×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Les Canadiens cherchent des partenariats durables au Maroc

    Par L'Economiste | Edition N°:620 Le 20/10/1999 | Partager

    · Plus de 100 sociétés sélectionnées pour rencontrer les membres de la délégation canadienne
    · La Banque Populaire et la BCM participent à cette mission en identifiant des sociétés solides à partir de leur portefeuille


    Bon signe pour les relations maroco-canadiennes. Une nouvelle délégation d'entrepreneurs vient de se déplacer au Maroc pour "explorer le marché". Cette mission est conjointement organisée par le Centre de Promotion International Canadien (CPIC) et la société Business Travel Center.
    Constituée de PME canadiennes installées essentiellement dans la région du Nouveau-Brunswick, cette délégation compte une douzaine d'entreprises qui exercent dans des domaines différents.
    Il s'agit principalement de la formation continue, de l'informatique et de l'équipement minier et environnemental. A noter que, sur ce dernier plan, les services proposés par les sociétés canadiennes portent essentiellement sur le traitement des eaux usées.
    Le chef de cette mission, qui est en même temps le directeur exécutif du conseil économique du Nouveau-Brunswick, insiste sur la nécessité de concrétiser des partenariats au terme du séjour de son équipe au Maroc. "Nous voulons du concret et pas seulement des rencontres de courtoisie", précise-t-il.
    Rappelons au passage que le Canada fait partie de l'ALENA (USA, Canada et Mexique), avec laquelle les échanges du Maroc, au terme de l'année dernière, se sont élevés à 7 milliards de Dollars, dont 75% avec les Etats-Unis, 16% avec le Canada et 8% seulement avec le Mexique.

    Des entreprises fiables


    Lors de leur séjour au Maroc, qui dure du 17 au 23 octobre, les sociétés canadiennes rencontreront, en plus du privé, des membres du gouvernement, notamment au niveau de la formation professionnelle et de l'emploi. Selon M. Ahmed Benrida, directeur de l'Emploi, il serait intéressant de profiter de l'expérience canadienne sur ce plan. "Nous allons voir ce qu'ils nous proposent et essayer de tirer le meilleur profit de leurs outils en la matière et ce, en les adaptant au contexte local", ajoute-t-il.
    Cette mission se distingue de celles qui l'ont précédée par le fait qu'elle se soit, en partie, basée sur le système bancaire pour l'identification des entreprises marocaines qui sont intéressées par un partenariat avec les Canadiens. "L'objectif est de pouvoir entrer en contact avec des entreprises solides", observe le président du CPIC, M. Pierre Vaillant. "De plus, le fait que ces entreprises appartiennent au portefeuille des banques permet de garantir un suivi des rapports entres ces sociétés et leurs futurs partenaires canadiens", explique M. Chakib Azizi, conseiller au CPIC.
    En clair, ce sont la Banque Populaire et la BCM qui ont participé à cette opération. Les représentants de ces organismes soulignent leur intention d'accompagner financièrement les sociétés canadiennes dans le montage de leurs projets au Maroc. Mais le président du CPIC estime que ce n'est pas le principal intérêt de l'association des banques à cette mission. "C'est un atout que nous pourrons utiliser par la suite. Mais le plus important, c'est que ces banques connaissent la santé financière des entreprises qu'elles ont sélectionnées. Ce qui nous permet d'avoir des partenaires fiables", explique-t-il. Néanmoins, bon nombre d'entreprises marocaines ont été contactées par la société Business Travel Center. "La Chambre de Commerce a également joué le jeu en informant ses adhérents", explique M. Chakib Haj Nassar, président de Business Travel Center.


    Une formation pour les banquiers


    Le GPBM figure également sur la liste des rendez-vous des membres de cette mission. "Nous sommes intéressés par l'expérience canadienne. Il est vrai que nous avons un déficit de communication, mais nous espérons que cette visite y remédiera", indique M. Mohamed Chaïbaïnou, directeur général du GPBM. D'ailleurs, l'une des entreprises propose une formation de banquiers.

    Rafik IKRAM

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc