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Economie

Des soubresauts à la veille du grand pèlerinage

Par L'Economiste | Edition N°:1437 Le 15/01/2003 | Partager

. De légères complications suite aux décisions de dernière minute des autorités saoudiennes. Les voyagistes dont le nombre est passé à 168 cette année voient leur part rétrécir Le moussem d'El Hajj vient de démarrer le 11 janvier. Et la saison du grand pèlerinage dure environ deux mois. Rien n'a changé concernant les quotas de pèlerins par rapport à l'an dernier. Comme toutes les années, les autorités saoudiennes mettent à la disposition du Maroc un quota de 30.000 personnes pour le grand pèlerinage, sur la base d'une personne par millier d'habitants. Le ministère des Habous et des Affaires islamiques prend en charge 20.000 pèlerins, le tiers restant est dispaché entre les agences de voyages par le ministère du Tourisme.Alors que l'année précédente, 158 agences de voyages au Maroc avaient été plébiscitées pour l'organisation des voyages, cette année, 10 agences supplémentaires entrent en lice. Ce qui crée un certain déséquilibre au niveau du dispaching puisque le nombre des pèlerins lui n'a pas changé. A Casablanca par exemple, explique Jamal Bouchara, secrétaire général de la Fédération nationale des agences de voyages marocaines (FNAVM), «vu la concentration des agences, ces dernières ont quasiment toutes obtenu un quota de 50 personnes«. Les voyagistes qui ont pu en avoir plus, à savoir 75 et 100 personnes, se trouvent dans des contrées reculées et couvrent un large spectre. Toutefois, il sera plus aisé pour les agences de voyages ayant obtenu un petit quota de garantir un meilleur taux de remplissage. Ce dernier tourne aux alentours de 70 à 80%, est-il-indiqué auprès de certains professionnels.Pour les pèlerins qui voyagent avec l'Etat, le package varie entre 18.000 et 22.000 DH, le billet d'avion étant à leur charge. Le séjour ne comprend pas de pension et les pèlerins logent dans des chambres qu'ils partageront à 4 ou 6 personnes. Toutefois, le ministère des Habous a fait un effort. A ce prix-là, les personnes n'auront plus droit à un lit à même le sol mais à de véritables chambres à coucher avec un minimum de confort.Au niveau des voyagistes, qui, eux, disent être en contact avec une clientèle plus aisée et plus exigeante, les prix démarrent en moyenne à partir de 34.000 DH, pour une chambre quadruple et environ 38.000 DH pour une chambre triple. Ces pèlerins sont logés dans des résidences bien équipées mais légèrement excentrées. Une seconde catégorie de prix existe. Elle varie entre 40.000 et 45.000 DH pour des chambres doubles ou triples. Les prix augmentent avec la pension, la proximité des Lieux Saints et le standing de l'hôtel. Le logement en chambre single est souvent négligé car la demande se fait très rare, indiquent des opérateurs du secteur.A ce prix-là, les voyagistes mettent également à la disposition du pèlerin plusieurs autres services lors du déplacement à Minan et Arafat. Pour cette fraction du séjour, les organisateurs rajoutent à leurs frais un car supplémentaire pour le transport de leurs clients puisque celui alloué par les autorités saoudiennes (Al Mouassassa Al Ahlia) n'est pas suffisant. A Minan, les pèlerins auront droit à une pension complète assurée avec traiteur. Et auront droit de surcroît à l'amélioration des conditions de campement. Des oreillers, couettes et draps leur seront livrés sur place. Au niveau de l'organisation, les voyagistes ont le droit cette année de se faire assister par trois personnes, si leur quota est de 50 pèlerins. Il s'agit d'un accompagnateur, d'un guide religieux et du directeur de l'agence. Si le quota est plus élevé, quatre personnes sont permises, soit un accompagnateur supplémentaire.


Obstacles

Le secrétaire général de la FNAVM déplore les difficultés qu'ont rencontrées les voyagistes au cours de l'organisation du grand pèlerinage. Les «formalités draconniennes« imposées par les autorités saoudiennes ont ralenti la mise en place des voyages. Plusieurs contrats concernant l'hébergement à La Mecque et à Médine, les contrats de transport et de logistique ainsi que ceux concernant les accompagnateurs, ont dû être légalisés. «Il a même fallu rapporter la preuve de leur obtention«, avance un voyagiste. Par ailleurs, les autorités saoudiennes ont décidé à la dernière minute de refuser que les femmes âgées entre 35 et 45 ans puissent voyager sans un homme de leur famille. Auparavant, ces dernières effectuaient le pèlerinage grâce à un document délivré par la wilaya faisant foi de leurs bonnes moeurs.Du côté de l'accueil, il reste beaucoup à faire, selon Jamal Bouchara. Les pèlerins, exténués après 6 heures de vol, doivent attendre entre 4 et 12 heures pour les formalités d'entrée sur le territoire saoudien. Ensuite, «les autorités de ce pays imposent des sociétés de bus pour le transport, qui ne s'effectue pas toujours dans les meilleures conditions vu l'état des véhicules«.Radia LAHLOU

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