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    Douanes: Le Maroc ne se défend pas si mal

    Par L'Economiste | Edition N°:1676 Le 05/01/2004 | Partager

    . Un rapport de la Banque Mondiale scrute l'évolution du système douanier. La facilitation du transit et l'amélioration des services n'impliquent pas réduction des recettes….… ni augmentation de la fraude“Les évolutions conçues progressivement par les douanes marocaines lui ont clairement permis de devenir une douane moderne, efficace et surtout adaptée à son environnement économique”. C'est l'une des principales conclusions de l'étude de la Banque Mondiale (BM) réalisée, en septembre 2003, sur les douanes au Maroc. La réforme engagée par cette administration au cours de ses dernières années a porté ces fruits. Statistiques à l'appui, l'étude démontre que la facilitation des procédures ne signifie pas une perte de recettes. Ainsi, l'examen des données relatives au commerce extérieur montre bien un accroissement des recettes douanières entre 1998 et 2002 d'environ 7,7%. “Ce qui s'explique essentiellement par la progression des activités de commerce, mais aussi et surtout par une meilleure qualité des déclarations et une amélioration de la productivité et de la qualité des contrôles”, explique le rapport de la BM. Du côté des entreprises, la simplification des procédures leur a permis d'agir avec rapidité, efficacité et prévisibilité. Ce qui renforce la compétitivité souhaitée par les sociétés tournées vers l'exportation. “La gestion des régimes économiques en douane a été donc affinée de manière à rendre les processus de contrôle et de déclaration les plus simples et efficients possibles. Et ce, sans nuire aux exigences de vérification incombant à l'Etat”, soulignent les rédacteurs de l'étude. L'utilisation de l'informatique par les services des douanes constitue également un bon exemple de l'évolution réalisée dans ce département. Commencé en 1992 avec le système SADOC (Système de l'Administration des Douanes et de l'Office des Changes), “l'outil informatique n'a cessé de se développer et le système de dédouanement s'est beaucoup amélioré”, indique le rapport. Mais le fait marquant reste sans aucun doute l'introduction de l'EDI (échanges de données informatisées). Ainsi, 95% des manifestes au Port de Casablanca (55% du total) sont envoyés par EDI. De même, le dépotage ainsi que le manifeste aérien sont transmis à la douane par le même procédé. En revanche, l'accès à ces différents services ne constitue pas le point fort de cette réforme. Les régions éloignées n'ont pas encore pu bénéficier totalement des progrès réalisés par la promotion du transit qui devrait simplifier le processus de dédouanement. Il est vrai que cette administration a soutenu la création de plates-formes logistiques telles que les aires de dédouanement. Il s'agit par exemple de l'allégement des formalités de transit en accordant le dédouanement à domicile aux entreprises qui justifient d'un trafic régulier. Reste que ces ouvertures n'ont pas encore rencontré à l'intérieur du territoire l'accueil qui leur était destiné. Toujours selon l'étude, cet objectif doit absolument être atteint dans les plus brefs délais car, “si les opérateurs de Casablanca et de Tanger bénéficient largement des progrès réalisés, il n'en est pas de même pour les autres régions”. La réduction du délai moyen de dédouanement constitue par ailleurs un des éléments qui a le plus marqué les opérateurs et de ce fait renforcé l'image de cette administration. Ainsi, le délai moyen allant de la validation de la déclaration en douane à la libération des marchandises est actuellement inférieur à une heure. “Ce qui place la Douane marocaine parmi les plus efficaces à ce niveau dans le monde”, indique le rapport. Facilitation des procédures, amélioration des services ainsi que la réduction des délais de transit constituent certes des évolutions en elles-mêmes, mais elles répondent aussi et surtout à un autre impératif qui continue d'hypothéquer l'image de cette administration: la lutte contre la corruption. Ce thème important n'a pas été traité séparément dans la réforme. Pour l'Administration des Douanes, il n'est que la résultante du processus global de modernisation. Quoi qu'il en soit, la modification des comportements et la moralisation des services découleraient entre autres, “de la facilitation du fonctionnement moderne et efficace des services, de la motivation et la mobilité organisée et régulière du personnel, ainsi que la programmation du travail et l'exercice régulier d'un contrôle pour éviter les dérapages”, conclut l'étude de la BM. Naoufal BELGHAZI

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