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    Economie

    Départ volontaire, un nouveau départ

    Par L'Economiste | Edition N°:2290 Le 05/06/2006 | Partager

    . Près de 25% des DVD créent ou vont créer leurs propres affaires, selon Boussaïd. Secrétariat chargé de l’eau: 40 cadres mettent sur pied leurs projets. Novices, ces nouveaux patrons ignorent tout des méthodes de gestionIl y a une vie après le départ volontaire. C’est du moins ce que pense un bon nombre d’anciens cadres, ingénieurs et techniciens du secrétariat d’Etat chargé de l’eau. Faisant partie de 609 fonctionnaires ayant opté pour Intilaka, plus de quarante parmi eux ont décidé de voler de leurs propres ailes en créant leurs propres entreprises. Une rencontre organisée vendredi 2 juin par le département d’Abdelkbir Zahoud et Mohamed Boussaïd, ministre de la Modernisation des secteurs publics, a permis d’en savoir plus sur leurs projets et sur les nouvelles contraintes auxquelles ils font face. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’une politique visant à faciliter l’intégration de ces cadres dans le secteur privé, et ce à travers la promotion de l’entreprenariat dans le secteur de l’eau. 40 entreprises ont ainsi été créées, dont 36% dans le domaine de l’eau et de l’assainissement, le reste étant partagé entre génie civil informatique, topographie ou encore des bureaux d’études. «Nous sommes à la fois fiers des résultats obtenus en seulement quelques mois et ambitieux quant à la volonté qu’ont plusieurs personnes à faire de même», a déclaré Zahoud à cette occasion. Boussaïd y voit une réussite pour l’administration, notamment en matière de formation de compétences et de capitalisation de savoir-faire. Et le ministre d’ajouter que, de manière générale, 25 à 30% des 39.000 personnes ayant bénéficié du départ volontaire ont créé leurs propres affaires ou comptent le faire. La création de 30.000 à 40.000 postes de travail dans le secteur privé en est attendue. Tout n’est pas rose cependant. Des témoignages de certains entrepreneurs sont parlants à plus d’un égard quant aux difficultés auxquelles leurs affaires font face. De l’accès au matériel lourd au peu de maîtrise des bonnes règles de gestion, de comptabilité et de calcul des impôts, les contraintes sont nombreuses. Mokhtar Hayoun a créé Hayoun Hydrocarbures et constructions. Il emploie 7 personnes. S’il tire fierté de son passage dans l’administration, son premier client, il avoue ouvertement ne pas être au fait des possibilités d’accès aux crédits dont il peut bénéficier. Farid Saleh, ancien ingénieur en chef ayant créé une structure de génie civil en août dernier employant trois personnes, a plaidé pour établir des références à même d’aider les nouveaux hommes d’affaires dans leurs débuts. Patron d’Assima Travaux qu’il a créé en association avec un autre ingénieur, Mohamed Issi a insisté sur la nécessaire mise en place d’un plan de formation sur la gestion d’entreprise et le droit du travail. «Si nous maîtrisons parfaitement notre métier de base, nous étions peu préparés à ces volets essentiels dans la bonne marche d’une entreprise». Des aspects qui sont au cœur des préoccupations du gouvernement, a déclaré Boussaïd, affirmant que des mesures importantes seront annoncées dans les jours qui viennent. Cette catégorie de chefs d’entreprise en seront, entre autres, les bénéficiaires.


    Limites

    Les résultats préliminaires d’une étude d’évaluation d’Intilaka menée par le cabinet KPMG pour le compte du ministère de la Modernisation des secteurs publics ont été présentés pour l’occasion. Les performances réalisées y sont soulignées (allègement à hauteur de 7,6% du budget de l’Etat, rajeunissement des effectifs, postes vacants désormais pourvus…). Certaines limites sont également soulignées, à commencer par l’absence d’accompagnement des personnes voulant créer leurs entreprises. Les formules d’octroi de crédit, limitées à 50% du montant global de l’investissement prévu, plafonnent à 1 million et 3 millions de DH quant il s’agit de plusieurs associés. Ils ne profitent donc qu’à ceux qui ont obtenu de bonnes indemnités. T. Q.

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