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Emploi & Carrière
La chasse aux talents internationaux
Entretien avec Paul Mercier, directeur exécutif de Michael Page Africa

Par L'Economiste | Edition N°:2674 Le 17/12/2007 | Partager

. Le Royaume est le troisième gros pays d’activité du cabinet. Accompagnement de sociétés marocaines à l’internationalCréé en 2005, Michael Page Africa, antenne de Michael Page France, un des cabinets de recrutement plus connus au niveau international, centralise et coordonne l’ensemble des besoins de recrutement des clients du groupe vers tout le continent africain, à l’exception de l’Afrique du Sud. Paul Mercier, directeur du groupe et spécialiste du recrutement des cadres expatriés pour le compte de sociétés étrangères, travaille depuis plus de 20 ans dans la société. - L’Economiste: Où en est votre projet d’installation au Maroc?- Paul Mercier: Nous avons un bureau à Casablanca qui nous est indispensable au quotidien lorsque nous travaillons ici, mais, nous ne comptons pas installer une filiale de plein exercice au Maroc pour le moment. Ce pays est l’un des trois plus importants pour notre activité en Afrique et se trouve être l’un de nos investissements prioritaire à long terme. Notre investissement sur le Maroc se fait sur plusieurs facettes, au niveau local, au niveau sous-régional et au niveau international. Le marché marocain est aussi le plus structuré de tout le continent africain avec l’Afrique du Sud. Nous travaillons dans le métier depuis 31 ans et nous ne pratiquons pas de politique de partenariat ni de franchise. Si nous devions nous installer sur place, il faudrait que nous nous implantions une partie de notre équipe actuelle ici, ce qui n’est pas encore prévu.- Quels sont les profils que demandent les entreprises marocaines lorsqu’elles sollicitent vos services?- Notre raison d’être est le recrutement spécialisé à l’échelle internationale. Le recrutement est notre seule activité, contrairement à la plupart des cabinets opérant sur le marché. Nous préférons faire une seule chose à la fois et la faire correctement. Les entreprises marocaines ou filiales de groupes étrangers implantées au Maroc fonctionnent dans le cadre d’une économie qui, pour faire une analogie, nous rappelle celle de l’Espagne du milieu des années 90. Lorsque de grandes entreprises, avec un taux de croissance fort nous appellent, c’est souvent pour chercher des talents, comme des managers expérimentés ou des directeurs généraux, à l’extérieur des frontières marocaines. Si elles sollicitent nos services, c’est aussi parce qu’elles auraient du mal à se projeter hors des frontières. Nous menons ces recherches pour elles au niveau international. Mais les entreprises marocaines nous sollicitent aussi pour des profils locaux, pour des recherches confidentielles.- Qu’en est-il de la demande de cadres marocains dans le monde? Avez-vous beaucoup de Marocains expatriés?- On ne nous demande pas spécifiquement des cadres marocains, mais des cadres francophones capables de s’adapter à des cultures africaines, moyen-orientales, méditerranéennes. Les Marocains correspondent bien à ce profil. Au-delà de l’Afrique et de l’Europe, des pays francophones comme le Canada favorisent l’expatriation depuis le Maroc, mais on se situe plus ici au niveau des politiques migratoires.Les cadres marocains s’expatrient volontiers vers l’Europe, France et Espagne en tête, après y avoir parfois parachevé leur formation supérieure. Bien qu’il n’y ait pas historiquement de tradition d’expatriation vers les autres pays méditerranéens, ou vers l’Afrique francophone, une tendance au départ vers ces pays est en train de s’amorcer: elle reflète la reconnaissance des compétences développées au Maroc, mais elle est aussi la conséquence de l’expansion des entreprises marocaines au Maghreb, en Afrique de l’Ouest et en Afrique francophone de manière générale. Au total, avec l’attrait des pays du Golfe, le marché marocain pourrait bien devenir une plateforme de recrutement pour d’autres destinations. J’ai en tête l’expatriation d’un spécialiste marocain vers une société d’assurances algérienne il y a quelques mois, par exemple, ou la recherche récemment aboutie du futur DG d’une grande entreprise togolaise, qui sera marocain!


«On n’est pas expatrié dans son pays»

Le retour au  Maroc n’a, à notre avis, jamais autant suscité d’intérêt chez les cadres marocains évoluant à l’étranger qu’en ce moment, et il me semble que les entreprises marocaines devraient pouvoir compter sur ces compétences-là à l’avenir. Mais cette voie est encore ardue, pour les entreprises qui doivent développer leur attractivité, comme pour les intéressés qui doivent s’inscrire dans une démarche personnelle appropriée. On n’est pas expatrié dans son propre pays. Le Maroc jouit enfin d’une image très favorable à l’étranger, qui en fait l’une des destinations professionnelles les plus attractives qui soit pour des cadres expérimentés. Certaines compétences manquent encore ici, à commencer par les plus nécessaires pour se développer dans toute l’Afrique, comme par exemple la maîtrise de l’anglais.Propos recueillis par Vanessa PELLEGRIN

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