×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Affaires

Emballage alimentaire
L'étiquetage obligatoire reporté au 1er janvier 2005

Par L'Economiste | Edition N°:1693 Le 28/01/2004 | Partager

. C'est le second report depuis la publication du décret. Les industriels y sont favorables sans être prêts. Les importateurs redoutent l'effet protectionniste du texteL'entrée en vigueur du décret réglementant les conditions d'étiquetage et de présentation des denrées alimentaires sera reportée pour la seconde fois.C'est à l'issue d'une réunion tenue le 22 janvier avec la direction de la Répression des fraudes attachée au ministère de l'Agriculture que les industriels et importateurs de produits alimentaires ont obtenu l'accord de principe. La prorogation du délai de grâce devrait porter sur 10 mois à compter du 1er mars. Ils n'en sont pas à leur premier report. A sa publication au Journal Officiel en juin 2002, le texte avait suscité beaucoup de remous. Le ministère de l'Agriculture avait alors accordé une période transitoire de 18 mois, qui arrive à expiration fin février 2004. Ce nouvel accord doit être entériné par une circulaire du ministère. Il portera la date de la mise en application de la nouvelle réglementation sur l'étiquetage des produits alimentaires à fin décembre 2004. “Ce second report est inévitable car, en l'état actuel des choses, l'entrée en vigueur du décret placerait dans l'illégalité plus de 65% des produits commercialisés dans les grandes surfaces et les épiceries”, relève un membre de l'Association des importateurs des produits alimentaires.Sur le fond, la question de la normalisation de l'étiquetage a déclenché une véritable partie de bras de fer entre producteurs locaux et importateurs. Les industriels ne s'opposent pas à un nouveau report “à condition qu'il soit le dernier”, précise la Fenagri. “Le principe d'étiquetage va améliorer la transparence et la protection du consommateur tout en accélérant la normalisation des produits alimentaires mis sur le marché”, soutient un minotier. Les importateurs, eux, estiment que l'attitude conciliante des industriels n'est pas anodine. La réglementation de l'emballage des produits alimentaires est perçue comme une mesure protectionniste et peut donc constituer une entrave sérieuse aux importations. Au cours de cette année, l'administration aura la difficile tâche de concilier ces intérêts divergents. Elle devra également résoudre des problèmes plus concrets soulevés par les opérateurs. Parmi les réaménagements retenus lors de la dernière réunion, la possibilité de dispenser de la langue arabe certains produits importés. Cependant, le ministère limitera cette dispense aux importations en petites séries, “compte tenu du faible pouvoir de négociation des importateurs avec leurs fournisseurs étrangers”. Cependant, selon les importateurs, cette notion de “petites séries” doit être précisée. Par ailleurs, les producteurs de conserve dédiée à l'export auront la possibilité d'intégrer l'ensemble des informations (dates de production et de péremption, composants…) dans le code à barres et de rajouter une étiquette en arabe.En outre, le texte reste vague sur la nécessité de mentionner le nom et l'adresse de l'importateur. L'ensemble des opérateurs ont demandé une modification du décret pour clarifier ce point.Autre problème soulevé par les industriels: l'écoulement des stocks d'emballage des produits dont la durée de vie est élevée. La Fenagri demande un délai supplémentaire pour résorber les stocks d'emballage. Sur ce point, le ministère s'engage à traiter ce problème au cas par cas. Une dizaine de produits seront concernés (confiserie notamment).Enfin, certains produits alimentaires destinés à la vente en emballage de groupage (fromage en portion, confiserie, chocolaterie) sont écoulés à l'unité, du fait de la faiblesse du pouvoir d'achat des consommateurs. Le marquage des dates pose un problème technique, du fait de la surface réduite de l'emballage. Enfin, la Fenagri a demandé la prise en compte de l'ensemble des modifications avant l'entrée en vigueur du décret.Reste à traiter le problème épineux du secteur informel. Sur ce point, tous les opérateurs du secteur alimentaire sont unanimes: le processus de normalisation des emballages des produits alimentaires destiné à faciliter la traçabilité concernera uniquement les entreprises structurées. Les activités informelles (production locale et contrebande) ne peuvent faire l'objet de contrôle des services de la répression des fraudes. “Cela nous donne une impression d'acharnement”, dénonce un minotier. Il a été convenu que la prochaine réunion se tienne en présence des représentants du ministère de l'Intérieur et de la direction des Douanes pour s'attaquer à ce chantier. En outre, les opérateurs ont négocié lors de cette même réunion des réaménagements par branche. Mouna KABLY

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc