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    Economie

    Croissance de 8,4% du PIB en l'an 2000, selon le CMC

    Par L'Economiste | Edition N°:620 Le 20/10/1999 | Partager

    · Le taux des investissements étrangers directs atteindrait 24% du PIB
    · L'évolution du PIB sera soutenue par la progression de tous les secteurs
    · La politique budgétaire devrait sortir de sa prudence pour plus de volontarisme


    Le taux de croissance du PIB atteindrait 8,4% en l'an 2000. Sa valeur nominale devrait passer à 390 milliards de DH, soit une évolution en valeurs courantes de 11,8%.
    Les prévisions du Centre Marocain de Conjoncture, bien qu'optimistes, restent prudentes et réalistes. Pour preuve, la lettre du mois de septembre 1999 s'est constituée un bouclier afin d'éviter toute estimation hasardeuse: un scénario dont les composantes réunies favoriseront la réalisation de telles prévisions.
    D'abord, le CMC se base sur une conjoncture favorable au plan international. Appréciation de l'économie mondiale qui devrait renouer avec des taux de croissance probants. Aussi, la performance économique du voisin européen devrait-elle atteindre les 3,1%. Les Etats-Unis continueraient sur leur lancée, et le Japon récolterait les fruits de sa politique de redressement qu'il a entrepris depuis la crise asiatique.
    Plus encore, ces prévisions tablent sur une progression des taux de change dans un sens favorable au Dirham. Et donc une légère appréciation de la parité de la monnaie nationale par rapport à l'Euro et le Dollar. Même le prix du pétrole devrait osciller en l'an 2000 autour de 15 Dollars le baril, tandis que les autres matières premières s'apprécieraient de 5%.

    Valeur ajoutée agricole: +25%


    Ensuite, le bilan agricole devrait être positivement moyen. Selon le CMC, la valeur ajoutée agricole en volume progresserait de 25,3%. La participation du gouvernement est prise en considération à travers l'application du programme de sécurisation de la production céréalière. Les autres secteurs ne seraient pas en reste. L'attentisme qui a marqué le premier semestre 1999 devrait céder la place à plus d'initiative. De ce fait, le secteur du BTP retrouverait un rythme de croissance plus vif hissant sa valeur ajoutée de 12,5%. Le programme de logement et les travaux d'infrastructure y contribueraient pour l'essentiel. Le volume du secteur des services, lui, gagnerait 5,5% propulsé par le redéploiement de l'activité touristique. En plus, la valeur ajoutée du secteur de commerce atteindrait 6,5%. L'embellie toucherait également les échanges extérieurs. Les exportations devraient progresser de 9% et les importations de 6%, améliorant ainsi la balance commerciale.
    Ce scénario repose en fait sur deux composantes fondamentales.
    Une hausse des investissements qui devrait se réaliser grâce à l'afflux des investissements directs extérieurs. Ces derniers s'inscriraient en hausse de 24%. Un autre fait générateur d'investissement serait les projets prochainement financés par l'enveloppe GSM.

    Volonté d'assainissement


    L'ensemble devrait être appuyé par une politique budgétaire volontariste. La présente Loi de Finances reflète, selon le CMC, une volonté d'assainissement, mais une prudence d'engagement.
    La prochaine Loi de Finances devrait se prononcer beaucoup plus pour le social, mais aussi elle serait l'expression d'un resserrement pour accompagner l'activité économique.
    Enfin, la rigueur au niveau de la politique monétaire sera reconduite malgré les réserves de change et le calme impressionnant du rythme de l'inflation.

    Khalid TRITKI

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