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    Dans quelles conditions l'école sera mise à niveau

    Par L'Economiste | Edition N°:636 Le 11/11/1999 | Partager



    · Le rapport du COSEF est clair: Reformuler les composantes didactiques et pédagogiques
    · Des cas d'écoles mises aux normes de la qualité


    «La qualité dans l'Education n'est plus un luxe, mais une exigence». Une réflexion évidente, mais une finalité qui n'en est pas moins recherchée par des millions de parents, d'entreprises et de toute la société civile. Quarante ans après l'Indépendance, notre pays continue d'allouer près du tiers de son Budget à l'enseignement.
    De tous les pays du Maghreb, c'est le Maroc qui fournit le plus important effort dans la mobilisation de ressources financières destinées à ce secteur. Pourtant, ses performances restent largement inférieures. Pour la COSEF (Commission Spéciale d'Education-Formation), dont le rapport a été validé par S.M. le Roi Mohammed VI, nul doute qu'il y a là aussi un problème qualitique. «Si les fonds sont là, c'est la qualité de leur utilisation qui pose problème».
    La recette n'est pourtant pas très difficile. La réforme proposée par la Commission Spéciale Education-Formation, présidée par M. Abdelaziz Méziane Belfkih, conseiller de S.M. le Roi, suggère d'agir sur l'ensemble des composantes didactiques et pédagogiques des processus d'éducation et de formation.
    Ainsi, la qualité doit être ressentie dans les différents échelons et facettes de l'enseignement. Outre les programmes et les curricula, les horaires et les rythmes scolaires, les manuels et livres scolaires, la restructuration doit concerner également l'évaluation des apprentissages et l'orientation des apprenants.
    Plus de flexibilité et une adaptabilité des progressions pédagogiques, voilà les principaux ingrédients de cette réforme. Les établissements scolaires vont ainsi acquérir plus d'autonomie. Toutefois, un comité permanent de rénovation et d'adaptation continues des programmes et méthodes veillera au grain.
    Autre levier important pour l'amélioration de la qualité, l'enseignement linguistique. La langue arabe sera appelée à être renforcée et perfectionnée. Mais dès le primaire les élèves apprendront deux langues étrangères.
    Dans tous les cas, des écoles publiques et privées passent actuellement à la vitesse supérieure en introduisant le système de management de la qualité. Les protagonistes de la démarche soutiennent que l'école peut en effet être considérée comme une entreprise et les élèves ses produits.
    Pionnière, l'académie d'El Jadida a depuis deux ans mis en place des cercles de qualité dans trois établissements. Sa démarche s'inspire du modèle mené au sein de l'Office Chérifien des Phosphates avec lequel elle avait signé une convention en juin 1996. Parmi les résultats de cette expérience, une plus grande communication entre les enseignants et une participation à la résolution des problèmes.

    Malika EL JOUHARI

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