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Politique

Rentrée syndicale chaude chez les islamistes

Par L'Economiste | Edition N°:1139 Le 08/11/2001 | Partager

. Ils ont appelé à deux grèves successives dans l'enseignement et la santé Les islamistes inaugurent leur rentrée syndicale par une double action. Ils ont appelé à une grève dans le secteur de l'enseignement le 13 novembre, suivie d'une autre dans la santé le 21 du même mois. Abeslam Mâati, secrétaire général de l'Union Nationale du Travail au Maroc (UNTM), a donné une conférence de presse hier mercredi à Rabat pour expliquer les raisons derrière les deux mouvements.Pour l'enseignement, c'est le projet du statut du personnel enseignant qui est encore une fois fustigé. Les islamistes y opposent leur veto, car il a été concocté sans eux. Signé en grande pompe en décembre dernier par la CDT, l'UGTM, l'UMT et le ministère de tutelle, cet accord n'arrive pas à voir le bout du tunnel, essentiellement pour des raisons budgétaires. Sa réalisation coûtera annuellement à l'Etat près de 6 milliards de DH. L'importance de cette somme annonçait déjà que le Ministère de l'Economie et des Finances ne serait pas emballé, malgré son grand effet électoral. Finalement, c'est la vision comptable qui l'a emporté dans le projet de budget 2002. Celui-ci ne fait aucune mention au nouveau statut. Déchantés, les syndicats signataires de l'accord ont appelé leurs troupes à observer une grève de deux jours les 14 et 15 novembre, soit un jour après le mouvement des islamistes. En principe, les deux actions sont distinctes, car il n'y a eu aucun arrangement préalable. Mais le patron de l'UNTM n'exclut pas la possibilité de proroger la grève de son syndicat jusqu'au 14. L'objectif, pour lui, est de “soutenir le cahier revendicatif des enseignants et non pas telle ou telle centrale”. Abdeslam Mâati exploite malicieusement la déception des trois syndicats pour leur donner des leçons. Il avance, sans le dire ouvertement, que ceux-ci sont quand même fautifs, car ils ont signé “un chèque en blanc”. D'après lui, “l'accord n'était ni plus ni moins qu'une manoeuvre du gouvernement pour calmer les esprits échauffés”. Il reste que le secteur de l'enseignement sera paralysé pendant trois jours successifs et ce, au moment où le projet de budget se discute au Parlement. La grève sera donc un outil pour faire fléchir le gouvernement. La pression risque d'être encore plus forte à la deuxième chambre où les syndicats sont représentés. Une semaine après leur grève dans l'enseignement, les islamistes reviendront à la charge via un autre mouvement dans la santé. Abdelkader Terfai, secrétaire général du syndicat de ce secteur, a réitéré la situation alarmante dans les hôpitaux due au manque de moyens. Il a surtout fustigé le déficit flagrant en médicaments à cause de la centralisation des achats. Pour lui, cette dernière mesure est insensée d'autant que les marchés pour cet approvisionnement n'ont pas encore été lancés. Nadia LAMLILI

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