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Entreprises

Crédor: Les bénéfices 1996 en hausse de 15%

Par L'Economiste | Edition N°:284 Le 12/06/1997 | Partager

Crédor a définitivement rompu avec la routine d'une entreprise familiale. Elle a tenu le jeudi 5 juin sa première assemblée générale d'après introduction en bourse. Une banque et une compagnie d'assurances sont candidates pour les 15% du capital.


Outre un portefeuille fortement valorisé, les actionnaires de Crédor percevront un dividende de 18 DH/action au titre de l'exercice 1996. La société a réalisé un bénéfice net de 52,2 MDH, en hausse de 15% par rapport à 1995.
L'activité a affiché une bonne tenue en 1996. Les financements se sont appréciés de 29% par rapport à 1995, à 466,6 MDH. Cette progression est réalisée sur un fond de diversification des produits marqué par une percée sensible du crédit direct. Ce créneau représente une enveloppe de 76 MDH, soit 16% des financements contre 74% pour le crédit revendeur.
Cette orientation devrait en principe se préciser. Selon M. Majid Bennani Smires, directeur général, «l'objectif consiste à atteindre une répartition égalitaire du portefeuille en 1999».
Dans cette perspective, Crédor s'est décidée à se rapprocher de plus en plus de la clientèle. Après Fès et Marrakech, elle ouvrira dans les prochaines semaines une agence à Agadir. Celle de Tanger est prévue pour le 4ème trimestre de l'année en cours. Ces deux nouveaux guichets ont nécessité un investissement de près de 2 millions de Dirhams. «Le rêve» de M. Bennani Smires: «Voir Crédor devenir la banque des particuliers». Il estime que le créneau est encore mal exploité. De plus, l'évolution du mode de consommation offre au secteur un potentiel très intéressant.

Le directeur général de Crédor souligne toutefois que l'intermédia-tion ne sera pas négligée. D'ailleurs, le réseau d'intermédiaires agréés s'est considérablement élargi en 1996. Au total, la société a travaillé avec 85 revendeurs contre 40 en 1995. Elle s'est par ailleurs liée avec 6 producteurs (fabricants ou leurs sociétés de distribution installés sur place).
Sur un autre registre, Crédor a multiplié les conventions avec les organismes employeurs pour limiter les risques d'impayés, mais aussi susciter une demande conséquente. Ces conventions sont passées de 663 en 1995 à 855 en 1996.

195 MDH en fonds propres


En quadrillant mieux le terrain, elle devra ainsi consolider ses parts de marché. La vitalité a été palpable au cours du premier trimestre de l'année en cours. A fin mars, la production avait déjà atteint 150 MDH, soit le tiers du volume de l'année précédente. La campagne de publicité lancée au moment de l'introduction en bourse, et qui accompagne actuellement le changement de signature de la maison, n'est pas étrangère à cette expansion, est-il indiqué. L'agressivité commerciale est par ailleurs marquée par le forcing sur le «Crédirect», un système de crédit rapide proche de celui de Wafassalaf. De nouveaux produits sont également en gestation. Objectif: «toucher tous les besoins du client», entres autres le crédit vacances et le financement de la rentrée scolaire, «des produits événementiels».

Les moyens financiers? «Il n y a pas d'urgence sur ce plan», assure M. Bennani Smires. Il souligne que les ressources bancaires et internes permettent pour l'instant d'assurer la croissance. Les ressources générées par l'activité propre ne sont pas négligeables. Au terme de l'exercice 1996, les fonds propres s'élevaient à 195,2 MDH, en hausse de 20% par rapport à 1995.
Il est vrai aussi que, suite à la cession d'une grosse partie de la SIM par le groupe familial, le trésor de guerre permet à la société de conduire sans beaucoup de souci son plan de développement. M. Abderrahmane Bennani Smires, président de Crédor, avait d'ailleurs indiqué, au lendemain de cette opération, que les métiers financiers constituent un axe du redéploiement du groupe. Ce qui, en principe, requiert des partenaires déjà rompus à la tâche.
C'est certainement dans cette logique qu'il avait été décidé l'ouverture du capital de Crédor à des institutionnels. Annoncée pour la fin mars, l'opération n'est pas encore réalisée. Une compagnie d'assurances et une banque sont cependant en lice pour reprendre 15% du capital. «Les négociations sont toujours en cours», indique le directeur général, qui précise qu'un «accord de principe est déjà donné».

Alié Dior NDOUR


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