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Economie

Conjoncture: Un bon démarrage... à confirmer

Par L'Economiste | Edition N°:1746 Le 13/04/2004 | Partager

. La pluviométrie est toujours le plus important des baromètres . Agriculture satisfaisante, BTP et énergie, mauvais élèves . Le solde commercial en amélioration Bonnes prémices de croissances de l'économie nationale pour 2004. Le rapport de la direction de la Politique économique générale (DPEG), réalisé en janvier dernier, est pour le moins optimiste. Il fait état de résultats satisfaisants de la campagne agricole écoulée et des perspectives prometteuses de celle qui est en cours. De plus, “l'activité économique serait impulsée par le bon comportement de certains secteurs non agricoles”, poursuit le rapport. Allusion est faite au commerce, tourisme, au secteur minier et, dans une moindre mesure, l'industrie, l'énergie et les BTP. Ainsi, l'activité touristique nationale a enregistré au début de l'année 2004 des signes d'amélioration avec l'augmentation, à fin janvier de 24,2% du nombre de touristes étrangers. cette évolution est attribuable à la hausse des arrivées de touristes en provenance de la France, d'Espagne et d'Allemagne, principaux marchés émetteurs européens, respectivement de 38,2, 49 et 6%. Les nuitées globales dans les hôtels classés se sont accrues de 6,4% à fin janvier 2004. La progression des nuitées réalisées par les marchés français et espagnols, respectivement de 22 et 58,1%, est en grande partie à l'origine de cette performance. Le tout soutenu par la densification des lignes Paris-Marrakech et Paris-Fès, avec l'introduction de vols supplémentaires et l'ouverture d'une nouvelle ligne Madrid-Marrakech. Par ailleurs, les résultats de l'enquête nationale sur l'emploi, réalisée par la direction de la Statistique, démontrent que la population active a atteint 10,9 millions d'habitants en 2003, en hausse de 5% par rapport à l'année précédente. “L'appréciation de l'offre de travail dans le milieu urbain et rural respectivement de 4,6 et 5,5% est à l'origine de cette évolution”, révèle l'étude.


Investissements en logement

Par ailleurs, et dans un contexte d'inflation maîtrisée, la consommation des ménages devrait rester bien orientée en 2004 en raison de l'affermissement des revenus des ménages ruraux, conséquemment à l'amélioration de la campagne agricole. De plus, les ménages pourraient accroître leurs investissements en logement et en bien durables compte tenu du processus de détente des taux d'intérêt et des dispositifs mis en place par les pouvoirs publics pour faciliter l'accès au logement économique. La demande des entreprises a, quant à elle, stagné à fin janvier 2004. “Et ce, même si le premier mois de l'année n'est pas très significatif pour analyser tout comportement conjoncturel”, tempèrent les rédacteurs du rapport. Toujours est-il, la hausse de 27,6% des achats des produits bruts a permis de contrebalancer le recul des importations des biens d'équipements industriel hors avions et des demi-produits respectivement de 0,6 et 7,6%. Toutefois, cette tendance n'a pas empêché la progression, à fin janvier 2004, de 12,9% des crédits accordés par les banques à l'équipement après une baisse de 7,6% en 2003.Du côté des échanges commerciaux, les chiffes provisoires de l'Office des Changes (OC) dénotent d'une nette progression des flux commerciaux avec l'étranger, à fin janvier 2004, de 6,3% après une évolution de 10,1% au cours de la même période en 2003. “Ce résultat est attribuable à l'accroissement des exportations et importations de 11,2% et 3,3%”, précise l'étude. L'évolution des exportations s'explique par les contributions positives des produits finis de consommation et des demi-produits de 7,2 et 9,2 points. Néanmoins, la contribution des exportations des produits alimentaires à la croissance des exportations totales a été négative (-8,1%), en lien avec le recul des ventes de produits agricoles, et surtout celles des crustacés, mollusques et coquillages. En revanche, l'augmentation des importations à fin janvier est principalement due au renchérissement de la facture pétrolière suite à l'augmentation des quantités du pétrole importé. Aussi, les importations hors pétrole ont régressé, à fin janvier, de 5,1%. Après s'être considérablement accrues en 2003, les importations des biens d'équipement n'ont, pour leur part, progressé que de 1,5%. De même, le rythme d'accroissement des achats des biens de consommation est passé, à fin janvier, de 6% en 2003 à 2,8% en 2004. Quoiqu'il en soit, le taux de couverture des importations par les exportations s'est amélioré de 4,7 points, atteignant ainsi 65,7%. Ce qui se traduit par un allégement du solde commercial de 9,1%. Du reste, et en matière de finance publique, le premier mois de cette année a été caractérisé par une baisse de 4% des recettes fiscales par rapport à 2003. “Une résultante directe du démantèlement tarifaire”, explique l'étude. D'après l'administration des Douanes et Impôts directs, l'impact de l'accord d'association avec l'UE s'est traduit, à fin décembre 2003, par un manque à gagner pour le seul droit d'importation évalué à 2,3 milliards de DH. Naoufal BELGHAZI

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