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Economie

Echanges extérieurs
Le Maroc a reçu moins d’IDE en 2008

Par L'Economiste | Edition N°:2873 Le 03/10/2008 | Partager

. Un manque à gagner de 4 milliards de DH, soit 15%. Le déficit s’aggrave de plus en plus. Exportations: OCP, la star incontestéeSeraient-ce les premières répercussions de la crise financière mondiale sur l’économie marocaine? Les derniers chiffres du commerce extérieur laissent apparaître un ralentissement des investissements étrangers au Maroc. A fin août 2008, les recettes liées à ces investissements ont en effet totalisé 22 milliards de DH, selon un rapport de l’Office des changes. Ce «chiffre d’affaires» était de près de 26 milliards à la même période de l’année 2007. La baisse est ainsi de 14,5%, soit près de 4 milliards de DH de manque à gagner. Doit-on s’alarmer pour autant? Le montant (4 milliards de DH) n’est peut-être pas de nature à remettre en cause l’attractivité de la place Maroc. Mais si, derrière, il y a une tendance de fond qui se trame, les choses deviennent, le cas échéant, plus inquiétantes. Dans son dernier rapport sur la politique économique du pays, le FMI se montrait des plus rassurants qualifiant le Maroc de destination sûre pour les investisseurs. Ce même rapport qualifiait le commerce extérieur marocain de «sain». Mais, en revanche, le déficit commercial, lui, est une donnée structurelle avec toutes les conséquences que cela implique. En effet, les derniers chiffres de l’Office des changes montrent une aggravation du déficit commercial. Déjà en valeur absolue, les importations représentent presque le double des exportations: 47 milliards contre 27 milliards de DH. Pis, les importations croissent plus vite que les importations. Ainsi, à fin août, les importations ont enregistré un taux de croissance de 25,7% contre seulement 17,7% pour les exportations! Difficile d’envisager un quelconque rattrapage dans une telle configuration. Il ne s’agit pas, non plus, d’effort d’investissement exceptionnel justifiant un import plus important que d’habitude des équipements et autres machines au prix élevé. La lecture des données de l’Office des changes permet de noter que l’essentiel des importations est constitué de produits énergétiques, bien sûr, mais aussi de produits bruts et alimentaires. Ces rubriques affichent les taux de croissance les plus élevés. En tête, les produits bruts. Constitués, entre autres, de soufre et huiles végétales, leurs importations ont augmenté de 79,5% à 17,5 milliards de DH. Ces produits représentent 8,2% du total des importations. Arrivent ensuite les produits énergétiques dont la croissance, sur un an, a été de 47% pour un montant total de 47 milliards de DH. Les produits énergétiques occupent désormais la première place sur la liste des importations avec une part de 22,3%.

Phosphates: +8%
L’alimentaire n’est pas en reste. Les importations du Maroc ont grimpé de 33,4% sur un an pour un total de 20,5 milliards de DH. Un résultat qui s’explique, selon l’Office des changes, par la hausse des approvisionnements en blé, maïs et beurre. La part des produits alimentaires dans le total des importations est de 9,6%.La croissance des importations de produits semi-finis et produits finis d’équipement est, elle, plus nuancée bien que toujours aussi importante en valeur absolue. Les importations des demi-produits ont totalisé, à fin août 2008, 47,3 milliards de DH, soit une hausse de 19,7% sur un an. Les demi-produits rivalisent avec les produits énergétiques en tête des importations. Quant aux produits finis d’équipement, ils ont crû de 20,6% à 45 milliards de DH, donc deux milliards en dessous des demi-produits.Côté exportations, c’est l’Office chérifien des phosphates (OCP) qui sauve la mise. Hausse de 73,9% des demi-produits à 37,6 milliards de DH. Dans cette rubrique l’on retrouve essentiellement l’acide phosphorique et les engrais naturels et chimiques. Les demi-produits occupent la première place sur la liste des exportations avec une part de 35,1%. Les exportations de phosphate brut se sont élevées à 15 milliards de DH à fin août, soit une hausse de 8,5%. Mais, fait marquant, le volume exporté a, quant à lui, baissé de 3,8%. «Ainsi, le prix moyen a plus que triplé passant à 1.348 DH/tonne contre 416 DH/tonne un an auparavant», analyse l’Office des changes.La pêche et l’agriculture procurent au Maroc autant, sinon plus, de richesse que la mine. En valeur, les exportations des produits agricoles s’élèvent à 17,5 milliards de DH, soit une croissance de 7,7% par rapport à l’année passée. Il s’agit des produits de la mer (crustacés, mollusques, coquillages et poissons en conserve), des conserves de légumes et des agrumes.Le textile est en mauvaise passe. La réexportation suite à une admission temporaire a baissé de 5,7% à 27 milliards de DH, soit une perte de 1,7 milliard de DH. Ces exportations concernent pour près de la moitié les vêtements confectionnés et articles de bonneterie. On y trouve également les fils et câbles électriques et les composants électroniques.Nabil TAOUFIK
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