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Par L'Economiste | Edition N°:1866 Le 01/10/2004 | Partager

Editorial: Les pesticides, un réel danger de santé publique

EN aucun cas, l’appel de Paris (www.appel.artac.info)ne peut passer inaperçu au Maroc. Lancé le 7 mai 2004, pour dénoncer les dangers sanitaires de la pollution chimique, cet appel ne peut que motiver les ONG nationales à persévérer dans leur lutte contre l’utilisation anarchique et incontrôlée des pesticides. Les effets négatifs des retombées économiques et sanitaires de leur utilisation sont mal appréhendés par l’Etat. Et les appels lancés par les ONG (environnement et défense du consommateur) lors des séminaires, forums, rencontres et par le biais des médias ne semblent avoir aucun écho. Car il est regrettable que les produits interdits dans d’autres pays continuent à être utilisés sans interventions des autorités responsables. Le défi européen, à savoir le système de traçabilité à partir du 1er janvier 2005, sera-t-il relevé à cette échéance? Dans ce domaine, la politique de l’autruche ne fera qu’aggraver la triste réalité. En effet, il est connu que certaines menthes sont traitées par des produits d’origine inconnue ou périmés. Pire, pour lui donner de l’éclat, des agriculteurs l’arrosent de Grésyl (produit d’hygiène). Le problème des intoxications aiguës aux pesticides prend beaucoup d’ampleur. Il y a lieu de rappeler que ces intoxications occupent la quatrième place en matière des causes d’intoxications (plus de 13,37%) et provoque la mort de 23,37% des personnes intoxiquées déclarées.En additionnant les problèmes de l’environnement à ceux de la santé publique, toute lutte se trouve confrontée au commerce illégal des produits périmés, d’origine inconnue et de mauvaise utilisation. La commercialisation des pesticides ne doit en aucun cas rester entre les mains de non-professionnels et l’ouverture d’un débit doit répondre à des conditions draconiennes, normes et niveau de formation.Pour lutter contre les multiples atteintes des pesticides à la santé publique et à l’environnement, il s’avère urgent de coordonner les efforts des différents intervenants, en commençant par:- l’élaboration de textes de loi organisant le secteur;- la mise à niveau des commerçants;- la sensibilisation des agriculteurs;- l’évaluation des résidus dans notre environnement, dans notre alimentation (fruits, légumes, viandes, laits, miels, etc.), dans nos cours d’eau, dans nos nappes phréatiques et dans les organismes vivants.❏Bouazza KHERRATIAMPOC-Ké[email protected]


Actualités: La CAC-Maroc à Paris et Bruxelles

LES représentants des associations des consommateurs réunis au sein de la CAC-Maroc se sont rendus à Paris et Bruxelles la semaine dernière. L’objectif de la mission est d’établir des contacts, de bénéficier de l’expérience menée par les instances hôtes et d’en profiter pour développer une compétence locale. De même, mieux représenter, utiliser les meilleurs moyens pour la représentativité, la sensibilisation et la défense des droits des consommateurs. Pour rappel, cette visite entre dans le cadre du projet Amélioration de la qualité des produits agroalimentaires financé par la GTZ.Abdellah [email protected]


Eco-Info

. Les pesticides et l’augmentation des cancers En 2003, une étude publiée en France sur l’évolution de l’incidence et de la mortalité dues au cancer a montré que la période entre 1978 et 2000 a vu le nombre de cancers augmenter en valeur absolue de 63% (de 170.000 à 278.000 ) et que le tabagisme, jusque-là incriminé, n’est responsable que du quart des atteintes. Et que les pesticides et plus particulièrement le DDT sont aussi sur la liste noire. Depuis 1971, le DDT est interdit d’utilisation en France pour son caractère cancérigène pour l’homme. Ayant connu ses heures de gloire dans les années 1940, le DDT continu, malheureusement, à être vendu partout dans les pays du Sud et certainement au Maroc?❏Abdelaziz [email protected]. L’avalanche des produits chimiques La production mondiale de substances chimiques est passée de 1 million en 1930 à 400 millions de tonnes en 2004. Le nombre de substances chimiques décrites est de l’ordre de 20 millions et en 1981 on pouvait en compter 100.106 enregistrées et commercialisées. Alors que depuis cette date, 2.747 substances nouvelles produites ou importées à raison de plus de 1.000 tonnes par an doivent être évaluées en France. Tâche très difficile à réaliser. Cependant, seules 141 substances sur 100.000 autres sont en cours d’évaluation. Que dire du Maroc, quand un pays comme la France reste impuissant devant cette avalanche de produits chimiques?❏Mohammed HIRCHAMPOC-Ké[email protected]. L’appel de ParisDéclaration: Convaincus de l’urgence et de la gravité de la situation, déclarons que:- le développement de nombreuses maladies actuelles est consécutif à la dégradation de l’environnement,- la pollution chimique constitue une grave menace pour l’enfant et pour la survie de l’homme,- notre santé, celle de nos enfants et des générations futures étant en péril, c’est l’espèce humaine qui est en danger.Nous appelons les décideurs politiques à prendre toutes les mesures nécessaires en conséquence, et en particulier: - Interdiction des produits dont le caractère cancérigène, mutagène ou reprotoxique est certain ou probable chez l’homme;- appliquer le principe de précaution vis-à-vis de tous les produits chimiques pour lesquels, en raison de leur caractère toxique, ou leur caractère très persistant, bioaccumulable et toxique tels que définis internationalement, il existe un danger présumé grave et/ou irréversible pour la santé animale et/ou humaine, de façon générale pour l’environnement, sans attendre la preuve formelle d’un lien épidémiologique, afin de prévenir et d’éviter des dommages sanitaires ou écologiques graves et/ou irréversibles;- promouvoir l’adoption de normes toxicologiques ou valeurs seuil;- application du principe de précaution;- inciter les Etats à obliger toute personne à assumer la responsabilité de ses actes ou carences à agir;- inciter les Etats de mettre en œuvre des mesures pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.❏Mohammed OUHSSINEAMPOC-Ké[email protected]

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