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Les îles Maldives, destination «lune de miel»

Par L'Economiste | Edition N°:1866 Le 01/10/2004 | Partager

. 350.000 habitants, près de 400.000 touristes. Diversité, promotion…Les enseignements pour le MarocUne île peut en cacher une autre. Cette image, qui colle parfaitement aux îles Maldives, séduit les voyageurs les plus indifférents. Sable blanc, faune tropicale, soleil et lagons bleu azur sont les caractéristiques de ces “ îles de rêve”, perdues au cœur de l’Océan Indien. Considérées comme “le dernier paradis sur terre”, ces perles de l’Océan sont officiellement au nombre de 1.190. Mais en réalité, il y a beaucoup d’îles désertes qui disparaissent en raison de leur petite superficie qui dépasse rarement un kilomètre carré. La vie aux Maldives est en effet intimement liée à la mer mais aussi au tourisme. Il y a autant d’habitants que de touristes (près de 350.000 habitants et un peu plus pour les touristes chaque année), une clientèle essentiellement moyenne et haut de gamme. Emirates Airlines a inscrit la promotion de cette destination dans ses objectifs de développement. Au Maroc, la campagnie dessert la capitale Malé via son hub de Dubaï. Emirates Holidays(1), la filiale marocaine de la branche voyages du groupe, a vendu l’année dernière 320 packages (à 7.700 DH en demi-pension!). C’était juste une promotion pour encourager les Marocains. Cette année, il existe différents types de packages selon le type de l’hôtel, la période et le type de chambre (voir encadré). Après les Maldives, le prochain cap sera les destinations Bierut et Shanghai, selon Ali Al Shamsi, directeur régional de la campagnie pour le Maroc, le Sénégal et la Mauritanie. Pour les responsables d’Emirates, le marché marocain, en tant qu’émetteur, recèle des potentialités, pour peu que les tarifs soient compétitifs. Essentiellement tournés vers l’Europe, particulièrement l’Espagne, les Marocains s’intéressent de plus en plus aux destinations asiatiques dont la Thaïlande, actuellement très en vogue. “La Thaïlande est moins chère certes. Cela est dû aux coûts d’exploitation moins importants que ceux des Maldives”, souligne Shoumo Mukherjee, directeur Marketing d’Universals Resorts, qui gère 10 îles-hôtels de luxe aux Maldives. Sur le plan économique, le niveau de vie dans les Maldives se situe dans la même tranche que le Maroc (2.000 dollars de PIB par habitant contre un peu plus de 1.200 dollars pour le Maroc). Dans les deux cas, la place du tourisme est prépondérante. Mais la comparaison s’arrête là. Aux Maldives, c’est le tout-balnéaire. Près de 88 îles sont réservées à l’accueil des touristes, selon le concept des “Island-resorts” ou les îles-hôtels. La destination la moins chère, Kuramathi Village (trois étoiles), se vend à 90 dollars la nuitée. La plus chère, soient les îles de Kurumba et de Barros, peut aller jusqu’à 2.000 dollars. La gestion des îles se fait sous forme de concessions. Elles sont louées pour 35 ans renouvelables. Kurumba, la première île-hôtel construite en 1972 et une des destinations les plus chères (270 dollars au minimum) verse chaque année 1,2 million de dollars de redevances au gouvernement. La position géographique et les richesses naturelles des Maldives font d’elles une destination privilégiée pour les touristes en quête de tranquillité et de discrétion. Les Maldives séduisent essentiellement les couples en lune de miel ou les personnes âgées. C’est un marché traditionnellement dominé par la clientèle de l’Europe de l’Ouest qui forme plus de 80% des touristes. Les Anglais et les Allemands à la recherche de la diversité forment le plus gros contingent. Cette diversité que le Maroc n’a pas su mettre en valeur. Sa seule station balnéaire, Agadir, ne s’est pas recyclée, causant le départ des Allemands. C’est un des plus gros ratages du tourisme. Avec la vision 2010 et les différents produits d’appels en projet, l’exemple des Maldives est plein d’enseignement. Les îles ont misé sur des concepts originaux tout en préservant le cachet local. Soleil et baignade même sous la pluie tropicale, sont garantis en plus du cadre exotique qui diffère d’une île à l’autre. Le point commun entre toutes les îles sont les bungalows. Mais chacune à son cachet particulier. On passe allégrement des bungalows de luxe de Kurumba à ceux enclavés naturellement et entourés par la faune tropicale de Barros. A Laguna et dans d’autres îles aussi, on propose des bungalows “aquatiques”, construits en plein lagon et dotés des équipements les plus modernes. “Il faut compter 2.000 dollars la nuitée. Les réservations se font une année à l’avance”, indique Laura Torons, responsable Marketing de l’hôtel Laguna. Les îles essayent de profiter au maximum de toutes les potentialités naturelles. Tout ce qui est en relation avec la mer a été exploité pour le tourisme: sports nautiques, plongée sous-marine, pêche, excursions…Et pas seulement pour les initiés. Les hôtels dispensent des cours d’apprentissage sur place. Une initiation à la plongée sous marine coûte près de 229 dollars. Le touriste partira ainsi avec un plus. Autre diversité, les hôtels sont dotés de restaurants spécialisés pour satisfaire tous les goûts: indien, chinois, italien, libanais... Malgré son succès, la destination ne baisse pas la garde. Le Proche-Orient constitue une nouvelle niche en cours de développement. Et pour cause: la clientèle de luxe y est nombreuse. De nouveaux clients signifient de nouvelles rentrées d’argent, de nouveaux emplois et des possibilités pour aménager d’autres îles. Les îles-hôtels sont en constante rénovation. Laguna s’apprête ainsi à réduire le nombre de ses bungalows pour mettre en exergue le caractère “intime” de la destination. Il faut savoir que les Maldives ont longtemps vécu à l’écart. La première île-hôtel a été construite en 1972. Et depuis, 88 îles ont été aménagées. De même, la toile de la vente à l’international est solide. Le groupe Universals Resorts, géré par le magnat des affaires Mohamed Umar Maniku, a noué des alliances stratégiques avec quatre TO mondiaux: Kuoni UK, l’Allemand TUI, Emirates Holidays et Gateway Italy. Il faut dire que la destination se vend toute seule. Le taux d’occupation oscille entre 75 et 100% sur toute l’année. De quoi faire rêver nos hôteliers marocains. La recette n’est pourtant pas magique. Les îles-resorts dépensent énormément d’argent dans la promotion. Après sa rénovation, l’hôtel de Kurumba a dépensé près de 300 millions de dollars pour sa promotion dont 70% injectés dans le marché anglais. Par comparaison, le budget de l’Office national marocain du tourisme (ONMT) est à peu près de 50 millions de dollars dont plus de la moitié engloutie par les frais de fonctionnement.Une des raisons de la réussite du tourisme aux Maldives est son alignement sur les tendances mondiales. Le bien-être est la priorité des priorités. Les spas, les centres de santé et de sport, connaissent un succès fou. Au Maroc, rares sont les hôtels qui offrent ces produits. Mais on en trouve depuis peu à Marrakech et Agadir , où l’activité de remise en forme se développe. Pourtant la clientèle est abondante. Dans les spas, les clients raffolent des différents types de massage avec des huiles locales et dont l’offre minimum est à 80 dollars. On trouve aussi les thérapies manuelles en vogue comme la fasciathérapie (soins des fascias, c’est-à-dire des tissus qui enveloppent les muscles et les os) ou le pilatis (enchaînement d’exercices pour activer les muscles faibles et relâcher les muscles trop tendus). Ceci sans compter les différents types de yoga, les soins de visage et les centres thermiques. A Four Seasons, une des marques hôtelières internationales présentes aux Maldives, propose même du yoga pour enfants.


Grosses commandes

La flotte d’Emirates dessert maintenant 77 destinations dans 54 pays du Moyen-Orient, de l’Europe, de l’Asie, de l’Océan Indien, de l’Australie, de la Nouvelle-Zélande et de l’Amérique du Nord. Tous partent de Dubaï, le quartier général. Son aéroport est devenu la plus importante plate-forme du transport aérien du Moyen-Orient. La flotte des Emirates contient 69 avions. Elle est doublé tous les quatre ans. Les joyaux de la couronne seront les nouvelles machines d’Airbus et de Boeing. La compagnie est le premier client de l’A 380 avec 45 avions commandés dont la livraison est prévue entre 2006 et 2012. Ce fameux avion coûte plus de 250 millions de dollars pièce (prix catalogue). Emirates a aussi commandé 30 Boeing 777-300ER, super-puissants.


Les offres

Emirates dessert la destination Malé à partir de Casablanca 4 fois par semaine, avec 1h 30 de transit a l’aéroport de Dubaï. Il existe une panoplie d’offres de packages. Le coût dépendra du budget des clients. Les prix varient selon le type de l’hôtel et la période du voyage et aussi le type de chambre. Un séjour dans un hôtel 3 étoiles en demi-pension par personne en chambre double normale coûtera 14.850 DH, billet d’avion compris Un séjour dans un 5 étoiles en demi-pension par personne en water bungalow double coûtera 35.500 DH, billet d’avion compris.


Carte de visite

■ Langue: Divehi■ Capitale: Malé■ Régime politique: présidentiel, le président est Maumoon Abdul Gayoom■ Superficie: 298 Km2■ Monnaie: Rufiyaa■ Religion: Islam■ Climat: tropical, chaud, humide, sec; mousson au nord-est (de novembre à mars); pluvieux, mousson au sud-ouest (de juin à août)Ressources naturelles: poisson■ Géographie: 1 190 îles coralliennes regroupées en 26 atolls (200 îles habitées, plus 80 îles avec des camps pour touristes); archipel à la position stratégique par rapport à des routes maritimes majeures de l’Océan Indien.■ Taux de mortalité des moins de 5 ans: 77 pour mille■ Population: 309.000 habitants■ Densité: 822 hab/km2■ Nombre annuel de naissances: 11.000■ RNB par habitant: 2.090 dollars■ Espérance de vie à la naissance: 67 ans■ Taux net de scolarisation/fréquentation à l’école primaire: 99%


Dubaï: Un «5 étoiles» tous les deux mois!

. Genève du Proche-OrientL’impression que laisse Dubaï chez les visiteurs est celle d’une légende urbaine. Ce bout de désert, de 3.900 mètres carrés, où la température peut atteindre les 52 degrés en été, a complètement changé de visage ces deux dernières décennies. Devenu paradis du shopping et du tourisme de luxe, cet émirat témoigne de la volonté des “maîtres” de Dubaï de construire une ville solide sur le sable. Fini le temps où Dubaï était une terre aride et deux villages séparés par un bras de mer que de rares bédouins visitent parfois. C’est surtout cette destination qu’Emirates Airlines veut promouvoir à travers ses packages pour les Maldives. Ces offres contiennent un passage de deux jours par Dubaï, soit à l’aller ou au retour pour s’imprégner de la ville. Le développement de la compagnie, propriété du petit émirat, est intimement lié à celui de Dubaï. Le pouvoir a compris que la manne pétrolière ne durerait pas longtemps. Il mise sur le tourisme, les services et les infrastructures: le Media center, l’Internet center, les hôtels de luxe, les innombrables centres commerciaux et autoroutes à quatre voies. La recette: on encourage les investissements étrangers, via des facilités financières, et on importe la main-d’œuvre. Dubaï est une zone franche, constituée majoritairement par les expatriés, toutes nationalités confondues. On les appelle “les invités de travail”. Les autorités font attention à ne pas leur accorder un statut privilégié par rapport aux autochtones. Ils sont là pour travailler uniquement. La nationalité est presque impossible à acquérir. Tandis que les Emiratis reçoivent un double salaire, se voient offrir une maison à leur mariage et une parcelle de terrain de 200 mètres carrés quand ils ont le deuxième enfant. Il se construit aujourd’hui à Dubaï un hôtel cinq étoiles tous les deux mois et la concurrence fait baisser le prix des chambres qui atteignent des sommes hallucinantes. Burj Al Arab, l’hôtel le plus luxueux du monde, est construit sous forme de voilier. Sa coque est une île artificielle. Prix de la nuitée: de 1.048 à 7.351 dollars! Caviar à volonté au buffet, des restaurants sous-marins, ou dans une boule de crystal au milieu d’un aquarium, cet hôtel, qui ne contient que des suites, défie l’imagination. Les autres hôtels sur Al Joumeira beach, des cinq étoiles, témoignent d’une liberté de création. Le One & Only Royal Mirage est construit à la marocaine. Carrelage, fontaine, tapis et décoration du plafond, renvoient fortement au style des villes du Sud. Il faut dire que la main-d’oeuvre marocaine est nombreuse à Dubaï. Elle travaille essentiellement dans le tourisme et le commerce. Le projet le plus en vue est celui de deux îles artificielles en forme de palmier aujourd’hui en cours de construction.Nadia LAMLILI------------------------------------------------(1) cww.emirates.com

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