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Economie

Ecoles primaires: Appel à la grève ce vendredi

Par L'Economiste | Edition N°:2624 Le 04/10/2007 | Partager

. Un jeune syndicat derrière le mouvement. Déjà 90 bureaux régionaux et 40.000 membres. Grille salariale, promotion interne… les revendications.Il n’y aura probablement pas classe ce vendredi 5 octobre dans les écoles primaires publiques. Non pas pour célébrer la journée mondiale de l’enseignant, ce serait un comble, mais parce que le syndicat autonome de l’enseignement primaire (SAEP) a décidé de faire grève ce jour même. La décision prise lors de l’assemblée générale du 23 septembre à Marrakech a fait l’objet d’un communiqué plutôt virulent. Y aura-t-il débrayage pour autant? Fort de ses 40.000 membres, revendiqués par son président Mohamed Belbehloul, le syndicat entend ainsi faire pression sur le ministère de l’Education nationale pour l’amener à se mettre autour de la table des négociations. Le ministère compte exactement 129.123 enseignants du primaire. Le syndicat aurait donc rallié 30% de l’effectif global. Un score plutôt impressionnant, s’il se confirme, pour un syndicat aussi jeune.Ce qui donnerait du poids au lourd cahier des revendications: une grille salariale à revoir, des mutations abusives et le rejet des nouvelles dispositions de la promotion interne… Le président qualifie la rentrée scolaire 2007/2008 de «catastrophique pour la situation des enseignants». Autres griefs, le syndicat n’aurait toujours pas été reçu par le ministère de l’Education nationale. Le SAEP souffre d’un manque de reconnaissance probablement dû à son jeune âge. «Nous ferons le pied de grue jusqu’à ce que les autorités prennent en considération notre existence et cessent toutes manœuvres visant à nous décrédibiliser», déclare à L’Economiste son président, qui soutient mordicus que le ministère de tutelle lui met les bâtons dans les roues. «Nos dossiers sont toujours rejetés ou retardés alors que les autres syndicats voient leurs affaires traitées plus rapidement», soutient-il. Du côté du ministère, pas de commentaire, le syndicat est enregistré et compte parmi les structures avec lesquelles il traite normalement. Le SAEP, qui a à peine un an d’existence, a déjà à son actif plusieurs mouvements de protestation. Le dernier en date a d’ailleurs valu à son président et quelques autres militants d’être tout simplement rossés par les forces de l’ordre. C’était le 6 juin dernier lors d’un sit-in organisé devant le ministère de tutelle et qui aurait rassemblé plus de 1.500 maîtres et maîtresses d’école d’après le SAEP. D’aucuns reprochent même au syndicat de s’engouffrer trop vite dans la contestation aux dépens d’une meilleure structuration de ses instances internes. En tout cas, ce dernier revendique haut et fort son autonomie, particulièrement par rapports aux centrales syndicales partisanes «plus occupées par la politique politicienne que par l’écoute des doléances des citoyens», souligne Belbehloul. Une vision qui semble séduire, puisque parti de Marrakech l’été 2006, le SAEP compte aujourd’hui plus de 90 bureaux régionaux sur l’ensemble du territoire. 6 nouveaux seront ouverts ce mois-ci notamment dans des zones qu’il juge sensibles, comme Témara ou Laâyoune.A.B.

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