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    International

    Côte d’Ivoire
    Laurent Gbagbo sanctionné par l’UE

    Par L'Economiste | Edition N°:3428 Le 21/12/2010 | Partager

    . Son isolement s’accroît . Lui et ses proches persona non grata en EuropeL’isolement de Laurent Gbagbo, un des deux présidents proclamés de Côte d’Ivoire, s’est encore accru, hier lundi, notamment avec les sanctions de l’Union européenne au lendemain des accusations d’exactions «massives» portées par l’ONU contre son camp. Choi Young-Jin, le chef de l’Onuci (l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire) a également dénoncé l’accroissement des «actes hostiles» commis depuis le 15 décembre «par le camp du président Gbagbo à l’endroit de la communauté internationale, y compris le corps diplomatique». Il a affirmé que depuis samedi dernier, le camp Gbagbo avait «commencé à envoyer des jeunes gens armés aux domiciles des personnels des Nations unies pour demander la date de leur départ ou pour y effectuer des fouilles sous prétexte de chercher des armes». «Ces visites ont surtout lieu la nuit», a précisé Choi.A Bruxelles, l’UE a décidé lors d’une réunion d’experts de sanctionner Gbagbo et 18 de ses proches dont son épouse, en leur interdisant de voyager sur son territoire. Cette décision doit être confirmée par écrit d’ici mercredi par les Etats membres de l’UE pour pouvoir entrer en vigueur. Par la voix du président Nicolas Sarkozy, la France, ancienne puissance coloniale en Côte d’Ivoire, avait lancé vendredi dernier un ultimatum à Gbagbo, l’enjoignant de quitter le pouvoir dimanche au plus tard sous peine d’être frappé par de telles sanctions.La décision de sanctions de l’UE intervient au lendemain des accusations portées par le Haut commissaire aux droits de l’homme de l’ONU, Navi Pillay, selon lesquelles les violences contre des partisans du rival de Gbagbo, Alassane Ouattara, autre président proclamé, ont fait «ces trois derniers jours plus de 50 morts». A noter que le ministre de l’Intérieur de Laurent Gbagbo, Emile Guiriéoulou, a rejeté ces accusations de «violations massives des droits de l’Homme» en Côte d’Ivoire.Le Conseil de sécurité de l’ONU devait se réunir, hier, pour étudier la prolongation de sa mission en Côte d’Ivoire au-delà du 31 décembre. Pour rappel, à l’issue du second tour de la présidentielle le 28 novembre, Alassane Ouattara a été désigné vainqueur avec 54,10% des voix par la Commission électorale indépendante mais le Conseil constitutionnel, acquis à Laurent Gbagbo, a invalidé ces résultats pourtant certifiés par l’ONU et proclamé la victoire du président sortant.Synthèse L’Economiste

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