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    Déficit de formation dans les métiers de la com

    Par L'Economiste | Edition N°:2364 Le 19/09/2006 | Partager

    . La démonopolisation de l’audiovisuel ouvre de grosses opportunitésRÉALISATION, son, image, lumière, montage… L’effervescence créée par la libéralisation de l’audiovisuel engendre de nouveaux besoins en compétences que le système éducatif n’a pas curieusement anticipé. Les promoteurs de stations de radios et de télévisions privées éprouvent des difficultés à trouver des compétences opérationnelles sur le marché. Pressées par la concurrence, les entreprises ont globalement pris conscience qu’il faut professionnaliser la communication et recrutent à tour de bras. Les annonces inondent quotidiennement la presse écrite. Dans l’ensemble, il y a une forte demande dans la communication des organisations, et fait nouveau, dans les ONG, affirme Azzedine Lazrak, fondateur et directeur pédagogique de Com’Sup. Au sein des entreprises privées comme publiques, les besoins concernent plusieurs spécialités: communication institutionnelle, relations publiques, relations-presse, etc. Jamais le marché de l’emploi n’aura été aussi pour la communication et l’audiovisuel, poursuit Azzedine Lazrak. Le deuxième domaine où les besoins se font pressants est tout ce qui touche aux médias, notamment la presse écrite et l’audiovisuel (dans ce dernier, il faut inclure le cinéma).Sur le terrain pourtant, le système d’enseignement n’a pas suivi. Au côté d’une poignée d’établissements qui dispensent des formations de communication et d’audiovisuel dans le privé, le public aligne un seul institut auquel s’ajoutent des programmes de licences professionnelles lancées dans les facultés de lettres. Quelques écoles de gestion et de management ont également des filières de communication.L’arrivée de nouvelles technologies, en particulier le numérique, bouleverse les compétences et devrait pousser les organismes de formation à une remise en cause permanente. Grâce à l’ordinateur, il n’est plus nécessaire désormais de fabriquer certains décors; les monteurs ont intégré la technique virtuelle; un réalisateur peut retravailler ses plans, après le tournage, sur une station numérique. Le multimédia, mais aussi le cinéma d’animation, représentent de nouveaux débouchés pour les professionnels de l’écriture, de l’image et du son. Les jeux interactifs intègrent des images vidéo numérisées, truquées et enrichies d’effets spéciaux au montage. Idem pour les photographes-reporters, maillon important dans la presse écrite. La pellicule est peu à peu remplacée par une disquette; et les images peuvent être retouchées sur ordinateur. Du coup, le photographe n’est plus seulement un artiste, mais aussi un technicien de l’image numérique.


    Polyvalent ou caméléon?

    LES métiers de l’audiovisuel et des médias évoluent. Aux compétences culturelles et techniques liées à la conception, mais aussi au talent, s’ajoutent aussi d’autres qualités... de plus en plus importantes. Les métiers de l’information bougent également. Le journaliste doit d’abord soutenir le rythme et surmonter les risques de l’immédiateté. Il doit aussi apprendre à devenir autonome avec la technique et s’intégrer dans un processus économique. La distribution ou la diffusion des contenus de cette «industrie culturelle» évolue également sous la contrainte d’un marché concurrentiel.A. S.

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