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Economie

Contrats spéciaux de formation
«L’OFPPT a traité tous les dossiers de remboursement»
Entretien avec Larbi Bencheikh, DG de l’Office

Par L'Economiste | Edition N°:1933 Le 06/01/2005 | Partager

Le scandale des contrats spéciaux de formation (CSF) fictifs continue de faire des remous. Retard dans les remboursements, réforme du manuel des procédures visant à verrouiller le système, rôle de l’Ofppt dans le système…Larbi Bencheikh apporte des éclaircissements. -L’Economiste: Quel est le rôle exact de l’Ofppt dans le système des contrats spéciaux de formation?- Larbi Bencheikh: Le rôle de l’Office est clairement défini depuis la première réforme des CSF en 1996. L’Ofppt assure le secrétariat, c’est-à-dire qu’il reçoit les dossiers transmis par les entreprises, les examine, les instruit et les remet aux Comités régionaux des CSF au sein desquels siègent, entre autres, les représentants des salariés et des employeurs. Ces comités décident de l’octroi ou non du budget pour les financements présentés. Une fois le remboursement accordé par le comité régional, l’entreprise est saisie par l’Office pour signer la convention pour la réalisation de son plan de formation. Lorsque ce plan est réalisé, la société présente des pièces justificatives pour être remboursée. - Où en est-on actuellement dans les remboursements? - Suite au dernier scandale des CSF, le comité de gestion de l’Office s’est réuni et a décidé ce qui suit: les comités régionaux doivent, pour débloquer la situation, se mobiliser afin de traiter tous les dossiers qui leur ont été transmis par l’Office. Nous avons également décidé de procéder à des contrôles physiques plus fréquents. Ainsi, les actions seront contrôlées pour moitié dans la région de Casablanca et en totalité pour les autres régions. Enfin, nous avons décidé de revoir le manuel des procédures. D’ailleurs, une équipe travaille actuellement à cette refonte. Concernant le déblocage des remboursements et suite au comité de gestion de l’Ofppt et aux orientations du Premier ministre, l’Office s’est mobilisé pendant tout le mois d’août pour traiter les dossiers. Aussi, toutes les demandes, soit 1.200, ont été transmises aux comités régionaux. Nous avons également traité tous les paiements et sommes actuellement à plus de 7 millions de DH de paiements pour l’année 2004. - Avez-vous des échos sur les résultats de l’instruction judiciaire qui est en cours?-Il faut savoir que la division chargée des CSF dépendait auparavant de la direction régionale de Casablanca. En 2002, étant donné le nombre important des actions de formation, j’ai décidé de rattacher cette division à la direction centrale de la Formation en cours d’emploi. J’ai également exigé de cette direction d’élaborer un système d’information permettant d’avoir une traçabilité des dossiers. Nous avions alors décidé d’arrêter une date butoir, le 31 mars, pour déposer les dossiers de remboursement. Et c’est là que nous avons constaté que certaines entreprises attendaient toujours le dernier délai pour déposer leurs dossiers. Le 16 avril 2004, une secrétaire a constaté que 14 dossiers portaient la même signature et le même opérateur de formation. J’ai donc été saisi verbalement par le directeur de la Formation en cours d’emploi, et je lui ai demandé d’effectuer des investigations. Celles-ci ont montré qu’il n’y avait ni formation ni salarié et même pas d’entreprise. Suite à cela, j’ai saisi le président du conseil d’administration de l’Office pour l’informer du résultat de l’investigation et lui demander de saisir l’Inspection générale des Finances. Après, l’Office et le département de tutelle ont porté plainte contre x. Actuellement, il y a 5 personnes sous les verrous, 2 délégués régionaux du secrétariat d’Etat chargé de la Formation professionnelle et trois personnes de l’Office. Il y a également deux personnes recherchées et présumées être les patrons des sociétés fictives. Ces deux personnes sont totalement étrangères à l’Office.- Quels sont les principaux chantiers de l’Office en 2005?- L’Office a ouvert depuis deux ans plusieurs chantiers. Ceux-ci concernent la qualité de la formation, le développement des dispositifs, l’optimisation et la rationalisation des moyens aussi bien humains que matériels. Et bien sûr la réalisation du programme gouvernemental prévoyant la formation de 400.000 personnes d’ici 2007-2008. Nous envisageons également de développer des partenariats avec le monde professionnel à travers les associations professionnelles et les zones industrielles. - Et les principales réalisations de l’année précédente?- Nous avons été saisi, par la Primature pour augmenter nos effectifs. Nous avons alors défini un plan de développement entériné par le Premier ministre. Ainsi, entre 2003 et 2004, on est passé de 57.000 à 92.000 stagiaires. Entre 2004 et 2005, nous comptons monter à 104.000 stagiaires pour atteindre 114.000 en 2006. L’année dernière, nous avons réalisé une formation pour les centres d’appels pour plus de 2.000 personnes à travers plusieurs villes. Toutes ces personnes ont été recrutées par l’un des nombreux call centers établis au Maroc. Propos recueillis par Naoufal BELGHAZI

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