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Economie

Conférence OMT à Tanger
Le tourisme mondial se porte bien

Par L'Economiste | Edition N°:2314 Le 07/07/2006 | Partager

. La reprise des activités se confirme à l’échelle internationale . L’Afrique se positionne lentement mais sûrement Le secteur du tourisme et des voyages de loisirs serait en excellente santé, selon l’Organisation mondiale du tourisme (OMT). Les chiffres sont là pour le vérifier. En 2005, le nombre d’arrivées au niveau mondial est estimé à 808 millions. L’augmentation nette se placerait ainsi à près de 45 millions d’arrivées, soit plus de 5% par rapport à 2004. La hausse fait suite à la spectaculaire montée qu’a connue le secteur en 2004 avec plus de 10% par rapport à l’année précédente. Le secteur se comporte ainsi de manière très forte par rapport aux turbulences que connaît le monde actuellement. «Malgré les crises, le secteur a résisté», indique Osmane Ndiaye, représentant régional de l’OMT pour l’Afrique lors d’un séminaire organisé à Tanger du 5 au 7 juillet. En effet, malgré tous les aléas des dernières années, le SARS, le terrorisme, la faiblesse de l’économie des pays émetteurs, la guerre en Irak et d’autres contraintes conjoncturelles, le tourisme n’a pas chuté. Au niveau mondial, c’est la France qui se place comme championne mondiale des arrivées avec 75 millions enregistrées en 2004. Elle est suivie par l’Espagne avec 53,6 millions et les Etats Unis avec 46,1 millions. A noter l’émergence d’un outsider, la Chine qui se place comme une nouvelle destination de choix. Au niveau des recettes, ce sont les Etats-Unis qui raflent la première place avec 74,5 milliards de dollars suivi de l’Espagne avec 45 milliards de dollars. La France, malgré la première place en nombre d’arrivées, doit se contenter d’une modeste troisième place avec 44 milliards de dollars. L’Afrique pour sa part se positionne lentement mais sûrement. Alors que le reste du monde affichait un résultat de croissance négatif pour 2003 avec 1,7% de moins par rapport à 2002, le continent noir atteignait un encourageant score de 4,1%. Pour 2005, la croissance a été de près du double de celle du reste du monde avec plus de 10% par rapport à 2004, selon les résultats préliminaires de l’OMT. Par contre, la part de l’Afrique reste assez faible dans le mouvement international des arrivées: 5%, soit 37 millions d’arrivées en 2005. Les raisons d’une telle situation sont le fait de l’intra-régionalité des déplacements, selon l’OMT. L’Europe championne des déplacements avec 55% des arrivées mondiales en 2005 ne reçoit que 11% d’arrivées en provenance d’autres régions, le reste c’est des arrivées en provenance de pays européens. Pour l’Afrique et le Moyen-Orient, la donne est différente avec seulement 40 et 44% respectivement des arrivées de pays de la même région. L’euphorie actuelle du secteur se base, selon le représentant régional de l’OMT, sur l’évolution du cadre légal des transports avec la libéralisation croissante du transport aérien et la prolifération des compagnies low-cost. En parallèle, l’apparition de nouvelles formes de commercialisation et de vente des voyages par le web, a plaidé dans le sens d’une reprise de l’activité touristique et de sa croissance actuelle. Ce qui fait dire à l’OMT que le tourisme a montré durant ces dernières années, «une extraordinaire faculté de résistance» aux aléas. Cet optimisme se reflète sur les perspectives d’avenir esquissées par l’Organisation mondiale du tourisme. Cette perspective d’optimisme de l’OMT se reflète dans les chiffres. Selon les prévisions de l’OMT, la croissance est au rendez vous, même si le rythme s’affaiblit légèrement. Pour 2010, l’Organisation place la barre des arrivées au dessus du milliard d’arrivées, pour dépasser le 1,6 milliard en 2020. Ce chiffre est calculé sur la base d’une croissance annuelle sur la période 1950-2020 de 4,1%, selon le scénario de l’organisation internationale. Il est basé sur une perspective de croissance mondiale soutenue sur les prochaines décennies et sur un développement plus conséquent des marchés émergents. Une diversification de l’offre qui se dévoile dès maintenant avec des pays comme la Chine ou l’Inde permettra de secouer la concurrence face à des créneaux ou des opportunités de niche. C’est le cas du sport, le golf en particulier, l’une des cartes que le Maroc entend faire jouer. La seule inconnue reste l’effet de la facture pétrolière sur le transport aérien. Un bémol dont l’effet sera plus poussé au niveau des compagnies aériennes des pays émergents. Ali ABJIOU

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