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Economie

Tourisme: C’est quoi «un client de luxe»

Par L'Economiste | Edition N°:1933 Le 06/01/2005 | Partager

. Les nuitées de luxe coûtent 22 fois plus cher que celles des établissements non classés. L’hyperluxe contribue à faire rayonner l’image des pays à l’international Si l’on veut être considéré comme un touriste de luxe, il faut héberger dans un hôtel, une résidence, un château, un palace, un riad ou un bateau, où la nuitée est facturée à au moins 550 euros, soit environ 6.000 DH! C’est la définition que donne un groupe d’experts d’Eurostaf dans une étude sur le tourisme de luxe, commandée par le gouvernement français. Objectif: définir un «seuil de luxe», déterminer le profil de cette clientèle bien particulière et très lucrative, évaluer le chiffre d’affaires qu’elle génère. Les recommandations serviront à la définition d’une politique dédiée à ce segment. Cette clientèle à haute contribution, toutes les destinations se l’arrachent. D’après les investigations réalisées par le cabinet français, il s’est avéré que les consommateurs acceptent de payer en moyenne 22 fois plus cher un produit de luxe (meuble, montre, vêtement, automobile, chaussure…) par rapport à un produit entrée de gamme. En appliquant ce coefficient multiplicateur au secteur du tourisme, le cabinet a réussi à fixer un «seuil du luxe», en multipliant par vingt-deux les tarifs des services entrée de gamme. Au niveau de l’hôtellerie par exemple, le seuil du luxe a donc été établi à 550 euros (soit 25 fois 22), 25 euros étant le tarif d’une nuitée dans un hôtel sans étoile. Toujours grâce à ce même coefficient multiplicateur, des seuils de luxe ont été fixés pour les résidences de tourisme, les villas à louer, les séjours en péniche, les résidences secondaires, le yatching privé, la location de voitures, l’aviation privée, la restauration, l’hélicoptère… Dans cette étude, le prix a été retenu comme seul critère pour définir le luxe. D’après les auteurs du rapport, le facteur le plus important à prendre en compte reste l’hébergement. Ensuite, viendront s’ajouter des éléments comme la restauration, le casino, la location de voitures… Pour ce qui est de l’hôtellerie, il faut distinguer les chambres classiques des suites royales et diplomatiques… Ces dernières attirent les leaders d’opinion (chefs d’Etat, diplomates…) et contribuent à faire rayonner l’image luxe de la France à l’international. Pour le cas du Maroc, La Mamounia à Marrakech par exemple est connu pour avoir hébergé des grands noms comme Churchill ou des stars de cinéma. Ces suites royales entrent dans le champ de «l’hyperluxe», à distinguer du luxe «élémentaire». L’hébergement en bateau, yacht ou voilier relève généralement de la consommation de luxe lorsque la location hebdomadaire d’un bateau dépasse les 3.900 euros, selon Eurostaf. Parmi les hébergements luxueux, citons aussi les châteaux en France et bien sûr les riads à Marrakech essentiellement, qui sont très à la mode dans le monde de la jet-set. Pour ce qui est du marché de la restauration, Eurostaf a pris comme base de référence pour un menu la somme de 5 euros. Cinq multiplié par 22 donne un seuil de luxe de 110 euros pour un menu de luxe. En France, les restaurants étoilés dans le guide du Michelin représentent 80% des restaurants luxe, est-il indiqué. Au casino, un jeu dont le prix est supérieur ou égal à 22 euros est considéré comme du luxe. L’intégralité des jeux de table (roulette anglaise, Blach Jack, Punto Banco…) entrent dans le périmètre du luxe. En revanche, les machines à sous n’en font pas partie lorsque l’accès au casino est gratuit. Au niveau de la location de voiture, tout forfait journalier facturé à 1.600 euros ou plus est considéré comme du luxe. Marques concernées: Ferrari, Aston Martin, Rolls-Royce, Mercedes, BMW rallongées, avec ou sans chauffeur. Le même seuil de luxe est appliqué pour l’avion et l’hélicoptère, dans la mesure où ce seront aussi des trajets effectués en privé (par opposition aux transports en commun).


Des habitués et des occasionnels

Les Américains, les Asiatiques (essentiellement Japonais, Chinois, Taïwanais), les Emiratis, les Russes, les Européens sont ceux qui effectuent le plus de voyages de luxe. Ceux provenant des pays développés sont constitués des élites, des hauts revenus et des classes moyennes. Ils se comptent par millions. L’autre contingent des clients vient des pays du Moyen-Orient et du Golfe. Il y a enfin les nouveaux riches des pays émergents (plusieurs milliers de personnes). Cette clientèle voyage soit dans le cadre d’un voyage d’agrément, soit pour des affaires. La clientèle affaires est segmentée en trois familles: les représentants étatiques, les Mice (Meeting, incentive, congress and exhibition) et la clientèle liée au show-business. Evidemment, les budgets consentis ne seront pas les mêmes. Pour un même individu, les dépenses d’hébergement et de restauration sont plus élevées dans le cadre d’un tourisme d’affaires que dans le cadre d’un tourisme de loisirs (où le consommateur est payeur). Parmi eux, il y a les habitués à fort potentiel, les habitués à petit potentiel, les recrutés à fort potentiel et enfin les recrutés à petit potentiel. Nadia BELKHAYAT

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