×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Dossiers

Emploi & Carrière
La formation professionnelle privée en perte de vitesse

Par L'Economiste | Edition N°:2760 Le 21/04/2008 | Partager

. Sa contribution a baissé de 12 points en quatre ans. 160.000 personnes devraient être formées d’ici 2012UNE demande supérieure à l’offre, une formation résidentielle qui concentre les quatre cinquièmes de stagiaires, inexistence de passerelles entre la formation professionnelle et l’enseignement scolaire… Ce sont là les principales critiques adressées par le Conseil supérieur de l’enseignement à l’encontre de la formation professionnelle. Ce secteur compte des avancées, mais il est attendu sur une nouvelle dynamique. La formation professionnelle devrait relever le défi de l’expansion pour répondre aux besoins croissants du marché du travail. Les efforts déployés actuellement demeurent insuffisants. Depuis 2002, le taux d’affluence fluctue entre 3,2 et 4,7 candidats par place offerte. L’accroissement des capacités d’accueil devrait donc se poursuivre. Objectif: porter l’effectif des lauréats à 160.000 d’ici 2012. Pour cela, le Conseil propose de renforcer la formation par apprentissage dans l’agriculture et l’artisanat en convergence avec l’INDH. Il est pour la création de nouveaux centres de formation, notamment ceux développés avec les entreprises. Aujourd’hui, ce mode de formation a du mal à décoller: 14.000 stagiaires en 2001-2002 contre 51.000 en 2006-2007. Nous sommes encore loin de l’objectif de 50.000 stagiaires fixé par la Charte pour 2005-2006. Sur le terrain, ce mode de formation se heurte à certaines difficultés. Les stagiaires sont souvent exploités dans des tâches qui n’ont aucun rapport avec le cahier des charges. Ce qui a poussé l’Office à le stopper en 2007, le temps de revoir le cahier des charges (www.leconomiste.com). La formation professionnelle privée est également appelée à prêter main forte. Ce secteur a malheureusement vu sa contribution diminuer de 12 points en l’espace de quatre ans: elle est passée de 40% des effectifs des stagiaires en 2002-2003 à 29% en 2006-2007. Pour le tirer de «ce marasme», le Conseil propose de renforcer l’accompagnement des établissements privés de formation professionnelle pour la qualification des filières de formation en vue de leur accréditation. L’objectif étant qu’au moins la moitié de l’effectif des stagiaires de la formation professionnelle privée provienne d’établissements accrédités. Pour répondre aux besoins de l’économie, le système de la formation professionnelle devrait se placer dans une logique de diversification continue des filières. Ce chantier est entamé depuis quelques années avec des formations dans l’offshoring par exemple. Le Conseil cite d’autres secteurs prometteurs comme l’automobile, l’électronique, l’aéronautique, l’agroalimentaire, le textile, l’habillement et les technologies de l’information. Côté formation en cours d’emploi, il est recommandé de l’adapter de «manière à faire jouer un rôle important aux partenaires sociaux». L’amélioration des contrats spéciaux de formation est également recommandée.


Une baisse de 4 points des dépenses d’investissement

«EN dépit de l’effort financier, la formation professionnelle n’est pas encore en mesure de répondre à une demande croissante et évolutive», constate le Conseil supérieur de l’enseignement dans son rapport d’évaluation. Les dépenses de ce département ont progressé de 6% annuellement. Elles sont passées de 2,1 milliards de dirhams en 2001 à 2,9 milliards en 2007. Comme les autres secteurs, une part importante des dépenses est affectée au budget de fonctionnement (soit 77% en 2007) et ce, au détriment de l’investissement qui a vu sa part diminuer de 4 points entre 2005 et 2007. Les dépenses publiques consacrées à ce secteur (0,33% du PIB entre 2001 et 2007) placent le Maroc parmi les pays où le financement de la formation professionnelle est élevé. La France par exemple y consacre 0,3% du PIB contre 0,24% en Italie et 0,28% au Portugal.K. M.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc