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    Economie Internationale

    Davos 99: Trouver les correctifs sociaux

    Par L'Economiste | Edition N°:431 Le 28/01/1999 | Partager

    La 29ème édition de Davos affiche à son menu: crises asiatique et brésilienne, Euro et insistance sur l'aspect humain, le tout sur fond de mondialisation. C'est aussi l'occasion de nouer des relations pour faire des affaires de haut vol.

    Trois thèmes principaux vont nourrir les discussions lors de l'édition 1999 du Forum de Davos qui s'ouvre aujourd'hui et se déroule jusqu'au 3 février. Les crises économiques tournantes, de l'Asie au Brésil, la naissance de l'Euro et les nécessaires correctifs sociaux à apporter à la mondialisation, seront ainsi largement débattus.
    Pour sa 29ème édition, le Forum économique mondial de Davos, en Suisse, réunira un millier de grands décideurs économiques, une quarantaine de chefs d'Etat, quelque 250 ministres de toutes catégories pour débattre des principales préoccupations économiques du moment rassemblées sous le thème général de "globalité responsable: Une maîtrise de l'impact de la mondialisation".
    Des personnalités marocaines de premier rang sont ainsi présentes mais il n'y a pas de "délégation" proprement dite.
    A peine remis de la crise asiatique de 1998, le "village mondial", si cher aux participants de Davos, doit affronter une nouvelle crise au Brésil. Crise dont la vague a déferlé sur toutes les places boursières, y compris dans la zone Euro, vantée comme un des futurs grands pôles de stabilité monétaire.

    Dimension humaine


    Le président-fondateur de ce Forum, l'économiste suisse Klaus Schwab, souhaite que ses invités de marque insistent sur la dimension humaine de la mondialisation. Il n'a pas manqué de souligner que "nous avons besoin de la globalisation, parce que la globalisation signifie l'opportunité de partager à une échelle globale le capital, la technologie, la connaissance et d'assurer que nous pouvons prendre en charge un monde qui, à la fin de ce siècle, aura quatre fois plus d'habitants qu'au début du siècle".
    Le vice-président Al Gore, le Président allemand, Roman Herzog, la première femme Présidente dans l'histoire suisse Ruth Dreifuss lanceront les débats aux côtés de Nelson Mandela, le Président sud-africain venu "dire un dernier adieu à ses amis".
    Non moins prestigieux, Gerhard Schroeder, le chancelier allemand côtoiera Hosni Moubarak le président égyptien, Yasser Arafat, le leader palestinien, ainsi qu'Evgueni Primakov, Premier ministre d'une Russie plutôt mal en point. Les Présidents de l'Equateur Jamil Mahuad et de Colombie Andrès Pastrana seront également de la partie, ainsi que Kofi Annan, le secrétaire général de l'ONU. Celui-ci prévoit notamment de lancer une nouvelle initiative pour tenter de continuer à faire vivre son organisation.
    Ces grands acteurs politiques prendront part pendant six jours à moultes discussions avec les responsables des principales entreprises mondiales, comme le président de Sony Nobuyuki Idei, celui de Daimler Chrysler Robert Eaton, ou encore Paolo Fresco, le nouveau PDG de Fiat. Louis Schweitzer, à la tête de Renault, Scott McNealy président de Sun Microsystems et son concurrent Bill Gates de Microsoft iront aussi à Davos, de même que Douglas Ivester président de Coca-Cola, Mark Moody-Stuart président de Royal Dutch-Shell et Taizo Nishimuro président de Toshiba, entre autres représentants de grandes entreprises. La plupart des 330 débats programmés s'efforceront de passer en revue tous les aspects des grands thèmes retenus, en marge desquels se glisseront quelques discussions originales comme les effets du décalage horaire sur les grands décideurs, ou les techniques de sommeil rapide calquées sur la pratique des marins engagés dans des courses solitaires.
    Plusieurs responsables de fédérations syndicales internationales se rendront également au Forum, a indiqué la Confédération Internationale des Syndicats Libres.
    Quoi qu'il en soit, Davos a également son lot de contestataires, qui ont d'ores et déjà prévu un rassemblement pour protester contre "la dictature des marchés" et dénoncer les "contre-vérités" d'un tel forum.

    Wissal SEGHRAOUI

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