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Benslimane
Beaucoup de main-d’œuvre mais… non qualifiée

Par L'Economiste | Edition N°:2230 Le 09/03/2006 | Partager

. Seulement 35,9% de la population active ont un emploi. L’OFPPT a créé des filières pour revaloriser ce potentiel humain . Un habitant sur quatre est analphabète ET le potentiel humain à Benslimane? Selon les résultats du recensement général de 2004, la population de la ville est estimée à 45.195 personnes. Comparée à celle de 1994, elle a augmenté de 8.218 habitants, soit un taux d’accroissement annuel moyen de 2,3% largement impacté par l’exode rural. La carence d’opportunités de travail dans la ville et le manque de qualification de la population active accentuent la crise de l’emploi. Seulement 35,9% de la population active ont un emploi contre 33% en 1994. La ville est en dessous de la moyenne nationale qui se situe à 36,8%, malgré sa proximité des principaux centres d’activités et de services, notamment Casablanca et Rabat.La population active de Benslimane est constituée essentiellement de fonctionnaires (33%), de salariés du secteur privé (31,9%) et des indépendants (28,4%). Outre l’Administration qui est le principal pourvoyeur d’emploi, le privé se fraye petit à petit le chemin. «Ce qui conforte l’idée d’une métropolisation qui prend forme au niveau de cette région», souligne un responsable.. L’effet aéroportGlobalement, la ville enregistre une abondance de la main-d’œuvre, mais elle n’est pas qualifiée. C’est une des faiblesses qui pourraient contrarier ses ambitions. Le Centre régional d’investissements de Chaouia-Ouardigha presse l’OFPPT pour créer une offre de formation. Plusieurs filières ont été mises en place, notamment l’audiovisuel, le découpage des volailles, la comptabilité, etc. Les projets en cours ou en gestation devraient apporter une première réponse au marasme de l’emploi dans la ville. Citons, à cet égard, l’installation de l’aéroport dans la ville, la mise en place d’une zone industrielle ainsi que la réalisation de zones touristiques (voir article page II). Déjà la ville et toute la région commencent à sentir les effets de ce changement. La population travaillant dans le BTP a été sollicitée pour aider dans la construction de l’aéroport. A l’entrée de la ville, on voit déjà les ouvriers locaux qui s’affairent sur les chantiers près de l’aéroport. Ce qui leur garantit un revenu régulier, au moins jusqu’à l’été. La taille des ménages a connu une certaine modification. Le nombre de personnes par ménage est passé de 5,27 en 1994 à 4,8 en 2004, ce qui reflète la présence de plus en plus de familles atomiques.Le taux d’analphabétisme, quant à lui, régresse lentement mais… sûrement. Il représentait 25,3% de la population en 2004 contre 33,08% en 1994. Cette baisse est à imputer à plusieurs facteurs, notamment la disparition d’une tranche de la population âgée de 60 ans et plus, qui était analphabète, la généralisation de la scolarisation ainsi que l’accélération des programmes d’alphabétisation. Les femmes restent les moins servies. L’analphabétisme touche 34,9% parmi elles contre15,2% parmi les hommes. Il reste que ce taux est bien meilleur que la moyenne nationale, estimée à 43%. Le taux de scolarisation de la population (tous niveaux confondus) tourne autour de 98,08% en 2004, soit une augmentation de 12 points en comparaison avec 1994.Nadia DREF

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