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    Politique

    Elections communales
    16 partis en lice à Marrakech

    Par L'Economiste | Edition N°:3044 Le 11/06/2009 | Partager

    . Ménara, la plus grande des circonscriptions. UC et PAM choisissent la fanfareLes listes des candidats aux communales ne sortent pas de l’ordinaire à Marrakech. Les élus sortants se représentent en grande majorité. Le PI, sorti grand vainqueur du scrutin communal de 2003, mise cette année pour la Ménara sur un de ses fervents militants, Ahmed Khalil Boucetta, fils de l’ex-secrétaire général du parti architecte de son état, élu communal sortant. Il représente la jeunesse «propre» du Parti Istiqlal. Ménara est une des plus grandes circonscriptions de par le nombre de ses électeurs (103.406), convoitée d’ailleurs par plusieurs ténors des formations politiques. Composée de douars et d’un tissu urbain, la circonscription connaît une densité démographique intense mais souffrant d’un déficit en infrastructures dans les douars. Sans grand chichi, le PI se focalise sur un porte-à-porte dans cette circonscription. A 24 heures du scrutin, les candidats qui ont démarré tièdement la campagne s’activent, plus dans la médina et les quartiers populaires que dans les rues et avenues du centre de la ville. Les espaces d’affichage sont plus remplis qu’avant. C’est que la campagne pour plusieurs partis ne démarre réellement sur le terrain que tardivement, histoire d’y laisser ses marques avant le 12 juin. L’UC, le PAM font leurs tournées en fanfare avec des mini-troupes, des femmes munies de porte-drapeaux et de tam-tam ainsi que des jeunes portant des T-shirt à l’effigie des partis. Le nouvel arrivant sur la scène affiche de grands moyens, logistiques du moins. Le parti de Fouad Ali El Himma s’est justement distingué par ces têtes de listes, toutes issues de la transhumance. Comme cet ancien de l’UC, Najib Raffouch. Dès les premiers jours de la campagne, Najib a fustigé, dans des termes virulents, le conseil sortant et notamment son président Omar Jazouli qui se présente dans la même circonscription (Médina) sous les couleurs de l’UC. Les autres têtes de listes du PAM sont aussi des anciennes recrues du PI comme Abdellah Marouane au Guéliz et Adnane Benabdellah (ex-USFP) à la Ménara. Le RNI met en avant pour la Médina Abdelaziz Banine, un autre adversaire farouche du président sortant dont les histoires avec Jazouli n’en finissent pas. Le PJD a reconduit sa confiance pour l’avocat Younès Benslimane pour la Médina et Larbi Belkaid pour Guéliz. Au total, 26 partis -avec 101 listes ordinaires et 96 listes féminines- assurent la couverture totale des arrondissements de la ville et de ses communes rurales. La bataille s’annonce chaude dans la cité ocre pour les 91 sièges du conseil communal qui seront issus des 5 arrondissements de la ville. Laquelle compte 462.744 votants. A peine 79% ont retiré leurs cartes pour le prochain scrutin du 12 juin 2009, bien moins que ceux de 2003. Rappelons aussi que le taux de participation à Marrakech aux dernières législatives de 2007 a été un des plus faibles avoisinant 20% en zone urbaine et 35% dans le rural.


    Gestion

    Le Conseil de la ville de Marrakech sera composé de 91 élus dont 10 «élues», soit 12% de représentation féminine. Il gère un budget de 500 millions de DH par an. « Tout dépend de sa gestion, ce budget peut augmenter ou diminuer  selon les capacitésdu conseil dans la collecte et recouvrements des taxes locales», estime Ahmed Khalil Boucetta. En fait, Marrakech devrait être une ville riche. En effet, le budget municipal provient en grande partie des différentes taxes que les communes collectent localement (édilités urbaines, débits de boisson…), une partie des taxes nationales et aussi des droits pour des autorisations de projets de construction. Ville touristique qui connaît un boom immobilier depuis 5 ans, Marrakech est bien servie dans ce domaine.Badra BERRISSOULE


    L’USFP s’engage à continuer le changement à Agadir
    . Tariq Kabbage, mandataire de la liste. L’éducation, la santé… les priorités du programme «Pour la continuité du changement», le slogan de campagne des candidats de l’Union socialiste des forces populaires (USFP) à Agadir en dit long sur leurs ambitions. En clair, Tariq Kabbage, le maire sortant et tête de liste de l’USFP dans la capitale du Souss, souhaite un autre mandat aux commandes de la commune urbaine. Aussi, lors de cette campagne électorale, les candidats de l’USFP s’emploient non seulement à présenter leur programme mais également à exposer le bilan des six dernières années à la tête de la commune urbaine. Si les concurrents dans la course soutiennent que derrière l’opération de mise à niveau opérée dans la commune urbaine il y a tout un conseil, composée de diverses tendances politiques, Kabbage rappelle que son parti a tenu ses promesses à Agadir. “En 2003, nous nous étions engagés à changer le cadre de vie des citoyens et cet engagement s’est traduit par de grands travaux qui ont touché tout le territoire de la commune’’, avance-t-il. Gestion des déchets, éclairage public, espaces verts, voiries, transports… services par services, les candidats du parti de la rose rappellent aux électeurs potentiels ce qui a été fait. Mais aussi ce qu’il reste encore à faire. «C’est le pourquoi d’une deuxième candidature», expliquent les membres de la liste du parti de la rose à Agadir. Parmi eux on reconnaît des conseillers et proches collaborateurs du maire sortant durant les six dernières années. Figure au deuxième rang de la liste, El Houssaine Oukassou, un médecin de profession. Au troisième et quatrième rang, respectivement, Mustapha El Yassa et Mohamed Bajalat, deux enseignants. Au cinquième rang, c’est Mohamed Alahlayssi qui a été placé. Les chantiers sur lesquels ils souhaitent travailler dans un deuxième mandat sont en priorité l’éducation et la santé. «Une ville ne peut réussir sans donner une importance à l’éducation de la jeunesse. Nous ferons de ce domaine une priorité pour que notre commune soit dotée d’équipements scolaires de qualité en nombre suffisant et en particulier dans les nouveaux quartiers», avancent-ils. L’USFP aura-t-il encore une fois l’opportunité de concrétiser ses vœux pour Agadir dans un deuxième mandat? On le saura bien au-delà du 12 juin car il est peu probable qu’aucunes des formations politiques dans la course ne décrochent dès les résultats des urnes une forte majorité pour prendre les rênes de la commune sans jeu d’alliances. Le suspense reste donc entier et rien n’est gagné d’avance pour qui que ce soit.Malika ALAMI
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