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    «Il y a un stagiaire dans mon entreprise«

    Par L'Economiste | Edition N°:2560 Le 02/07/2007 | Partager

    . Torchon de service ou cadre à prix cassé: L’exploitation du stagiaire est bien réelle. Technique: Toujours lui faire croire qu’il sera être embauchéUN stagiaire, pourquoi faire? Dans leur rapport avec le stagiaire, les entreprises oscillent entre deux extrêmes. L’on a souvent tendance à l’assimiler à un salarié (bon marché) de l’entreprise. On veut qu’il soit le plus rapidement possible opérationnel, efficace, productif, et utile, investi d’une mission et… autonome! Pas trop pour le stagiaire de service? «Le même niveau d’exigence pour un stagiaire que pour un salarié normal. Les tâches les plus dures et les moins valorisantes pour un salaire trois fois minable», s’indigne un jeune cadre qui a goûté aux «délices» de l’exploitation. La formule RH, version Hard Discount, fait le plein. Mais il y a de la subtilité dans cette foire à l’humainement incorrect. «Les entreprises s’arrangent toujours pour vous faire croire que vous allez être embauché. Une fois la période du rush passée, on vous dit que vous n’avez pas donné satisfaction». Drôle de management. C’est un premier excès. Le deuxième est de considérer le stagiaire comme étant un caoutchouc flexible à l’infini, à qui l’on refile toutes les tâches indésirables de la horde des titulaires. Avec un peu de chance, il sera le spécialiste de la photocopieuse. Sinon, on l’enverra faire des courses pour l’ensemble des employés: cigarettes, café, pâtisseries, etc. Très instructif.Heureusement, cette présentation, un peu caricaturale mais bien réelle, n’est pas la règle. Du moins, certaines exceptions existent. Zakaria Fahim, directeur associé du cabinet BDO Asmoun, assure rémunérer ses stagiaires. Pour lui, former un stagiaire est un investissement à part entière. Mais ce n’est pas le plus important. Fahim croit, dur comme fer, que le stagiaire est là, avant et après tout, pour apprendre (mieux) le métier de son choix. L’entreprise lui attribue une fonction au sein d’une mission. . Points LumineuxL’accompagnement est de mise. Le chef de mission veille à ce qu’il tire profit de son passage de façon optimale. Il reçoit donc une fiche de poste où l’on lui détaille ce qu’il doit faire et comment. Le point sur l’avancement de son travail est fait chaque jour. «Il s’agit d’avoir un feed back pour ajuster le tir et aider le stagiaire à surmonter ses difficultés». Bien sûr, il a droit à l’erreur.Le cas Aixor apporte de nouveaux enseignements. Rudy Raes, son DRH, parle carrément de partenariat tripartite entre l’entreprise, le stagiaire et l’école dont découlent des synergies certaines. «Le stagiaire met souvent en évidence certaines problématiques. Il nous oblige à réfléchir, il nous interpelle et nous propose un regard neuf». En contrepartie, «l’entreprise s’engage à l’accompagner sur son chemin vers la réussite et le succès professionnels». Quand il rejoint l’équipe, le stagiaire est présenté à chaque collaborateur, et on lui donne largement le temps de s’intégrer. «Nous ne forçons rien. Nous respectons le rythme du stagiaire. Nous voulons que le passage au sein d’Aixor soit un moment fort de son parcours professionnel», insiste le DRH. Toutefois, le stagiaire est investi d’une mission précise: un problème à résoudre avec un délai bien déterminé. Là encore, l’accompagnement est de mise. Chaque stagiaire dispose d’un encadrant personnel. La devise de l’entreprise est «un encadreur pour un stagiaire et un stagiaire par filiale». Aixor accueille aujourd’hui six stagiaires avec une exemplaire parité hommes/femmes. De quoi donner des idées aux adeptes du bricolage.Nabil TAOUFIK

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