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    Economie

    Education non formelle: Une étude pour mieux cibler les actions

    Par L'Economiste | Edition N°:503 Le 10/05/1999 | Partager

    · Quelque 640 enfants sondés à Rabat, Fès et dans la région d'El Haouz

    · L'étude préconise des mesures d'urgence pour les enfants de la rue


    Comment réintégrer les enfants qui sont aujourd'hui hors de l'école, ou qui parfois même sont dans l'exclusion sociale? Pour répondre à cette question, la Direction de l'Education Non Formelle relevant du Ministère de l'Education Nationale a lancé une étude qui vient d'être bouclée à la fin du mois d'avril. Réalisée par Mmes Malika Ghefrane et Elbatoule Azoui, toutes deux chercheurs en sciences de l'éducation, ainsi que par une dizaine d'animateurs avec le soutien de l'Unicef, cette étude a pour objectif de comprendre les causes d'exclusion des enfants qui n'ont jamais pu entrer à l'école et ceux qui l'ont fréquentée puis quittée. Quatre quartiers ont été concernés par cette enquête. Il s'agit de Hay Al Farah à Rabat, du Quartier Bensouda dans le périurbain à Fès et enfin d'Imarine et de Toug, deux douars, l'un avec une école, l'autre sans dans la région d'El Haouz.
    Au total, ce sont quelque 640 enfants âgés entre 8 et 16 ans qui ont été touchés par l'enquête. La majorité est constituée par des filles (52,2%). L'étude s'est également intéressé aux avis de 100 autres personnes représentant des parents, des élus locaux ou encore des éducateurs.
    Davantage qualitative, l'enquête vise à mieux répondre aux besoins des bénéficiaires de l'éducation non formelle pour la conception d'actions adaptées, explique Mme Habiba Bouazzaoui, directeur de l'Education Non Formelle au MEN.

    Les résultats ont abouti à une typologie d'enfants en situation de non-scolarisation et de déscolarisation. Ainsi, trois profils ressortent. Le premier concerne des enfants non scolarisés en situation de contraintes. Ceux-ci ont été exclus de l'école, soit parce qu'ils travaillent, soit parce que leur foyer est "instable géographiquement" (exode rural, séparation) ou tout simplement en l'absence d'école dans leur région. La seconde classe regroupe des enfants déscolarisés en "situation à risque". Il s'agit essentiellement d'enfants de la rue.
    Le troisième groupe est constitué par des enfants plutôt déscolarisés en "situation limite". Pour cette catégorie, le risque de tomber dans l'exclusion est grand en raison de problèmes familiaux notamment.
    Les enquêteurs ont aussi constaté qu'en dépit de leurs problèmes, ces jeunes ont des potentialités et continuent à espérer.
    Par ailleurs, l'étude a également abouti à la mise en place de mesures d'urgence. Il s'agit de la prise en charge des enfants en situation limite. C'est le cas notamment des enfants de la rue et de ceux âgés de moins de dix ans (15,5% des enquêtés) qui peuvent être récupérés par l'école classique. Outre l'éducation, ces jeunes ont également besoin de "dispositifs de protection et de réglementation de leurs conditions d'apprentissage et de travail".

    Malika EL JOUHARI

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