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Politique

COP7: Entre satisfaction et déception

Par L'Economiste | Edition N°:1139 Le 08/11/2001 | Partager

. SM Mohammed VI a adressé hier un message aux participants. Les principaux pays pollueurs refusent de faire des concessions La COP7 court-elle vers le fiasco? C'est du moins ce que craignent les participants à la conférence internationale de Marrakech sur les changements climatiques. Quelques progrès ont été enregistrés depuis la dernière réunion de la COP6-bis qui s'est tenue à Bonn. Mais à l'issue d'une semaine de travaux (la conférence a débuté le 29 octobre dernier), le bilan reste globalement décevant.La réunion de haut niveau de la COP7 s'est ouverte hier avec la lecture d'un message de SM le Roi Mohammed VI, lu par son Altesse Royale le Prince Moulay Rachid. Dans son message, le Souverain a indiqué que “le Maroc assume ses responsabilités en matière de protection de l'environnement et ce, dans la limite des moyens dont il dispose”. Et d'ajouter que “les pays développés sont appelés à fournir des efforts pour sauver la planète et l'humanité des effets du changement climatique”. Pendant les neuf premiers jours, les experts des différents pays se sont attelés à trouver des compromis, essentiellement sur les mécanismes à mettre en place afin de réduire les émissions des gaz à effet de serre dont sont responsables les pays industrialisés et aider (financièrement surtout) les pays en voie de développement à surmonter les conséquences néfastes du réchauffement de la planète (concernant ce dernier point, le Maroc est un exemple édifiant). Des pays de l'hémisphère Sud souffrent également de la sécheresse et des catastrophes climatiques. On s'attend aussi à ce que des négociations politiques soient entamées lors des trois derniers jours. Les ministres et autres chefs de délégation doivent présenter leurs déclarations officielles. Pour l'heure, les négociations se poursuivent entre les différents groupes de pays. Les réactions les plus radicales émanent du groupe “Parapluie” qui regroupe l'Australie, la Nouvelle Zélande, la Russie, le Canada et le Japon. Ces pays veulent carrément revoir les avancées de la réunion de Bonn. L'Union européenne a adopté pratiquement la même attitude. Quant aux Etats-Unis, ses représentants ont été on ne peut plus clairs lors d'une conférence de presse, jeudi dernier, dans laquelle ils ont annoncé leur “refus d'adhérer au Protocole de Kyoto”. C'est la raison pour laquelle certains parlent déjà “d'échec” de la COP7. Il faut dire que les enjeux sont énormes. La réduction des gaz à effet de serre entraîne des dépenses extraordinaires de la part des pays. Le Dr Abdelali Dakkina(1) estime que ces réductions ont également pour conséquences “un changement radical du mode de consommation des populations concernées”. En d'autres termes, le mode de vie des citoyens des pays du Nord doit évoluer vers une plus grande économie d'énergie polluante, sans parler de l'utilisation d'énergies propres. Il est donc délicat de faire accepter une réduction d'émission de gaz à effet de serre aux pays riches. Ces derniers ont trouvé une solution de rechange: octroyer des aides technologiques et financières aux pays en développement. Le montant des aides n'a pas encore été déterminé. C'est l'un des points importants des négociations et consultations, surtout de manière informelle.oAbdelmohsin EL HASSOUNI (1) Le Dr Abdelali Dakkina est le directeur du Centre d'Information sur l'Energie Durable et l'Environnement (CIEDE).

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