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    Des volets stratégiques dans l'accord Wafabank-BBV

    Par L'Economiste | Edition N°:284 Le 12/06/1997 | Partager

    La promotion des relations maroco-espagnoles constitue un des principaux objectifs du partenariat Wafabank-BBV. Domaines visés: les programmes du Nord, les sociétés espagnoles au Maroc, la modernisation bancaire marocaine.


    Uniban a disparu. Ses cendres peuvent cependant servir de ferment pour les relations économiques entre le Maroc et l'Espagne. C'est en quelque sorte ce qu'annonce M. Abdelhak Bennani, président-directeur général de Wafabank. Il souligne:"Au-delà de l'opération de fusion, nous avons établi un partenariat stratégique profond avec un grand groupe financier espagnol, parce que nous croyons fermement dans le développement du potentiel des relations économiques entre le Maroc et l'Espagne". De l'avis de M. Bennani, "il existe un grand avenir dans le renforcement des échanges et des investissements entre les deux pays", indiquant que la situation est très favorable pour entreprendre des initiatives allant dans ce sens.
    Pour les deux institutions, le partenariat permettra d'accompagner les clients marocains et espagnols dans leurs opérations à travers les deux pays. L'Espagne peut être ce qu'ont été la Californie et le Texas pour le Mexique.
    Raison pour laquelle, parallèlement à l'accord de fusion-acquisition Wafabank-Uniban, un protocole de coopération comprenant des volets "correspondant banking" et soutien des échanges et des investissements a été conclu. Objectif: faciliter le conseil et le financement à travers les desks Wafabank et BBV installés respectivement à Madrid et Casablanca.

    L'accord comprend en plus un volet service à la clientèle expatriée, espagnole et marocaine.
    Pour mener à bien toutes ces décisions, il a été mis en place un comité de suivi de l'évolution du partenariat stratégique, avec des réunions régulières. Un groupe de travail chargé des anciens dossiers contentieux d'Uniban et un autre dont la mission consiste à suivre les projets de développement de la zone Nord sont également institués.
    M. Bennani estime que les grands projets d'infrastructures prévus dans cette région seront étudiés de très près. Wafabank et BBV se proposent ainsi de rechercher de potentiels investisseurs espagnols. Dans cette logique, la banque marocaine "est en train de conseiller une société espagnole candidate à l'achat de la Sonasid", annonce M. Bennani qui ne veut pas dire plus.

    Trading


    Le mariage d'amour entre les deux groupes financiers peut être regardé comme un mariage de raison pour les deux pays. "Nous sommes obligés de nous entendre, d'autant que l'économie mondiale va dans le sens du rapprochement, plus particulièrement entre les pays voisins", confirme M. Emilio Ybarra Ychurruca, président de BBV.
    Dans l'immédiat, le partenariat devra permettre à Wafabank de consolider sa place dans le secteur bancaire. BBV dispose en effet d'une solide expérience et figure parmi les plus grands groupes financiers européens. Avec un portefeuille où sont répertoriés 80% des entreprises espagnoles, elle peut également servir de pont dans le royaume ibérique, mais aussi en Amérique latine où elle est présente dans la plupart des pays. "Notre alliance permet en effet de favoriser le développement des échanges avec cette région", se félicite M. Bennani.

    Le président de Wafabank n'est pas avare en compliments pour son partenaire et le secteur bancaire espagnol, jugé mieux organisé et plus rentable que son homologue français. D'ailleurs, il ressort d'une étude réalisée en octobre 1996 par Indosuez Capital que BBV affichait en 1995 une ROE (rentabilité financière) de 13,2% contre 7,7 et 8,2% respectivement pour la Société Générale et le CCF, membres du peloton de tête des banques françaises.
    L'Espagnole peut donc constituer une référence pour Wafabank qui s'est imposée comme un des piliers du système bancaire. Une des rares fausses notes jusqu'à présent: son activité de trading. M. Bennani ne semble pas trop regretter l'expérience. Il explique: "Nous avons considéré que le modèle asiatique associant producteurs et sociétés de trading pouvait fonctionner ici". Et de poursuivre: "Nous avons tenté cette expérience du fait que les entreprises ne sont pas outillées pour exploiter le marché extérieur". Les problèmes politiques ont sapé un démarrage pourtant concluant au Maghreb. Cependant, souligne-t-il, "nous avons parallèlement constaté que la mentalité des entreprises marocaine n'était pas encore ouverte à ce système".

    Alié Dior NDOUR

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