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    Editorial

    Par L'Economiste | Edition N°:181 Le 25/05/1995 | Partager

    Développer un marché financier paraît quelquefois hors de propos, ou en tout cas hors d'urgence, quand il faut traiter des problèmes aussi difficiles que la sortie de crise, la lutte contre la sécheresse, le chômage....
    Et pourtant, le marché financier est l'une des solutions que nous avons en main.
    Revenons au bon sens. Pour que les entreprises privées, petites ou grandes, se fassent les moteurs de la croissance, il faut des compétences, de l'organisation et de l'argent, le moins cher possible.
    Les compétences existent, même si on peut toujours se plaindre de leur qualité approximative, la qualité s'améliore et s'améliorera.

    L'organisation, aussi, s'apprend et ce, d'autant plus vite que le marché dicte ses lois.
    L'argent existe, les privatisations et les surliquidités bancaires ont amplement démontré qu'il y a plus d'épargne que l'on en utilise. Nous avons donc affaire à une étrange situation où des épargnants veulent employer leur argent qu'ils jugent plus ou moins au "chômage", tandis que des producteurs cherchent de l'argent pour produire ce qu'ils savent faire et que le marché, à l'intérieur ou à l'extérieur, demande, et tandis que des centaines de milliers de jeunes cherchent des emplois productifs.
    Le marché financier multiplie les guichets auxquels peuvent s'adresser épargnants et emprunteurs. Or, on sait parfaitement aujourd'hui que la croissance passe par la multiplication de l'offre et non pas par les politiques de déficit budgétaire, lesquelles ne peuvent être financées qu'en réduisant les capacités de croissance des entreprises.
    Le marché financier n'est donc pas un luxe, il serait davantage à mettre au rang des "produits de base" comme autrefois le sucre ou le thé.

    Abdelmounaïm DILAMI



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