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Entreprises

Cinq courtiers préparent leur fusion

Par L'Economiste | Edition N°:324 Le 02/04/1998 | Partager

Déjà constituées en groupement d'intérêt, cinq sociétés de courtage en assurance ambitionnent de fusionner. Objectif: mettre en commun leurs atouts et compétences pour tirer parti des nouvelles donnes du marché.


LA libéralisation du secteur des assurances ne va pas faire que des heureux. Il faudra donc s'y préparer. Les intermédiaires d'assurances s'attendent à une exacerbation de la concurrence avec l'entrée en vigueur de la déréglementation des tarifs. Cette déréglementation, qui interviendra sur toutes les branches d'assurance, AT, automobile, incendie et maritime, entraînera aussi la libéralisation des taux de commissionnement des inter-médiaires, d'où l'intérêt pour les courtiers de trouver des moyens pour tirer parti des nouvelles donnes du marché.
Le projet de cinq cabinets de courtage, "La Sécurité", la SADAS, la SCCA, l'AGEC et l'ACI, de fusionner en une seule entité peut être considéré à cet égard comme une première préparation aux rudes lois de la concurrence.

Structures normalisées


L'objectif à terme pour les cinq cabinets est de former une seule entité aux structures normalisées. "Cet objectif pourrait se concrétiser au cours de l'année 1999. Néanmoins, il faut souligner que le délai ainsi fixé n'est strictement pas obligatoire. En fait, la fusion de nos cinq cabinets dépendra avant tout de la réalisation de nos objectifs. Elle pourrait donc intervenir avant ou après le délai fixé," précise M. Jaouad Benouna, directeur général de "La Sécurité".
Même si l'idée germait depuis longtemps, le démarrage du projet de fusion n'a commencé qu'en mars 1997. Les cabinets s'étaient alors constitués en groupement d'intérêt. A l'origine, trois courtiers seulement. Les deux autres, séduits par l'idée, ont rejoint le regroupement en cours de route.
C'est bien connu, "l'union fait la force", et dans ce cas précis, l'union des cinq cabinets répond à plusieurs objectifs. D'abord, il s'agit de mettre en commun les expériences professionnelles pour renforcer les compétences des uns et des autres. En outre, les efforts fournis par chaque cabinet seraient optimisés par la dynamique de synergie ainsi créée. Il s'agit ensuite de renforcer les relations des cabinets concernés avec leurs principaux partenaires, les compagnies d'assurances. Les deux parties devront tirer avantage du projet. D'une part, les compagnies d'assurances se trouveront en face d'un interlocuteur unique, ce qui simplifiera leurs procédures administratives. D'autre part, les courtiers regroupés développeront leurs portefeuilles, ce qui leur permettra de renforcer leur capacité de négociation. Troisième raison invoquée, l'échange d'informations techniques et commerciales. En effet, la qualité de l'information étant primordiale lors de la prise de risque, la fusion des cinq intermédiaires leur permettrait de mettre en commun les informations disparates dont ils disposent. Une meilleure vision devrait ainsi être rendue possible, ce qui les aidera à améliorer la qualité de service.

Enfin, l'uniformisation du système de gestion est aussi une des raisons primordiales derrière cette alliance. Cette uniformisation est censée engendrer d'importants gains de productivité et dégager des économies substantielles en termes de coûts de gestion et de frais fixes.
Pour M. Abdelaziz Lahlou Mimi, président délégué de la SCCA, le regroupement des cabinets en question pourrait servir d'exemple à d'autres initiatives dans le secteur. Selon lui, "le regroupement de plusieurs courtiers est dans l'intérêt de la profession. Il lui permettrait de mieux appréhender les aléas qui interviendront après la libéra-lisation du secteur", indique-t-il. Les petits cabinets risquent de disparaître. A cet effet, les scénarios de regroupement pourront être un atout considérable pour la mise à niveau des cabinets de courtage.

Ghassan KHABER

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