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    Concession RED: Signature le 7 avril

    Par L'Economiste | Edition N°:324 Le 02/04/1998 | Partager

    Hay Riad-Agdal et Hassane, deux communes contrôlées par l'USFP, ont demandé l'arbitrage du Premier ministre. L'investissement est estimé à près de 14 milliards de DH sur une période de 30 ans.


    Les Communes d'Agdal-Riyad et Hassan de Rabat ont tapé très haut. Elles ont, par courrier, saisi M. Abderrahmane Youssoufi, Premier ministre. Objectif: solliciter son arbitrage dans le projet de convention de la gestion déléguée des services de distribution d'électricité, d'eau potable et d'assainissement liquide de Rabat. Une correspondance similaire aurait été adressée au ministre de l'Intérieur. En attendant, le rendez-vous pour la signature de cette convention est pris pour le 7 avril.
    Une source proche du dossier explique que «l'arbitrage du Premier ministre ira dans le sens du dialogue en vue de trouver une issue convenable pour l'ensemble des protagonistes». La même source rappelle que les deux communes ne contestent pas le principe de la concession, ni les entreprises bénéficiaires. Ce qu'elles récusent, c'est la procédure du fait accompli. En outre, la situation est délicate dans la mesure où l'arbitrage a été demandé tardivement, bien après le vote du Conseil de la Communauté (5 mars dernier) qui a donné le feu vert à son président pour négocier et finaliser le contrat. En outre, M. Abderrahmane Youssoufi tranchera en tant que Premier ministre, «loin des considérations partisanes». Derrière cette formule se profile la détermination de la Primature de ne pas tenir compte de l'appartenance politique des deux communes (USFP) et ne pas entrer dans un bras de fer avec le Ministère de tutelle des collectivités locales. En revanche, «la sauvegarde des relations avec les pays amis seront à coup sûr prise en compte», indique la même source. Il est à rappeler que l'offre de la gestion déléguée provient du groupement composé des sociétés Urbaser, filiale de l'Espagnole Dragados, Electricité du Portugal, Pleiade et Alborada.

    Besoin pressant


    En fait, les communes qui sont montées au créneau réclament le retour au statut antérieur: une commission, semblable à celle créée en mai 1996, présidée par M. Khalid Alioua, alors président du Conseil Préfectoral. Elle devra comprendre, non seulement la RED, le Ministère de l'Intérieur, mais aussi les communes. «L'implication de ces dernières est une nécessité, puisqu'il s'agit de concéder leur patrimoine», rappelle un élu. Sur le terrain, le délégataire rencontrera des difficultés avec ces communes qui n'auraient pas adhéré à la gestion déléguée, ajoute-t-il.
    Pour les promoteurs de la concession, les deux communes contestataires sont «suréquipées» en réseau d'assainissement liquide, contrairement aux autres. «Le besoin d'équipement en la matière est pressant, personne ne le conteste», affirme un élu. «La RED n'a pas été capable d'un tel engagement, les communes encore moins», souligne un expert ayant participé à la négociation du contrat. Dans cette optique, «l'offre du groupement hispano-portugais est présentée comme une chance inouïe». En effet, le projet prévoit un volume global de l'investissement sur les 30 ans de la hauteur de 13,747 milliards de DH, dont 3,757 milliards pour l'eau, 4,3 milliards pour l'électricité et 5,8 milliards pour l'assainissement liquide. Selon l'article 37 de la Convention, le programme d'investissement doit couvrir les besoins de l'agglomération en matière de curage, de réhabilitation et d'extension des réseaux. Le rejet par émissaire en mer et le traitement des eaux usées pour leur réutilisation en agriculture sont également prévus.

    D'ailleurs, des quartiers entiers de la capitale ne disposent pas de réseau d'assainissement. Souissi en fait partie. En outre, la question ne se limite pas à la capitale. D'autres collectivités locales ont formulé leur souhait d'intégrer le projet de concession. La convention intéresse donc les Communautés Urbaines de Rabat, Salé et Témara, les communes urbaines de Skhirat et Bouznika, les communes rurales de Sidi Bouknadel, S'houl, Aïn Atiq, Sebbah, Maers El Kheir, Sidi Yahya Zaïr et Cherrat.
    Selon l'article 20 de la Convention, les actionnaires fondateurs de la société marocaine, délégataire de la gestion des services délégués, s'engagent à souscrire intégralement le capital de la société à hauteur de 400 millions de DH libéré du tiers au minimum à la date d'entrée en vigueur de la gestion déléguée.

    Mohamed CHAOUI

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