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Courrier des Lecteurs

CTM-LN: Coup d'accélérateur en 1998

Par L'Economiste | Edition N°:327 Le 23/04/1998 | Partager

La CTM entend garder la route durant l'exercice 1998 pour lequel un budget résolument optimiste a été élaboré. La croissance de l'activité sera accompagnée d'un plan d'investissement bien ficelé. Des répercussions attendues sur l'action.


Sur fond de modernisation des agences et de rajeunissement du parc d'autocars, la CTM entend rester l'opérateur majeur du transport routier de voyageurs. Dans un secteur fortement atomisé, regroupant quelque 3.000 entreprises, et qui frise très souvent l'informel, le transporteur s'appuie sur la qualité de service et la sécurité pour séduire le voyageur. Entouré de ses proches collaborateurs, M. Abdellah Lahlou, PDG de la société, a exposé les grandes lignes de sa stratégie, lors d'une conférence de presse tenue le mardi 21 avril.

Pour 1998, les principaux indicateurs devraient évoluer en hausse, en dépit de l'augmentation de quelques charges d'exploitation. Le résultat net prévu totalise 31 millions de DH, en progression de 21% par rapport à 1997. Cette évolution tient à une nette amélio-ration du chiffre d'affaires qui devrait grimper de 8,69% comparativement à l'année précédente à près de 30 millions de DH. Le transport de voyageurs intérieur continuera de représenter l'essentiel de l'activité avec près de 70% du chiffre d'affaires. Sa croissance est d'abord engendrée par la reprise d'exploitation de lignes données en gérance, notamment Oujda-Figuig, Marrakech-Essaouira et Ouar-zazate-Errachidia, qui contri-bueraient à une hausse de 5% du kilométrage à parcourir. Elle relèverait ensuite de l'amélioration d'environ 8% de la recette kilométrique à 7,79 DH (HT)/km.

Messagerie


Le transport international devrait enregistrer des recettes supérieures de 12% à celles de 1997 (27 MDH). Le transporteur devra continuer à accélérer sur ce segment où il tire les dividendes de l'éclatement du pool Maroc dans lequel il cohabitait avec d'autres compagnies. Outre un renforcement sur les anciennes destinations, la CTM espère ouvrir la ligne Maroc-Allemagne au courant de l'année.
Egalement en forte progression, le transport touristique a enregistré un boom en 1997, avec un chiffre d'affaires passé pratiquement du simple au double grâce à des mani-festations comme la convention de General Motors. En 1998, il devrait s'apprécier de 59% à 7,5 millions de DH.
La messagerie reste cependant le créneau porteur (15% de progression en moyenne par an) sur lequel la CTM entend réellement se battre. Un chiffre d'affaires en hausse de 21% à 45 millions de DH est prévu. Déjà pour 1997, la progression était de 12%. La poursuite de la croissance se fera au prix d'investissements consistants. Le transporteur entend améliorer les structures d'accueil et renforcer le parc roulant destiné à cette activité. Une vingtaine de véhicules occuperont le terrain et huit triporteurs mis en service pour améliorer le ramassage et la livraison.

La politique d'investissement concerne précisément toute la société. L'achat de 40 cars prestige, dont 30 à réceptionner cette année et 10 en 1999, est décidé. La poli-tique d'investissement est cadrée sur un optimum de 191 autocars contre 174 à fin décembre 1997.
Pour l'exercice en cours, les investissements globaux budgétisés se montent à près de 133 millions de DH, dont 90 millions pour les autocars. Pour 1999, les autocars draineront 30 millions de DH pour une mise de 68 millions de DH. L'année d'après, les investissements totaux s'élèveront à 78 millions de DH, dont 56 millions pour l'acquisition d'autocars.

Effet de levier


Le plan de financement est guidé par une volonté d'équilibre entre les ressources propres et l'endet-tement. Outre le leasing qui est envisagé, l'idée consiste à tirer profit de l'effet de levier financier, surtout dans un contexte de baisse du coût de l'argent. A la faveur d'un endettement pratiquement nul, la CTM dispose d'ailleurs d'une large marge de manoeuvre. En revanche, elle devra s'y mettre pour améliorer sa productivité. Le sureffectif n'a pas disparu et le taux d'encadrement est relativement faible (2,25%). A en croire son patron qui veut porter ce taux à 5%, la croissance va absorber le surplus d'employés, mais il va falloir «former et redéployer».
Autre virage serré à aborder: le problème des 800 retraités dont les pensions coûtent annuellement 5 millions de DH au transporteur, suite à la défaillance de l'ancienne caisse interne. Solution en gestation: réaliser une partie du patrimoine foncier, valorisé à 37,7 millions de DH dans le bilan 1997, de manière à pouvoir confier la gestion de cette caisse à un fonds de retraite, peut-être la CIMR où sont affiliés l'ensemble des employés actuels. En pratique, cette option devrait permettre au DRH dont «50% du temps est consacré à ces retraités» de se concentrer sur les tâches prioritaires pour que la CTM puisse garder une bonne tenue de route.

Alié Dior NDOUR

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