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Société

Casablanca: Les chevillards reprennent le travail

Par L'Economiste | Edition N°:2868 Le 25/09/2008 | Partager

. Après accord avec le gouverneur de Moulay Rachid . Ils accusent Sajid de faire le jeu des «clandestins». Mais les ouvriers maintiennent la grève Les chevillards ont repris le travail et mis ainsi fin à la grève. Une grève ouverte décrétée par l’UGEP (Union générale des entreprises et des professions) dès le début de la semaine précédente. «La suspension de la grève est survenue suite à un accord de principe entre le secrétaire général de l’organisation des chevillards, Abdelalai Ramou, et le gouverneur de la préfecture Moulay Rachid», indique Mohammed Dahbi, coordinateur local de l’UGEP. Les termes de l’accord sont bien précis: les chevillards s’engagent à reprendre le travail et le conseil de la ville ouvre le dialogue avec eux. «Le maire nous a promis une rencontre le vendredi dernier mais il s’est excusé à cause de la prière qu’il devait accomplir avec le Roi. Le rendez-vous a été reporté à samedi ou dimanche, selon les disponibilités du maire», précise un syndicaliste. Mais sans résultat. «Même les bons offices du gouverneur de SM le Roi, qui nous a promis une réunion avec la présidence de la ville, n’ont pas abouti, regrette cet autre membre de l’UGEP. Selon des sources syndicales, le gouverneur avait demandé aux chevillards de rejoindre les abattoirs pour éviter toute pénurie de viandes rouges sur le marché casablancais. Effectivement, les professionnels de l’abattage ont acquiescé. Quelque 600 bovins et 1.800 ovins ont ainsi été acheminés aux abattoirs dimanche dernier. Malheureusement, les abattoirs vivent un autre drame: la grève des ouvriers. Conséquence, «l’abattage des bêtes de dimanche a été fait avec beaucoup de retard et les chevillards n’ont été servis que hier mercredi. C’est aujourd’hui jeudi que l’Union des entreprises et des professions compte tenir une réunion pour décider des actions à entreprendre. Et l’une des premières revendications n’est rien d’autre que l’annulation de la décision de Mohammed Sajid, maire de la métropole, d’interdire à trois chevillards d’exercer leur activité et d’avoir accès aux abattoirs (cf. www.leconomiste.com).Or, il se trouve que ces trois «indésirables» sont très actifs. Ils représentent leurs collègues à l’intérieur des abattoirs pour veiller au processus de préparation des viandes. L’un d’eux est aussi l’œil des chevillards au sein de la brigade de lutte contre l’abattage clandestin. La décision du maire de mettre fin à leur métier de chevillards signifie aussi l’arrêt des missions de contrôle et de suivi. Ce qui fait dire à un certain syndicaliste que «ce sont les maîtres à penser de l’abattage clandestin qui ont fait pression».


Contrôle!

Les chevillards ont lutté des années durant en vue d’avoir droit à un représentant sur la chaîne d’abattage. En cause, le vol de leur marchandise. Le dernier en date est survenu mardi dernier et a porté sur 160 kg (9.500 DH). «Après investigations, il s’est avéré que ce sont les responsables du véhicule de transport des viandes qui sont responsables», selon Dahbi. Les chevillards ont aussi bataillé pour mettre en place une seconde brigade de lutte contre l’abattage clandestin. Structure où l’un des leurs aura droit de regard. Une brigade aussi qui travaillera le soir de 18 h à 21 h et les week-ends. Mais elle n’aura pas fait long feu. Née en juillet, elle a été enterrée en septembre «sous pression des professionnels de l’abattage clandestin». Ali JAFRY

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