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Travail temporaire: Tirs croisés sur l’Anapec

Par L'Economiste | Edition N°:2696 Le 21/01/2008 | Partager

. Les entreprises d’intérim déplorent une concurrence à armes inégales de l’Anapec. «Nous sommes plutôt partenaires», leur répond l’agenceConcurrent ou partenaire? L’Agence nationale pour la promotion de l’emploi et des compétences (Anapec) est loin de faire le consensus auprès des entreprises privées de l’intermédiation d’emploi. Au contraire, elles sont unanimes à affirmer que l’Agence constitue pour eux une forme de concurrence. «Je considère que l’Anapec constitue aujourd’hui une forme de concurrence pour nous, profitant des avantages que lui confère son statut public», affirme Jamal Belahrach, directeur général de Manpower au Maroc. Le propos de Zahir Lamrani, directeur général de Best Profil, force un peu plus le trait: «L’Anapec nous fait de la concurrence en proposant des contrats Insertion à la durée plus longue et plus attrayante pour les entreprises que les missions d’intérim. En plus, elle ne facture pas ce service».Même analyse du côté de l’AMTT: «La différence entre l’Anapec et les entreprises privées est comme celle que l’on peut ressentir entre l’hôpital public et la clinique privée», explique un chef de PME sous couvert d’anonymat.Parole à l’Anapec maintenant: «Notre agence et les entreprises privée n’ont pas les mêmes missions ni les mêmes produits», précise Hafid Kamal, directeur général de l’agence publique d’emploi. «Nous sommes un outil de l’Etat pour fluidifier le marché de travail par le biais de l’accompagnement des jeunes chômeurs, mais aussi des entreprises pour mettre à leur disposition les ressources humaines adaptées à leurs besoins», renchérit-il. Côté produit, le contrat Insertion, objet de la discorde, n’est en réalité qu’un contrat de stage destiné à doter les jeunes d’une première expérience professionnelle qui leur permettra par la suite d’avoir plus de chance d’insertion durable. A la différence des entreprises d’intérim, l’Anapec ne gère pas le contrat à la place du recruteur. Au lieu de concurrence, le directeur général de l’Anapec préfère parler de synergies plutôt. «Dans chacune de nos agences, il y a un «Monsieur Intérim» qui assure l’interface entre l’Anapec et les entreprises d’intermédiation privées», insiste Hafid Kamal. «De plus, nous sommes parfois fournisseurs de ces dernières lorsqu’elles cherchent des profils biens spécifiques comme elles sont nos fournisseurs en matière d’accompagnement ou d’embauche des chômeurs difficilement insérables», explique le directeur général de l’Anapec. L’agence publique a signé des conventions avec plusieurs organisations pour l’embauche des chômeurs de longue durée. Par le biais de ces accords, les entreprises reçoivent des primes lorsqu’elles placent des candidats en intérim ou en CDI.Donc, l’Anapec n’est finalement pas une boîte d’intérim. Nabil TAOUFIK

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