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Courrier des lecteurs

Par L'Economiste | Edition N°:2868 Le 25/09/2008 | Partager

Crise financière américaine: Quel impact sur le Maroc

. Simple improvisationLa panique qui a secoué le marché financier américain est le résultat naturel d’une tradition de laisser-faire concédée au secteur privé par le gouvernement fédéral. L’action du gouvernement américain ces derniers jours relève de l’improvisation risquant de plonger encore plus le marché. Cette crise vient de sonner aussi le glas pour ces capitaines de la finance appelés chez nous «les technocrates». Désormais, l’on assistera à une nationalisation en série du privé, ressuscitant ainsi les bonnes vieilles théories du socialisme. K.D.. Le Maroc connaîtra tôt ou tard la même situationLa société américaine est devenue tributaire des crédits. A force d’être endetté, le citoyen américain se trouve incapable d’honorer ses échéances. Le Maroc connaîtra tôt ou tard la même situation. Puisque le citoyen contracte un crédit à la naissance d’un enfant, à un mariage, un décès ou encore pour un voyage et même la rentrée scolaire et l’achat d’un mouton. Sans oublier l’acquisition d’un logement avec tout ce qui s’en suit.T.I.. Est-ce the end?L’oligarchie financière a été jusqu’à présent le pilier du capitalisme moderne. La crise du système bancaire annonce peut-être la fin du capitalisme. Pour ceux que cela fait rire, comment expliquer le revirement de l’Etat fédéral archi-libéral, qui a accepté malgré lui de renflouer certains établissements financiers et socialiser les pertes…? Ce qui me fait rire personnellement, c’est qu’il n’y a pas longtemps, le monde occidental donnait des directives à l’ancien bloc communiste en pleine crise et même à la Russie en quête de financement après l’éclatement du bloc soviétique.Aujourd’hui la Russie pourrait presque venir à la rescousse de certaines banques en difficulté. Auquel cas on verrait le grand pays capitaliste se mettre au socialisme pour collectiviser les pertes et l’ancien grand pays communiste se mettre totalement au service du capitalisme! Moralité de l’histoire, les étiquettes se décollent et les dirigeants nous volent car, après tout, c’est le contribuable qui paie. On verra qui renflouera les quelques établissements marocains qui se donnaient à cœur joie au crédit à taux variable sans étude de risque digne de ce nom.A.P.. «Bear Market»Encore quelques baisses, et nous allons basculer dans ce que l’on appelle un «Bear Market». Comme la vente à découvert n’existe pas au Maroc, les détenteurs d’actions n’auront d’autres solutions que de compter leurs pertes... Je suis personnellement «liquide» depuis avril, et je ne peux que conseiller à chacun de liquider ses positions au prochain rebond technique, si tant qu’il eût lieu. Ceux qui ont fait miroiter le fait, depuis quelques années, que la Bourse marocaine ne pouvait que monter, que nous étions à l’abri des turbulences financières internationales, etc. sont soit des incompétents soit des manipulateurs. En effet, qui sont les clients du Maroc? Ce sont justement les pays qui sont aujourd’hui en crise. Lorsque la crise financière se propagera en Europe et aux USA à l’économie réelle, le Maroc sera impacté de plein fouet, d’autant plus que contrairement aux grands pays d’Asie, nous avons un marché local qui se réduit à sa plus simple expression, et qui ne pourra en aucun cas compenser les pertes qui se profilent à l’horizon... Comme disait Warren Buffet, «c’est lorsque la mer se retire que l’on voit ceux qui se baignent nus», et nous n’allons pas tarder à nous en rendre compte.H.B.. Les culottésNon seulement les riches ne veulent pas payer d’impôts, parce qu’ils estiment qu’ils sont mieux qualifiés que l’Etat pour investir leurs revenus et créer plus de richesses et donc plus d’emplois (c’est ce qu’ils appellent le trickle down economics), mais en plus, quand ils font de mauvais calculs et mènent l’entreprise à la ruine, ils demandent à l’Etat de venir à leur secours. «Si vous ne voulez pas avoir des chômeurs, on fait faillite, alors donnez-nous de l’argent». Et l’Etat américain l’a fait pour Freddie Mac et Fannie Mae, Merryl Lynch, AIG, Stern et d’autres. Il faut se demander d’où vient cet argent qui va sauver ces grosses entreprises. Eh bien il vient des impôts imposés aux fonctionnaires, aux petits travailleurs dont on peut contrôler le revenu et donc imposer à la source. Voilà donc comment le petit peuple paie doublement pour ces multinationales. Des fois on vient aussi demander à des amis qui ont des pétrodollars de sauver le capitalisme parce qu’il est nécessaire pour maintenir l’ordre actuel. Comme si l’ordre actuel était favorable à la culture et aux intérêts des gens des pétrodollars. Mais cerise sur le gâteau: on donne des dizaines de millions de dollars aux gestionnaires qui ont mené la multinationale à la ruine comme «Golden handshake» ou DVD à notre échelle plus modeste. Au lieu de les jeter en prison. Décidément, il y en a qui sont nés pour être gagnants à tous les coups. C’est ce qu’on appelle l’alliance viscérale entre l’Etat et le capital. Chez nous aussi cela peut arriver. On dit que 2M a bénéficié d’un traitement similaire, il y a bien longtemps.S.I.


Que pensez-vous de la grille ramadanesque?

. Le reflet du niveau culturelLa grille ramadanesque est le reflet du niveau culturel marocain auquel elle s’adresse, dans sa globalité.K.S.. La routineRien de nouveau pour les deux chaînes (2M et Al oula). Les programmeurs reprennent le vieux pour en faire du nouveau. Le téléspectateur a constaté l’absence de l’élément tamazight au niveau des émissions religieuses et artistiques. Je signale aussi l’invasion des films et feuilletons orientaux en plus de l’excès de la publicité.T.I.. PubliphobieUne raison de plus pour délaisser les deux chaînes pendant ce mois sacré. Je me demande pourquoi les créatifs des deux chaînes sortent toujours du contexte dans lequel la publicité doit opérer, étouffer la programmation au lieu de l’aérer!!A.L.. ProfilLes chaînes Al oula et 2M sont des prestataires de services qui ont établi leurs grilles de ce mois de Ramadan en fonction du profil de leurs clients. Je n’ai personnellement pas l’habitude de voir ces deux chaînes pour plusieurs raisons, mais durant ce mois de Ramadan, à l’occasion du ftour en famille, je regarde l’une ou l’autre. Mon avis? Ces grilles sont faites pour la majorité des téléspectateurs marocains, c’est à dire la base mais ne répondent pas aux attentes des autres classes sociales marocaines. B.S.


Peut-on parler d’une classe moyenne au Maroc?

. Classe moyenne: Meilleure répartitionLa naissance et le développement d’une classe moyenne ne se décrètent pas. Ils sont plutôt tributaires d’institutions et de pratiques résolument favorables au progrès économique et social. Concrètement, cela suppose une croissance économique soutenue et un partage jugé équitable des fruits de la croissance. En termes de pouvoir d’achat, on ne peut parler d’appartenance à une classe moyenne à plusieurs étages (inférieure, intermédiaire ou supérieure) que lorsqu’une personne active perçoit au minimum un revenu annuel net d’impôts de 120.000 dirhams. Dans la fonction publique, ils seraient à peine 10% à gagner 10.000 DH nets d’impôts et plus par mois. Commençons donc par mieux répartir le PIB en général et la masse salariale en particulier pour pouvoir faciliter le développement de la classe moyenne. Une meilleure répartition de la charge fiscale s’impose aussi en ce sens. L’amélioration de la qualité de l’enseignement public constitue en même temps une nécessité impérieuse dans la perspective d’une amélioration des revenus. L.M.. Tout un processus!Le débat sur les chiffres et les seuils de revenus de la classe moyenne me paraît tout à fait inutile. L’émergence de cette classe en tant que noyau de la société est un processus. Il faut que le revenu grimpe et cela ne peut se faire que graduellement. Il faudra des années pour que cela arrive, d’ici là, les standards auront changé. Ne parlons pas chiffre! L’émergence d’une classe moyenne est le résultat d’un long processus de croissance économique dont les fruits sont répartis de façon relativement équitable. Cela peut prendre des années, voire des dizaines d’années, pour avoir dans une société, quelques riches, quelques pauvres et le reste, dans la classe moyenne. Si le Maroc veut avoir une classe moyenne dans 20 ans, il faudra scolariser et bien former tous les enfants en âge de l’être, maintenant! Bien s’occuper de leur santé et surtout, faire en sorte que leur réussite sociale ne dépende que de leurs capacités et de leurs efforts. La classe moyenne ne se décrète pas, la classe moyenne dans 5 ans ça va pas se faire, ce n’est pas grave! Espérons cependant que tout sera fait pour que dans 10 ou 20 ans, cette classe de consommateurs avertis, conscients de leurs droits et de leurs obligations, de gens bien dans leurs corps et leurs têtes constitue la majorité des Marocains de demain! Sans eux, notre démocratie ne sera pas possible.T.E.. 2 classes distinctesSi ça continue à ce rythme, il y aura, dans une vingtaine d’années 2 classes distinctes: celle qui détient les pouvoirs politique et économique et celle appelée à peiner, à se faire exploiter, à payer les impôts et, surtout, à laisser jusqu’au dernier sou de son misérable salaire dans la consommation des produits/propriété de la classe des forts. C’est pessimiste, mais c’est ainsi que je vois les choses et je peux dire que la majorité des Marocains perd de plus en plus confiance en ses gouvernements, en ses ministres, en ses parlementaires, en ses élus de tous bords qui, pour la plupart du temps, sont beaucoup plus préoccupés par leur business, par l’avenir de leurs enfants, par leur confort (exception faite de quelques-uns qui se comptent sur les bouts des doigts) que par la chose d’intérêt public. Pendant ce temps, nos intellectuels font du salon «entre amigos» et les médias se taisent sur ce que font les mafias de chaque grande ville et leurs complices (…).I.B.

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