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    Economie

    Compensation: La réforme remise sine die?

    Par L'Economiste | Edition N°:2753 Le 10/04/2008 | Partager

    . Le gouvernement veut définir une vision globale de lutte contre la pauvreté. Qu’en est-il de la réforme annoncée pour l’été prochain?Y a-t-il urgence à réformer le système de subvention au Maroc? La question taraude désormais de nombreux observateurs. Au vu, bien sûr de la lourde charge que constituent les dépenses publiques au titre de la compensation et du soutien aux céréales et aliments de bétail. La facture risque, en effet, d’être lourde à supporter. Déjà, tous les plafonds prévus par la loi de Finances 2008 ont été crevés. Au point que les prévisions les plus optimistes tablent sur un montant dépassant les 3,3% du PIB actuel. Rien qu’au titre de la Caisse de compensation. S’y ajoutent donc les subventions distribuées par les autres intervenants. En tout, le cumul risque de frôler les 40% du budget d’investissement public. C’est donc un manque à gagner de taille pour la création des richesses et de l’emploi. Plus grave encore, la résorption de tout déficit de budget de compensation ou de soutien aux autres produits ne sera comblé qu’en grignotant sur les programmes d’investissement déjà arrêtés. . Le sujet est transversalEn témoigne la tendance toujours orientée à la hausse des produits pétroliers et autres matières premières de base. Pourtant, tout le monde est édifié sur la question: les populations les plus pauvres ne reçoivent que 10% du total des subventions. Qu’importe! «Le gouvernement veut définir une vision d’ensemble»: c’est le constat relevé par Mats Karlson, directeur du département Maghreb de la Banque mondiale et rapporté lors d’un point de presse tenu mardi à Rabat. L’occasion? Informer sur les conclusions des deux réunions tenues lundi et mardi derniers, tour à tour au niveau des experts et des ministères concernés par la protection sociale. Car le sujet est transversal, précise Karlson. Il concerne l’Agriculture, les Finances, la Santé, l’Education et les Affaires économiques et générales. Au menu, l’exposé de deux modèles de réforme menés au Mexique et en indonésie. (voir page 4). Selon Karlson, le gouvernement marocain est toujours en quête «d’éléments d’analyse et d’expérience pour développer une vision claire sur les réformes à engager». Deux directions apparemment distinctes sont explorées. La réforme du système de compensation dans l’objectif de mieux cibler les flux des ressources et la définition d’une stratégie de protection sociale efficace et plus équitable. Faut-il déduire qu’elles seront menées de pair? Autrement dit, reléguer aux calendes grecques la réforme de la Caisse de compensation annoncée pour l’été prochain? (www.leconomiste.com). Car, prise sous cet angle, la réforme du système de subvention et de protection sociale s’annonce laborieuse et de longue haleine. Pourtant, tout le monde convient de l’urgence de la réforme. Du moins de la Caisse de compensation, devenue, par les temps qui courent, un véritable gouffre. Il en est de même de la subvention accordée à la farine nationale de blé tendre que les professionnels réclament avec insistance tant ses effets pervers ont complètement déstabilisé le système de production des céréales.A. G.

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