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Dossier de Benslimane
L'aéroport sera ouvert en avril

Par L'Economiste | Edition N°:2230 Le 09/03/2006 | Partager

. L’investissement s’élève à 1,3 milliard de dirhams. La plateforme sera dédiée à l’aviation civile, légère et commerciale. Sa capacité sera de 300.000 passagers par anLe transfert de l’aéroport de Casa-Anfa vers la base militaire de Benslimane boostera l’économie de la région et lui donnera une nouvelle dynamique. Son ouverture au trafic aérien est prévue début avril. «Nous engagerons une deuxième étape pour préparer l’infrastructure nécessaire à la mise en place et le développement des activités de maintenance aéronautique», confie à L’Economiste Abdelhanine Benallou, directeur général de l’Office national des aéroports (ONDA). Ces unités seront prêtes vers juin/juillet, promet le patron de l’ONDA. Une troisième phase concerne la mise en place des infrastructures nécessaires pour accueillir l’activité fret. Les travaux seront achevés en juin/juillet 2007.L’enveloppe globale de ce aprojet est de 1,3 milliard de dirhams, installations techniques utilisées par l’armée comprises. A eux seuls, les travaux d’infrastructures coûteront 113 millions de dirhams. Ils concernent la réfection des chaussées aéronautiques existantes, l’aménagement des clôtures sur un linéaire de 25 kilomètres et l’alimentation du site en eau potable, électricité et téléphone. La construction des bâtiments, quant à elle, coûtera 60 millions de dirhams. Les nouvelles installations comprendront un bâtiment d’accueil, un bloc technique-tour de contrôle, un bâtiment handling, des hangars d’aviation légère (18.000 m2) ainsi qu’un bâtiment SSIS (150 m2).Tous ces équipements seront aux normes de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), insiste le directeur général de l’ONDA. Il s’agit notamment des installations de balisage/éclairage des aires de trafic, de la tour de contrôle mobile tractable et des équipements météorologiques. La plateforme servira aussi de site de reroutage des avions en cas de mauvais temps à l’aéroport Mohammed V et Rabat. Jusqu’à présent, c’est Agadir et Marrakech qui servaient d’aéroport de dégagement. Cette plateforme aéroportuaire accueillera l’aviation légère, commerciale, d’affaires et, également, des ateliers de maintenance aéronautique. Sa capacité initiale sera de 300.000 passagers par an et «peut aller jusqu’à 4 à 5 millions de passagers, en fonction de la demande», estime le DG de l’ONDA. Côté développement, il est prévu que cet aéroport jouera un rôle important au niveau régional. Le transfert de l’aéroport permettra la création d’une dynamique autour de l’activité civile de l’aéroport. Des emplois directs et indirects seront créés, de même que des petits commerces verront le jour. Par ailleurs, l’ouverture de l’aéroport à l’aviation civile, légère et au fret permettra de désenclaver la région longtemps négligée par les investisseurs et boostera le tourisme encore cahotant. Toute la ville est suspendue à l’ouverture commerciale de cet aéroport pour le grand décollage. La plate-forme aéroportuaire de Benslimane s’étale sur un terrain domanial de 2.057 hectares. Elle est située à 15 km de la ville et à 14 km de l’échangeur autoroutier de Mohammédia-Est. Il est programmé de relier la zone de l’aéroport à l’échangeur de l’autoroute. «Le projet est envisagé mais, pour l’instant, rien n’est encore officiel», souligne Mohamed Najib Lkhssassi, directeur provincial de l’Equipement. Ce dernier, affecté à cette ville depuis un an et demi, gère le programme lancé par le ministère de l’Equipement visant la maintenance du réseau routier et le désenclavement du monde rural. Il supervise également plusieurs chantiers dont la sauvegarde du patrimoine existant (60 millions de DH) et la maintenance des ouvrages d’art, étalée sur 3 ans et estimée à 12 millions de DH.


L’ironie du sort

La province de Benslimane est répartie en 15 municipalités et 102 communes rurales. La ville est découpée administrativement en deux arrondissements urbains coiffés par une pachalik. Les affaires de la ville sont gérées, conformèment aux dispositions de la charte communale de 2002, par un conseil communal composé de 25 membres élus par un mandat électoral de 6 ans à l’issue d’un scrutin de liste.Le découpage administratif de 2002 a fait que toute la province de Benslimane relève de la région Chaouia-Ourdigha. Le comble c’est qu’elle est plus proche de l’axe Casablanca-Mohammédia-Rabat que de celui de Settat-Khouribga. Tous les opérateurs de la région dénoncent ce découpage «qui ne se fonde sur aucune logique» et le présentent comme un frein au développement de la région. Des rumeurs circulent sur l’approche de la refonte de cette répartition administrative, mais rien n’est concret pour l’instant. En attendant un dénouement, les opérateurs doivent subir cette lourdeur administrative et espérer un jour meilleur.Nadia DREF

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