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Dossiers

Emploi & Carrière
Nouvelle forme d’expatriation
Le volontariat en entreprises pour «corser» son CV

Par L'Economiste | Edition N°:2674 Le 17/12/2007 | Partager

. Après cette expérience, 7 jeunes sur 10 sont embauchés. 5.200 personnes en poste en 2007, 10.000 dans deux ansIls sont 107. Tous ont choisi le volontariat international en entreprise et travaillent actuellement au Maroc pour six mois, un, deux ans, dans des filiales de groupes français. Le volontariat international a été lancé en 2001, à l’initiative du gouvernement français. Objectifs: proposer aux jeunes âgés de 18 à 28 ans une alternative au service militaire, leur offrir un plus sur leur CV, mais aussi développer le commerce extérieur français, à la traîne. 2.000 en 2002, les volontaires internationaux en entreprises sont aujourd’hui 5.200 en poste. Ingénieurs, commerciaux, développeurs informatiques, fiscalistes… Si la plupart disposent d’un bac+4 ou bac+5, les profils des volontaires internationaux travaillant au Maroc sont variés. Industrie automobile, aéronautique, agroalimentaire, énergie, entreprises de BTP, transports, banques, cabinet de conseil..., les embauchent pour des missions de gestion, de prospection commerciale et autres. En plus des 107 volontaires en entreprise, le Maroc compte 19 volontaires dans administration, travaillant pour les services de l’Etat français.A l’image des investissements français au Maroc, le nombre de volontaires internationaux est en augmentation. Le pays obtient la 9e place dans le top 10 du classement des pays les plus attractifs. «Les nombreux projets français au Maroc sont autant de nouvelles opportunités pour les candidats au VIE», souligne l’ambassade de France. Et pourtant, le pays n’accueille que 107 jeunes. Sur un total de 5.200. L’Europe reste la destination la plus prisée. «40% des missions ont lieu en Europe», rappelle Geneviève Engassier, responsable des retours de missions à Ubifrance. «Lorsqu’elles décident de se lancer à l’export, les PME, qui représentent 65% des entreprises utilisatrices, préfèrent choisir des destinations proches». Allemagne, Royaume-Uni, Belgique, Italie arrivent ainsi dans le peloton de tête, juste derrière les Etats-Unis et la Chine. En tout cas, la formule séduit. Les jeunes d’abord: 35.000 sont inscrits sur civiweb (www.civiweb.com), le site de mise en relation des offres et demandes. Les entreprises ensuite: 1.186 utilisent cette formule, contre 448 il y a cinq ans. Le gouvernement enfin, qui a annoncé vouloir doubler le nombre de volontaires d’ici deux ans. Remède au déficit chronique du commerce extérieur français? Que ce soit du côté des employeurs ou des employés, chacun semble satisfait. «30% des volontaires sont embauchés après une candidature spontanée», note Geneviève Engasser. C’est le cas de Charles-Henri Franc, responsable des ventes chez Schneider Maroc. La société voulait l’employer en contrat local, il a insisté pour l’être en tant que volontaire. «La formule permet à l’entreprise d’envoyer un diplômé à l’étranger à moindre frais et au volontaire de partir dans un cadre avantageux», résume-t-il. Les volontaires ont en effet la même couverture sociale que s’ils travaillaient en France. La durée de leur contrat est prise en compte pour leur retraite. Et leur revenu est net d’impôt. « Effectuer un volontariat au Maroc apporte un niveau de vie supérieur à celui d’un ingénieur débutant à Paris», reconnaît Bruce Fortune, ancien volontaire chez AFIT-SRM. C’est sûr, avec 1.370 euros mensuels, on vit plutôt bien au Maghreb. Et avec 2.900 euros aux Etats-Unis, indemnité maximale, on s’en sort.Au-delà du simple aspect financier, le volontariat international semble être un véritable tremplin professionnel. «70% reçoivent une proposition d’emploi à la suite de leur contrat, soit dans l’entreprise d’accueil, soit dans une autre», révèle Geneviève Engasser. «Ils se voient ensuite proposer des postes à responsabilité plus rapidement que les autres. Avoir occupé un poste à l’étranger est un gage de compétence, de solidité, de confiance ».


Où sont les femmes?

Contrairement au service militaire, le volontariat international se décline au féminin. Les femmes ne représentent cependant que 30% de la communauté des volontaires. Le poids des traditions françaises y est pour quelque chose, mais n’explique pas tout. «Au Japon, par exemple, les femmes sont exclues des relations commerciales. Dans d’autres pays, comme au Maghreb, se faire une place est plus difficile pour une femme», remarque Geneviève Engassier. Cécile RUBICHON

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