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    Economie

    Electricité/électronique
    Les lourds boulets du secteur

    Par L'Economiste | Edition N°:3310 Le 01/07/2010 | Partager

    . A peine 30% de la production orientée à l’export. Le ralentissement du Perg et la crise mondiale compromettent l’activité . Les conclusions d’un rapport du cabinet Booz AllenLe secteur de l’électricité/électronique prépare sa mue. Pour repositionner l’offre et développer les débouchés à l’export ainsi que de nouveaux relais de croissance, la filière a commandité une étude. Celle-ci a été confiée au cabinet international Booz Allen. L’objectif étant de définir une stratégie de développement de l’offre et de promotion des exportations ainsi que les modalités d’un accompagnement dans la déclinaison. Pour améliorer l’existant, l’étude (dont L’Economiste détient copie) a commencé par analyser les principales faiblesses du secteur pour formaliser les enjeux et les défis à relever. Le constat des consultants relève que le secteur reste principalement orienté vers le marché national avec seulement 30% de la production qui est dédiée à l’export. Dans la partie services, le taux d’exportation est très bas. Plus encore, les opérateurs ont une «connaissance relativement limitée de la clientèle des pays cibles». Une clientèle composée non seulement des services publics, mais aussi de producteurs indépendants d’énergie et de sociétés d’ingénierie clés en main. La preuve de cette méconnaissance se reflète via le ciblage de marchés de l’Afrique occidentale francophone sur le seul critère «de confort». Ce qui se traduit par un passage à côté de réelles opportunités. Par ailleurs, la production nationale reste principalement concentrée sur le câblage et les appareils de commutation à moyenne tension. Du coup, les fabricants ne se positionnent pas sur les parties significatives du marché du transport et de distribution électriques (T&D). D’où la perte par le Maroc de marchés importants en tant que fournisseur de gros projets d’alimentation. Autre bémol et non des moindres, le principal des produits a une très faible valeur ajoutée. Sur ce registre, la différenciation se base uniquement sur les critères liés au coût et aux délais de livraison. Par ailleurs, les certifications du LPEE ne sont reconnues que dans 5 pays. Le test du LPEE est accepté uniquement au Sénégal, Mauritanie, Bénin, Togo et Tunisie. Du coup, faute de reconnaissance, la non-conformité aux normes requises devient une autre barrière dans de nombreux pays (du CCG et de l’UE notamment). Aujourd’hui, selon l’étude, la négociation de traités de reconnaissance est essentielle pour pénétrer de nouveaux marchés. Et ce n’est pas tout, les appels d’offres pour les projets de transport et distribution électriques requièrent des garanties bancaires et des autorisations de l’Office des changes. Sur ce point précis, le manque de réactivité ou de réponses rapides fait souvent rater des opportunités internationales aux fabricants marocains.Sur un tout autre registre, le cabinet Booz Allen signale que la crise économique actuelle devrait avoir «un impact négatif sévère sur les exportations d’électroniques dans un premier temps». Ce qui rend difficile toute projection de croissance générale dans le court terme.La situation du secteur risque de devenir encore plus compliquée vu que le Perg (Programme d’électrification rurale généralisée), principal marché de la filière, enregistre un ralentissement des dépenses. D’où l’urgence de développer une vision vers l’export.


    Meilleur ciblage

    Pour y arriver, le cabinet recommande de focaliser, dans le moyen et long terme, les efforts marketing sur le marché électrique du T&D, segment où les opportunités sont plus importantes. Une action qui doit être couplée à un meilleur ciblage d’un plus grand nombre de pays d’Afrique et du Moyen-Orient dans le court terme, ainsi que l’Europe à plus long terme. L’expérience du Perg devra jouer en faveur des arguments du secteur électrique et le positionner comme leader de l’électrification rurale. Mais tout devra passer par une meilleure connaissance des marchés ciblés avec l’utilisation de commerciaux et d’analyses loss/win, recommande l’étude. Sur le plan marketing, de gros efforts devront être déployés. A commencer par les salons du CMPE qui se spécialisent dans l’aéronautique et le BTP, mais qui n’ont aucun programme marketing ciblant le marché du T&D, lequel représente la plus grande opportunité pour le Maroc. A ce jour, selon les consultants, le programme marketing s’est intéressé aux services publics électriques, mais il laisse de côté les IPP et les secteurs d’ingénierie clés en main. Or, le manque de clients phares pour le Maroc sur le marché des IPP et de l’ingénierie clés en main rendra difficile la pénétration de nouveaux marchés. Amin RBOUB

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