×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Le prix de L’Economiste pour la recherche en économie, gestion et droit
    Société

    Courrier des lecteurs

    Par L'Economiste | Edition N°:2647 Le 08/11/2007 | Partager

    Que pensez-vous de la visite de Juan Carlos à Sebta et Mellilia?

     Oeil pour œilIl faudrait que nos responsables politiques fassent des visites officielles à Gibraltar et au Pays Basque.B.G. Que fait la cellule de réflexion?Quand j’ai entendu la nouvelle de cette visite du roi d’Espagne je me suis dit que le Maroc va se contenter de manifester son refus officiel. Mais, j’étais surpris par sa décision de rappeler Omar Azziman, son ambassadeur. Je me demande aussi que fait la cellule de réflexion dédiée à la récupération de nos deux villes?A.L. Cet acte jugé inadmissibleLa visite du Roi Juan Carlos est considérée comme une atteinte à la souveraineté marocaine. Elle secoue les relations diplomatiques maroco-espagnoles et freine leur amélioration. Je considère cet acte comme inadmissible.A.S. Passons par des voies plus royalesIl est difficile pour un Marocain par les temps qui courent, de dire que nous en avons trop fait. Il risque de se faire passer pour un antipatriote. Pourtant, je suis la première à défendre la marocanité des deux présides. Mais si nous voulons entamer des négociations, passons par des voies plus royales plutôt que d’aboyer derrière la caravane du roi d’Espagne. N.M. La Reine d’Angleterre à Gibraltar!Nous souhaitons la bienvenue en terre marocaine au couple Royal espagnol. La marocanité de Sebta et Mellilia est aussi vraie que «l’hispanité» de Gibraltar. Par ailleurs, j’aurais tant souhaité, en cette circonstance désobligeante, que Sa Majesté la Reine d’Angleterre entame officiellement une visite à Gibraltar, coïncidant avec une fête nationale d’Espagne dans le genre «d’un 6 novembre à l’espagnol». Cette monarchie voisine tellement liée à la nôtre par des liens d’amitié profonde vogue, aujourd’hui, à contre-courant de l’histoire de ces relations privilégiées. Précisons, avec force, que cette visite inopportune secoue la sensibilité de tout un peuple. Enfin, il ne peut y avoir «deux poids deux mesures» quant à la résolution respective des statuts juridiques de Sebta-Mellilia d’une part et de Gibraltar d’autre part. S.E. Que cherche l’Espagne?On se demande à quoi joue l’Espagne avec le Maroc? Que cherche au juste ce pays voisin? Soutien du Polisario, Ilot Leila, Visite d’Aznar aux terres marocaines spoliées (Sebta et Mellilia), le juge Garzon qui politise le droit... et maintenant la goutte qui va peut-être faire déborder le vase: la visite de Sa Majesté Juan Carlos de Bourbon, Roi d’Espagne. Cette visite va donner un sacré coup aux relations bilatérales entre les deux pays. De toutes les manières, le Maroc a d’autres cartes à jouer et d’autres issues. Il est loin d’être dans un cul-de-sac et aucune pression ne peut lui faire accepter l’inacceptable.I.B. MascaradeLa visite officielle du roi de l’Espagne montre clairement que le Maroc ne fournit aucun effort pour récupérer ses terres spoliées par l’Etat ibérique. Depuis belle lurette, le Maroc use tous les stratagèmes pour que la colonisation espagnole plie ses bagages et regagne son pays d’origine. Personne ne nie que Sebta et Mellilia soient des villes marocaines à 100% et que toute négociation hors ce contexte soit complètement inacceptable. Cette visite est une mascarade dans la mesure où l’Espagne fait fi à toutes les valeurs internationales et à toutes les lois régissant le bon voisinage. M.D.


    Produits bancaires islamiques: Que changera la non-fatwa des oulémas?

     «Fatwayer»Dicter son point de vue en ce qui concerne un sujet financier, économique et même politique que celui des banques suppose comprendre le fonctionnement de ces dernières. Les «oulémas» ont-ils des connaissances suffisantes dans ce domaine pour pouvoir juger et «fatwayer»? Les «oulémas» peuvent intervenir dans tous les domaines, est-ce raisonnable?C.O. Une tempête dans un verre d’eauJe pense que cette transformation du produit bancaire n’est qu’une tempête dans un verre d’eau. Je ne suis pas du tout convaincu qu’une banque puisse fonctionner et vivre sans faire de profit. Al Riba est très mal définie et on s’amuse à expliquer n’importe quoi et n’importe comment. Je mets au défi n’importe quel établissement pour accorder des prêts à taux zéro et pourtant cela existe dans un pays laïc et non musulman : la France, certes il est réservé à une certaine catégorie de citoyens. Il s’agit d’une disposition qui découle de l’équité et de la citoyenneté. Il est ahurissant de mêler la religion à l’argent en prétendant faire le contraire. On me dit que «acheter des obligations est haram», par contre «acheter des actions est halal» car il y a la notion de risque. Et ben ! si la banque prête de l’argent à un individu, elle assume le risque d’insolvabilité de son client, pourquoi donc elle n’a pas le droit à un pécule pour couvrir ce risque au même titre que celui qui couvre l’action? Pour moi, la problématique relève d’une définition exacte du mot Al riba.Le texte coranique demande une interprétation éclairée par la finance moderne pour différencier El bai (le commerce) de Al riba (usure).Fatwa ou pas fatwa, il faut impliquer les spécialistes de la finance et faire appel à l’intelligence des croyants. Je déteste qu’on décide à ma place.U.A.


    Ecoles/Universités: Quel est le diplôme le plus valorisant?

     Pas de comparaisonJe suis diplômée d’une école publique très appréciée au Maroc et en même temps je prépare un 3e cycle dans une université marocaine «dite de référence». Permettez-moi, au titre de partage d’expériences de dire qu’aucune comparaison n’est à faire entre l’école publique et l’université. C’est tout simplement le désordre. L’université est très loin d’être, enfin pour le moment, un lieu de recherche scientifique.R.M. MéthodologiePermettez-moi de vous contredire. J’ai une licence d’une université publique et je travaille dans une grande multinationale. Je peux assurer que l’université est un lieu de recherche d’apprentissage et de développement. Il faut seulement donner une chance aux jeunes diplômés des universités publiques pour prouver leur compétence et l’efficacité de leur méthodologie. N.U. Nouvelle donnePersonne ne conteste que l’enseignement public commence à perdre du terrain et les gens optent pour les écoles privées qui garantissent l’accès au champ du travail. D’une année à l’autre, les parents, en dépit de la cherté des fournitures scolaires et des frais d’inscription, inscrivent leurs enfants dans le privé. Ces écoles disposent de professeurs qualifiés et l’élève est motivé.E.M. Faux débatL’université ou l’école privée? C’est un faux débat... C’est l’homme qui compte après tout. Je connais des universitaires qui dirigent non pas des entreprises, mais des pays entiers. Je suis et je reste de ceux qui croient que les études sont faites pour se cultiver et l’entreprise pour produire (les plus grands modèles de réussite professionnels sont des analphabètes et je les respecte). C.C.


    Comment motiver vos équipes?

     Se sentir responsable...En tant que manager, je souhaite travailler avec une équipe en qui j’ai confiance. Cette équipe doit respecter l’esprit de l’entreprise et adhérer à ses objectifs. La communication et le dialogue sont primordiaux pour gérer une entreprise. M.G. Motivation, élément moteur d’une bonne gestionLa motivation est un élément primordial de la réussite d’une entreprise. C’est une réserve d’énergie, une composante du processus qui règle l’engagement dans une action. Elle ne se limite pas aux primes à débourser en fin de mois ou de trimestre. Il y a aussi le côté moral qui entre en jeu, et qui doit figurer dans la politique de gestion des ressources humaines. C’est vrai que l’idéal c’est qu’il y ait les deux (financier et moral). Mais au moins si un chef, un directeur, un gestionnaire, n’a pas les moyens et le pouvoir de booster ses équipes par le biais de récompenses financières, au moins il se doit dans l’éthique et la déontologie de la profession, de reconnaître les efforts de son entourage et à haute voix. C.M.


    Sables: Une affaire d’intouchables?

     Un don de Dieu Sur une des plus belles plages du royaume, des camions se livrent au pillage du sable toutes les nuits. Dans les villes avoisinantes le trafic du sable est effectué en toute impunité et au grand jour. J’ai eu l’idée d’interroger un élu local à ce sujet. Sa réponse m’a bouleversé. De l’environnement, il s’en fiche éperdument et avance sans scrupule que le sable est un «don de dieu et que s’opposer à son enlèvement stopperait tous les chantiers de la région».I.D. Les sables mouvants n’inquiètent plus personne!Le pillage du sable national par ces brigands célèbres puisque évoluant au vu et au su de tous, est une pratique tolérée ou plutôt «bénie» par les autorités du pays. Ce phénomène entre dans le cadre d’une corruption organisée qui vogue dans le sillage de l’impunité totale et absolue. A. R.


    Fiscalité: Ce qui va changer en 2008

     Réforme de l’IGRA quand la réforme de l’IGR pour tenir compte de l’érosion du pouvoir d’achat des fonctionnaires et employés du secteur privé à fort taux d’imposition?A.E. ISNous avons hâte de voir s’appliquer les taux par palier de bénéfice concernant l’imposition sur les entreprises.E.P. «Comptabilité type»Il est temps que les pouvoirs publics agissent dans une démocratie de la participation au budget. L’IGR, donc le salarié, reste la pièce maîtresse dans le financement du budget. Il est temps que ceux qui gagnent beaucoup d argent tout en profitant des investissements publics mettent la main à la poche. La DGI est appelée à donner une formation appropriée aux contrôleurs fiscaux et établir une comptabilité type pour chaque secteur des activités économiques.B.N. IGR sur les pensions de retraiteLa liste des exonérations fiscales est longue et on voit bien à qui elles profitent. Il s’agit d’une politique des différents gouvernements qui se sont succédé depuis l’indépendance qu’il ne sert à rien de remettre en question. Ce qui est discutable, c’est l’inégalité devant l’impôt quand on se permet de taxer les pensions de retraite alors que les pensionnés ont contribué durant toute leur vie professionnelle à l’impôt sur les salaires aussi bien qu’aux impôts indirects. Est-ce aux derniers moments de leur vie qu’ils doivent encore continuer à être imposés, alors qu’ils ont besoin de leur maigre pension pour se soigner et espérer vivre dignement? Alors! Égalité devant l’impôt?A.D.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc