. Un nouveau divorce consommé. Les PME vont réussir un coup de maître en piquant à l’Umett son secrétaire général: Moulay Abdallah Alaoui Mdaghri. Ce dernier affirmait sur les colonnes de L’Economiste qu’il a été poussé à partir (www.leconomiste.com).Que demande l’AMTT? Une caution bancaire plafonnée à 200.000 dirhams. C’est la revendication phare. «L’Aettto serait prête à soutenir cette position», affirment les observateurs.Pas de cahier des charges: «C’est une entrave à la liberté d’entreprendre», soutient Mdaghri. Quant au contrôle, l’association propose l’idée d’un prix plancher en dessous duquel, il est sûr, l’entreprise d’intérim soit vend la force de travail à perte soit fraude au niveau des charges sociales.Il y a d’autres questions que la commission spécialisée du travail temporaire qui se réunit aujourd’hui devra éclaircir. A qui incombe la responsabilité de l’assurance accident de travail (L’entreprise d’intérim ou l’entreprise utilisatrice). Qui paie les jours fériés, la mise en place d’une indemnité perte d’emploi…entre autres?La constitution d’une fédération est, sans doute, bénéfique pour fluidifier les négociations avec le gouvernement et renforcer la position de ses entreprises.La grande question qui se pose aujourd’hui est de savoir si l’Umett fera partie ou non de la jeune fédération. C’est par un sourire que Jamal Belahrach répond à cette question. Le feuilleton n’est visiblement pas au bout de ses rebondissements. Suspense.Nabil TAOUFIK

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