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Marrakech: Légère baisse de l'activité touristique en 2003

Par L'Economiste | Edition N°:1693 Le 28/01/2004 | Partager

. Le taux d'occupation chute de 7 points avec la hausse de la capacité hôtelière. Des professionnels envisagent de suspendre certains investissements en cours Ce n'est certainement pas un mauvais cru, la saison touristique 2003 s'en sort sans gros dégâts pour la ville ocre. Un peu moins d'un million de touristes étrangers auront séjourné à Marrakech l'année dernière. Par rapport à 2002, le flux d'arrivées pour la saison 2003 a enregistré une légère baisse (-1,42%). Les nuitées, qui renseignent de manière plus pertinente sur la situation financière des entreprises touristiques, accusent un recul minime de 0,21% avec au total 2,9 millions de nuits. En revanche, en cumulé, sur les trois dernières années, l'écart est plus grand. Les nuitées ont chuté de presque 15% par rapport à 2001 avec 3,3 millions enregistrées à l'époque. Sur les arrivées enregistrées l'année écoulée, les Marocains occupent désormais, avec 23%, le deuxième rang des visiteurs de Marrakech, se plaçant juste derrière les touristes français qui représentent, quant à eux, près de 50% des 947.965 arrivées. Autre indicateur de taille pour la saison, le taux d'occupation des établissements hôteliers est en dégringolade depuis 2000. Année durant laquelle il a connu son meilleur score avec 60%. En 2003, ce taux était de 46%. Par rapport à 2002, c'est une chute de 7 points. Recul imputé entre autres, à l'effet mécanique de l'augmentation de la capacité litière de la ville qui a été de plus de 15 % en 2003, sans compter les 10% d'augmentation en 2004 dans la zone d'Agdal, mais aussi au foisonnement des lieux d'hébergement informels à l'instar des appartements meublés et studios ou encore des maisons d'hôtes. Rappelons que la capacité litière officielle est passée de 17.352 en 2001 à près de 21.500 en 2003. Par ailleurs, les principaux marchés émetteurs de la demande de séjour vers le Maroc après la France sont en recul sans exception. Pour l'Allemagne, la baisse est de 39%, 10% pour l'Espagne et 15% pour l'Italie. Le marché français, principal émetteur, est relativement stable et n'a enregistré qu'une baisse de 2,7%. Pour plusieurs professionnels, les résultats de 2003 sont mitigés et pour d'autres, c'est une année de crise durant laquelle les trésoreries ont sérieusement souffert, notamment face à des promotions consenties par plusieurs hôteliers depuis maintenant plus de deux ans, déclare Abdelatif Kabbaj, président de l'AIH de Marrakech. Même son de cloche auprès du CRT. Pour son président, Kamal Bensouda, «les arrivées et nuitées enregistrées en 2003 ont certes pu enrayer les chutes connues sur 2002. En revanche, les comptes d'exploitation des unités hôtelières souffrent toujours», souligne-t-il, alors que ces dernières ont mené des programmes de rénovation ou d'extension de leurs unités. Des professionnels de la place estiment qu'il faudra ralentir les investissements, en attendant plus de visibilité sur l'avenir. Sans aller jusqu'à cet excès, les instances touristiques régionales réfléchissent sur la re-programmation à moyen et long termes de la capacité hôtelière, afin de permettre à la ville de digérer celle actuellement mise en place. «Il sera cependant difficile de suspendre des projets comme celui de la nouvelle zone touristique par exemple. En revanche, les promoteurs du projet devraient assouplir les conditions de participation des soumissionnaires, eu égard aux situations de crise qu'ils traversent», insiste Bensouda. Dans l'ensemble, la ville de Marrakech résiste et demeure le premier produit touristique marocain avec le meilleur taux de remplissage en 2003. Le développement de l'aérien devra contribuer à une reprise en 2004, espère le président du CRT. Fait indéniable en effet: 2003 a été l'année du réveil aérien sur la ville ocre. Au total, la capacité aérienne pour Marrakech a augmenté de 8%, toutes compagnies confondues. Corsair (groupe TUI) a mis en place 4 vols hebdomadaires à partir de Paris. Air Europa a injecté deux dessertes à partir de Madrid et sera bientôt rejointe par le transporteur Iberia avec deux autres vols par semaine. En 2004, sur cette même destination, normalement, la RAM devra ouvrir deux dessertes hebdomadaires. Enfin, la compagnie nationale s'apprête à lancer deux vols hebdomadaires à partir de Milan sur Marrakech. De notre correspondante,Badra BERRISSOULE

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