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Affaires

Agadir: Saisie conservatoire sur le titre foncier de l'hôtel Millenium

Par L'Economiste | Edition N°:1693 Le 28/01/2004 | Partager

. La procédure intervient à la demande de la Compagnie Rampini . Elle réclame 50 millions de DH pour régler les sous-traitants LES entreprises qui ont participé à la naissance de l'hôtel Millenium à Agadir sont dans une situation critique. Plusieurs mois après l'ouverture de l'établissement, ils ne sont toujours pas payés malgré leurs réclamations. A l'origine de leur problème, un conflit entre la société ABS propriétaire de l'hôtel et la compagnie Rampini, entreprise générale qui avait été chargée de la construction de l'hôtel à la suite d'un appel d'offres en 1999. Cette dernière, selon son PDG, Georges Madjaroff, réclame à ABS le payement d'une créance de 50 millions de DH. Un montant qui correspond d'après lui aux prestations non encore réglées dans le cadre de la construction de l'hôtel commercialisé aujourd'hui sous l'enseigne Millenium. “En raison de ce litige, ma société est aujourd'hui en redressement judiciaire”, déplore amèrement Georges Madjaroff. Cette situation rejaillit sur les entreprises sous-traitantes qui sont pieds et poings liés à cause des difficultés de paiement de l'entreprise générale. Récemment, ils ont saisi les autorités locales à Agadir leur demandant d'intervenir auprès des différents intervenants dans le dossier pour un règlement à l'amiable. Selon Mohamed Ali Ghannam, wali du Souss Massa Draâ, les parties font preuve de bonne volonté. Mais pour le moment, il n'y a encore rien de concret. Pour Rampini, il s'agissait, dans ce projet touristique, de réaliser en l'espace de 22 mois environ, un hôtel 4 étoiles, livré clés en main pour le compte de la société ABS. Un marché initial de 157 millions de DH qui a fait l'objet de multiples modifications. Ceci en raison de changements de partenaires hôteliers. En effet, la chaîne Hard Rock, (filiale d'Hard Rock café), qui avait été retenue comme gestionnaire pour compte dès la conception du projet, s'est finalement désistée de l'opération. “Ceci à cause d'un désaccord avec la société ABS sur le contenu du contrat qui devait les lier”, précise Mohamed Laalej, membre du Conseil d'administration de la société ABS. Un fait, poursuit-il, qui a bouleversé l'opération dans sa globalité car à l'origine les plans de l'établissement avaient été conçus par une équipe technique de Singapour dépêchée sur place par la chaîne hôtelière Hard Rock. Celle-ci voulait implanter dans la station balnéaire un Hard Rock Beach Club comme à Bali. Plusieurs chaînes hôtelières, à savoir Sheraton, Kempinski, Millenium, se sont par la suite succédé pour récupérer le projet. Les investisseurs ont finalement conclu avec Millenium pour la réalisation d'un hôtel cinq étoiles. . Lourdes chargesMais ce parcours a engendré un grand nombre de modifications en raison des standards hôteliers différents de chaque opérateur et occasionné de lourdes charges. Celles-ci ont donné lieu à plusieurs avenants au niveau du marché passé entre ABS et Rampini, dont le montant global a atteint 215 millions de DH d'après Georges Madjaroff. “Le projet (travaux plus terrain) qui devait se chiffrer à 290 millions de DH est estimé aujourd'hui à 370 millions de DH frais financiers compris”, indique Mohamed Laalej. Ce qui a nécessité des prêts supplémentaires des banques. Mais il semble que les fonds ont manqué pendant les aménagements. Selon Georges Madjaroff, depuis août 2002, le promoteur a cessé tout payement. A la demande d'ABS, Rampini et les sociétés sous-traitantes ont suivi avec la promesse d'être réglés par la suite. Des acomptes sur le compte personnel d'un administrateur d'ABS ont même été versés directement aux sous-traitants pour les encourager à finir les travaux au plus vite. Mais malgré les engagements, un an et demi, après les fournisseurs contractants de l'entreprise générale n'ont toujours rien perçu. De son côté Rampini a fait une action en justice devant le tribunal de commerce de Casablanca. “En dépit de décomptes signés par tous les concernés et d'ordres de virement non honorés, l'affaire bute sur des reports d'audience”, informe Madjaroff. Sa compagnie a sollicité une saisie conservatoire sur le titre foncier de l'hôtel et sur les locaux d'ABS à Casablanca ainsi qu'une saisie-arrêt sur divers comptes en banque de cette dernière. De son côté, la société ABS qui a chargé plusieurs cabinets internationaux d'auditer toute l'opération, juge exagéré le montant de la créance réclamée. Pour son représentant, la somme peut être estimée à environ 35 millions de DH. Par ailleurs, il considère que le décompte final devrait être négocié. En attendant, les sous-traitants sont pris en otage dans cette affaire et le litige, à l'instar de celui de l'hôtel Palais des Roses, (www.leconomiste.com) cause beaucoup de tort à la station balnéaire. De notre correspondante, Malika ALAMI

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