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Politique

El Fassi réussit son examen de passage

Par L'Economiste | Edition N°:2644 Le 02/11/2007 | Partager

. 155 voix en faveur de la déclaration gouvernementaleLe gouvernement El Fassi a réussi son premier examen. Certes, on s’y attendait. Les partis de la majorité et le groupe de Fouad Ali El Himma, «Authenticité et modernité», ont tous voté en faveur de la déclaration gouvernementale qui a récolté 155 voix sur les 298 exprimées. Cependant, 93 députés ont voté contre. Il s’agit essentiellement des députés du Parti de la justice et du développement (46 voix) et de ceux du Mouvement populaire (41 voix). La Mouvance populaire avait déjà annoncé la couleur. Dès lundi Saïd Ameskane, président du groupe parlementaire de cette formation politique, avait laissé entendre que son parti allait mener une opposition «critique et constructive». Depuis avant-hier, la Mouvance s’est donc installée dans cette opposition aux ex-alliés dans le gouvernement Jettou. Mohand Laenser a estimé que son parti ne veut pas «faire l’opposition pour l’opposition, mais la déclaration du gouvernement n’apporte rien qui mérite que l’on vote en sa faveur». Le secrétaire général du MP a affirmé à L’Economiste que son parti « ne peut entériner une déclaration gouvernementale incohérente et manquant d’une vision stratégique, malgré les corrections promises par le Premier ministre». Même son de cloche auprès du PJD. Le président du groupe du parti islamiste, Mustapha Ramid avait fustigé lundi dernier la déclaration de politique générale du Premier ministre et avait annoncé que le PJD allait voter contre. Aujourd’hui, c’est chose faite. De son côté, l’Union socialiste des forces populaire (USFP) a, certes, voté en faveur de la déclaration, solidarité gouvernementale oblige, mais au sein même du groupe socialiste, certains députés n’ont pas voté. D’autres ont choisi, tout simplement, de ne pas assister à l’opération de vote. Manière de manifester leur opposition à la décision du Bureau politique de leur parti d’avoir choisi de participer au gouvernement El Fassi dans les conditions que l’on sait. Conditions qui ont aiguillonné de nombreux membres du Bureau politique et fait monter la tension de plusieurs crans au sein de la formation politique. Tension que Mohamed El Yazghi, premier secrétaire du parti essaie, tant bien que mal, de dissiper. «Je ne peux voter en faveur d’une déclaration qui n’est, en fait, qu’une mascarade de politique générale», dira un membre du Bureau politique. Chez les députés du Rassemblement national des indépendants (RNI), la question ne se posait même pas. «Nous sommes membres de ce gouvernement et il est logique que nous lui apportions notre soutien, même si nous ne sommes pas d’accord sur certains points de la déclaration générale», affirme un membre de la direction du parti. Des réserves sont ainsi formulées quant à la politique de l’emploi et aussi de la régionalisation. Deux thèmes, faut-il le rappeler, qui ont été au centre du programme électoral du RNI.Les députés du Parti du progrès et du socialisme (PPS) ont eux aussi voté la déclaration gouvernementale. «Mais sans grande conviction», dira un membre du groupe parlementaire des socialistes. Ces derniers ont tout simplement appliqué «les consignes de la direction du parti », ajoute-t-il. Fort du soutien de sa majorité, le gouvernement doit maintenant s’atteler à la mise en place des mesures contenues dans la déclaration de politique générale. Une priorité cependant, la loi de Finances 2008 (leconomiste.com). Ensuite, achever les chantiers en cours et poursuivre les réformes de la justice, de l’enseignement, la modernisation des secteurs publics et de l’administration... Il y a aussi l’emploi: Abbas El Fassi a promis la création de 240.000 emplois par an. Ce à quoi l’opposition rétorque que plus de 200.000 emplois sont déjà créés chaque année. En d’autres termes, le gouvernement devrait faire mieux. En matière fiscale également, pour conserver aux investissements leur rythme actuel. J.E . HERRADI

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